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 he had it coming / deva&mila&cash

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MessageSujet: he had it coming / deva&mila&cash   Mar 12 Juin - 19:30

la folie de l’âge, ou peut-être celle de l’égo qui pense pouvoir tout contrôler. qui pense bêtement que tout va bien. abruti, il y croit dur comme fer. même quand tout s’effondre. même quand il ne reste que lui au beau milieu de l’océan noir, il persiste. ne se laisse pas tomber, ne se désigne pas perdant. jamais. il garde la tête haute, le torse bombé d’une fierté qui ne s’en ira jamais vraiment. préfère mettre des oeillