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 forbidden grounds } tilem

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Âge : vingt-quatre ans que ça erre, vingt-quatre ans que ça court. on continue à se poser des questions. à se demander si on est vraiment humain. vingt-quatre ans que ça existe, vingt-quatre ans que ça fait semblant.
Occupation : opératrice 911. elle est le premier recours en cas de détresse. impassible face à la douleur et à la misère d'autrui, faut croire que c'était le job tout trouvé.
Côté coeur : elle connaît pas vraiment l'amour. elle l'a observé plusieurs fois, mais elle l'a jamais ressenti. faut dire qu'elle ressent pas grand chose. aimer autrui, ça lui semble pas naturel mais elle fait de son mieux pour imiter les gens. alors elle accepte les rencards et elle sourit aux autres, mais c'est qu'une couverture. comme d'habitude, c'est pas réel.
Quartier : east vista pour les loyers modestes et l'ambiance new age. east vista sans trop de raisons, sans trop d'amour parce qu'il fallait bien vivre quelque part. east vista un peu au hasard et on s'y fait, on s'y fera.

MessageSujet: forbidden grounds } tilem   Mer 6 Juin - 5:13


forbidden grounds
a little bit more is never enough
-- -- -- -- -- -- -- -- --
tes doigts sur ma peau
l’ivresse qui m’enivre
si je dois faiblir
je veux que tu disparaisses

la sensation désagréable d’avoir une boule dans l’estomac et un poids dans la gorge qui grossit, salem s’impatiente. assise dans un bordel dont elle est la seule responsable, elle ne sourit pas. de l’autre côté du mur, la rumeur légère des activités d’andrea résonne comme une douce clameur de fond. ce genre de cliquetis infime qui, d’ordinaire, la berce, aujourd’hui l’insupporte. depuis quelques temps, son univers ne tourne pas rond. son centre de gravité se déplace lentement et orbite autour des paradis perdus de night falls.
elle ne le supporte pas.
ça ne lui ressemble pas.
elle ne s’y fait pas.
mauvaise humeur qui en dit long. fausse colère qui parle d’elle-même. c’est la débâcle sentimentale. avant tout ça, avant lui ; la vulnérabilité ne lui avait jamais été familière. elle ne pliait pas. maintenant, elle se surprend parfois prise de pensées parasites, de désirs anormaux, d’envie maladive d’un autre. c’est la passion pour la vie de l’être ordinaire bien trop vite transformée en poison, des fulminations contre le sort, des majeurs levés à ces quelques sentiments étrangers comme une malédiction qui la gangrène.

à cœur perdu
je te ferai la guerre


le pire de tout, c’est le manque. c’est très mal décrit dans les livres d’ethnologie, c’est le genre de trucs qu’on apprend pas même quand on sait lire entre les lignes. le manque, c’est comme un tout petit fantôme perché sur l’épaule. c’est comme un petit diable logé au creux de l’oreille et qui murmure toutes ces choses qu’on a pas envie d’entendre. salem en a déjà vaincu des démons : ceux qui se tapissent dans son miroir et derrière le néant de ses yeux. mais ce diable-là, il ne part pas. ce diable-là, il a un nom et un visage et il ne la ferme jamais, sa grande gueule. salem soupire.
autour d’elle, des vêtements qui s’empilent. elle cherche quelque chose. pathétique méthode de diversion, ça ne suffit pas à tromper l’esprit, même pas à le distraire. mais dans son déni, elle s’entête et devenue tempête, elle retourne la chambre. fixée sur l’idée d’un oubli, elle se prépare à partir, elle souffle d’agacement pour ce qu’elle s’apprête à provoquer. y’a bien quelque chose qu’est pas là, un petit truc qui lui manque, mais ça sert à rien de faire semblant, tout le monde sait que c’est pas un vêtement.

là où tombe la nuit
et l’habitude de tes draps


debout devant la porte, sa propre présence ici l’agace. night falls est un trou noir dans lequel on se retrouve inéluctablement happé. elle est la sombre lumière de cette ville-étoile et du sillon de sa clarté, on ne que s’éprendre. terrible, sauvage et enivrante, telle est la veuve noire qui surplombe crescent heights. dans son sein infernal, elle embrasse les pauvres, les miséreux, les criminels et l’enfer tout entier aussi. et puis tim, le roi de tout ce qui s’fait pire.
salem frappe.
une fois.
deux fois.
trois fois.
beaucoup trop fort. beaucoup trop longtemps. agressive d’entrée de jeu, contre sa propre idiotie elle est prête à monter la garde. la porte s’ouvre comme un portail sur la géhenne et tim apparaît dans l’encadrure. les yeux dans les yeux l’espace d’un instant. un millième de seconde à la volée et c’est tout ce qu’elle lui laisse. sans un bonjour, sans un mot gentil, salem s’invite à l’intérieur. elle se glisse contre le chambranle et du bout des doigts, sans doute plus que nécessaire, elle repousse le madder pour se laisser passer. le lieu est familier, le visage qui la regarde aussi. le sentiment qui l’accompagne n’est pas le bienvenu. « j’ai laissé une veste ici. je veux la récupérer. » effort de froideur, pas la moindre amabilité et pourtant c’est bien elle qu’est venu titiller un peu le diable, c’est bien elle qui a plié le genou en premier. « je la récupère et je m’en vais. j’ai pas envie de rester là. » elle détourne pas le regard quand elle lui ment. parée d’une frêle fierté pitoyable, elle se croit forte salem.
elle se croit intouchable, salem.
faudrait pas qu’on l’attrape, salem.
c’est qu’elle comprend pas ces choses là, salem.
alors elle les évite. voilà ce qu’elle fait, salem.
et comme pour montrer qu’elle s’en fout, qu’elle ne tient qu’à ce bout de tissu qu’elle invente, elle fait mine de commencer à chercher. elle regarde par-ci, elle regarde par-là elle regarde partout mais surtout pas vers lui. « tu vas m’aider ou tu vas rester planté là? j’ai pas que ça à faire. »

montre les crocs
surtout si t’as peur.

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FEEL THE FURY CLOSING IN

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MessageSujet: Re: forbidden grounds } tilem   Mer 6 Juin - 13:38

Forbidden grounds

Le concept de rêve est clair pour un esprit éveillé. Mais y a aucun éveil pour le rêveur : pas de monde réel, pas de vision saine des choses. Ça doit être pour ça que j’ai l’impression tenace que l’cauchemar se termine jamais : j’suis un foutu rêveur.

J’claque la porte en furie, comme d’habitude. Le clebs de la voisine hurle en retour. Comme d’habitude. Je dégouline de transpiration ; les cheveux qui me collent au front et le tee-shirt à la peau. J’viens d’enquiller dix bornes pleine balle en essayant vainement de m’vider la tête. Depuis que le Sinners s’est trouvé réduit à l’état de cendres j’ai tout l’temps de vilaines pensées qui affleurent. J’voudrais pouvoir régler cette histoire à ma façon en cognant tout c’qui bouge. En éclatant des visages. En tuant l’responsable.
L’adrénaline me remplit le myocarde juste en m’imaginant tomber sur cet enfoiré de pyromane.
J’ai déjà des centaines de scénarios de tortures planifiés dans l’détail qui l’attendent.

Je souffle un bon coup et passe en trombe sous la douche. J’m’y éternise pas parce que c’est devenu un moment pénible : j’y suis seul avec moi-même. Et mes envies de meurtres. Et cette terrible sensation d’être à nouveau orphelin.
Le bar c’était pas que mon boulot. Pas que des heures de piquet à l’entrée ou des gueulantes contre les clients trop bourrés. Pas non plus que des filles à poil et des coups gratuits. C’était ma maison. Plus que ce minable deux pièces où j’zone comme un réfugié.

En sortant de la salle de bain je jette un coup d’œil circulaire au bordel sans nom qui constitue le paysage. Y a des papiers qui jonchent le sol accompagnés d’un nombre incalculable de mégots usagés et de cadavres de bouteilles. Sans parler des fringues qui semblent s’y être répandues au petit bonheur la chance.
J’m’avance sans conviction vers le canapé transformé en tranchée de guerre pour y choper un futal. J’hésite à enfiler le Tshirt juste en dessous mais y renonce rapidement en reniflant l’odeur qu’il dégage. Putain, faut vraiment que j’fasse quelque chose là.
Alors j’dégage juste l’espace qu’il faut afin d’y poser mes fesses et m’affale dans le divan.
Faut pas rêver : il est pas arrivé le jour où j’me motiverai à ramasser mes conneries.

La fumée soutenue de la weed m’enveloppe et vient former une brume persistante dans l’appart’. J’ai les yeux rivés au plafond depuis une demi-heure en attendant… quoi ? Qui ? Rien. Personne. Tout le gang est en deuil ou trop occupé à courir à droite à gauche pour s’enquérir de mes états d’âmes. J’ai bien essayé de joindre Jem mais il m’répond pas. Encore fourré en studio avec son connard de pote.
Faut que j’m’y fasse : j’suis seul.
Bref, j’fixe le vide – ou alors les fissures là-haut qui commencent à danser devant mes pupilles – quand des coups rapides sur le battant de ma porte me font sursauter. Je grogne en me levant, déjà en train de regretter l’amère tranquillité, et finis par ouvrir.
Ses yeux amochent les miens tandis qu’un pâle fantôme de sourire vient immédiatement s’exhiber sur mes lèvres.
C’est comme une étincelle.
Salem.

Elle déboule en reine. Pas de salutation ou de quelconque politesse, juste des constats terriblement banals. Délibérément ennuyeux. J’referme derrière elle presque avec douceur : le piège doit toujours être amorcé délicatement. Le ton que j’emploie en revanche est clairement hargneux, en écho au sien.
« Ouais, salut aussi. Tu sais qu’normalement les gens préviennent plutôt que d’s’incruster ? »
Je parle dans l’vide. Elle est déjà en train de retourner le chaos qui règne, comme si elle allait réussir à retrouver quoi que ce soit là-dedans. J’la regarde s’affairer avec sa silhouette de danseuse trop frêle et sa crinière coupée court. Chaque geste bourdonne d’exaspération contenue. De dédain violent. Sans parler des phrases mécaniques qu’elle me balance à la gueule.
Ça m’gonfle direct.
« Tu viens d’rentrer ici toute seule nan ? Donc t’as qu’à continuer sur ta lancée et t’démerder ma grande. »
Sale gosse jusqu’au bout des nerfs malmenés,  j’lui passe devant pour retrouver ma place sur le canap’. J’en profite pour l’effleurer en réduisant indécemment nos distances, juste le temps que son shampoing à la lavande me frappe les sinus.
L’cœur loupe un ou deux battements avant de repartir en galop forcené.
Merde.
« T’aurais pu oublier ta p’tite culotte. Là j’aurais p’t’être fait l’effort de t’aider. »
J’lance ça avec désinvolture, le joint tout nouvellement rougeoyant au bec et les pieds qui s’échouent sur la table basse en lui barrant le passage.




_________________


J'ai du mal à m'sentir vivre sans m'surpasser
Cerveau cassé, il me manque une case
Les freins lâchés, j'ai foncé dans l'décor
Rien d'grave, j'ai juste un peu de sang sur l'casque

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MessageSujet: Re: forbidden grounds } tilem   Mer 6 Juin - 17:09


forbidden grounds
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il a l’audace de lui sourire et le pire c’est qu’elle aurait presque envie de lui rendre. c’est l’ombre d’un sentiment satisfait qui passe flottant sur son visage mais les paroles qui s’échappent de ses lèvres sont acerbes, parées d’inflexions d’aigreur miroir à celles de salem. elle ne le regarde pas quand il ouvre la bouche, feignant l’indifférence, déjà occupée à autre chose. pourtant, même cachée derrière son apathie, elle boit ses mots quoi qu’ils puissent raconter. elle se régale de sa voix ; celle du téléphone. la voix qu’elle a entendu des dizaines de fois avec de pouvoir de lui donner un corps. la voix d’un petit con au caractère de merde.
la voix de tim.
la voix de tim.
il se plaint de son arrivée à l’improviste, lui rappelle les règles basiques de savoir-vivre mais c’est rien de la salive gâchée. entre deux fringues sales jetées par terre et des mégots écartées, elle signe vaguement de la main son désintérêt. la normalité, la bienséance et toutes ces conneries, c’est déjà très peu pour salem. et pire encore si c’est pour faire bonne figure auprès de tim : plutôt crever.

pas envie de partir
mais j’veux surtout pas rester


elle sent ses yeux dans son dos qui la découpe d’un regard en acier. des yeux toujours plein d’une arrogance caractéristique, des yeux qui suintent l’insolence et la confiance en soi. des yeux qu’elles se stupéfait à apprécier par moment, mais qu’elle exècre aujourd’hui. sans grande surprise, il lui refuse son aide dans la recherche de sa convoitise imaginaire. d’une remarque impudente, il balaie la requête. « tu sers à rien. » c’est ce qu’elle marmonne pleine de venin pour le simple amour de la provoc. puis toujours sans vraiment lui prêter attention, salem devine l’expression à la fois agacée et hardi qu’il affiche probablement. ça ne fait qu’ajouter à sa mauvaise humeur. mais quand il se rapproche ; et quand il l’effleure, elle se sent faiblir dans sa colère. et même si ça ne dure qu’un instant, que le temps d’un battement de loupé juste là dans la poitrine entre les palpitations déraisonnées d’ce foutu cœur, ça suffit à la déstabiliser. juste un peu. juste assez. elle a pas vraiment l’habitude de c’genre de réactions : celles qu’ont les personnages à la télé ou ceux dans les livres. le genre d’émotions qui ne touchent que les gens normaux, ceux avec toutes les cases fonctionnelles dans leur tête ; qui ne touchaient que les gens normaux.

on m’disait que ça n’arrivait qu’aux autres

il se repose sur le meuble à demi-mort qui lui sert de canap’, un joint entre les lèvres, les pieds comme un barrage posés sur la table, grand prince de son royaume de poussière. le désordre ne le perturbe même pas, il y est comme dans son élément. et si on le regarde suffisamment longtemps, assis là comme un insouciant dans sa jungle, on en oublierait le bordel à chaque coin de chaque pièce, on en oublierait les lézardes sillonnant le plafond en formes abstraites uniques, on en oublierait le monde tout entier. enfin, quelqu’un d’autre peut-être, mais pas salem. hors de question de se faire prendre à ce jeu. « j’ai l’air d’être d’humeur pour tes conneries? » elle lâche ,véhémente, répondant à la remarque salace de tim. question piège sans doute, salem n’a jamais vraiment l’air d’humeur. caustique comme deuxième nature, elle ne montre les dents que pour mordre ; ne sourit que pour se moquer. alors quand il provoque, elle réplique coup sur coup et malgré son désir de rendre la pareille, de l’allumer à lui en brûler la peau, elle ne montre qu’un visage acariâtre. « pousse-toi. » elle dégage ses jambes qui la gênent pour passer de l’autre côté. elle ose un coup d’œil plus long en enjambant son corps et remarque juste alors qu’il ne porte pas de t-shirt. tout juste sorti de la douche, les cheveux encore un peu mouillés, il sent bon le savon. salem insiste trop longtemps dans son regard et se maudit pour son inattendu sursaut de désir. machinalement, elle se mordille l’intérieur de la lèvre inférieure ; geste qu’elle répète trop souvent pour qu’il ne devienne pas évident. levant les yeux au ciel, avide de détourner l’attention, elle prétend de nouveau s’affairer à autre chose. mais la recherche est vaine, l’appartement est bien trop bordélique. le désordre la dérange. elle s’en agace. « c’est dégueulasse ici. » qu’elle fulmine. et dans son élan, elle déloge la bâton de bonheur des lèvres de tim et l’écrase dans le premier cendrier présent. elle veut qu’il s’énerve, qu’il soit deux à se faire la guerre, que chaque insulte lui soit retournée. « ça t’arracherait la gueule de nettoyer de temps en temps? de toute façon maintenant que le sinner a brûlé, tu dois avoir suffisamment de temps libre pour passer le balai. » c’est tout de suite le sujet qui fâche. salem dépourvue de moyens face à l’inconnu, y’a que le poison pour se défendre. qu’il se mette en colère, qu’il hurle alors. d’une certaine façon un peu perverse, elle se plait à le voir criser, à le voir perdre sa nonchalance à cause d’elle.

je voudrai te dévorer à pleine dents.

« pourquoi t’es là d’abord? t’as pas des cendres à aller ramasser ? tu dois sûrement avoir mieux à faire que d’comater ici à regarder le plafond se fissurer. » appuyer là où ça fait mal dans un espoir de lui faire prendre la fuite. c’est pour mettre de l’ordre dans les choses, remettre le monde à l’endroit. avant, l’problème, c’était l’myocarde léthargique. maintenant l’problème, c’est l’myocarde qui panique. et c’est lassant d’osciller entre monstre et tendresse. l’un pour pas sombrer, l’autre pour pas le perdre. mais c’est le pari, le jeu qu’ils se sont lancés et salem est si mauvaise perdante.

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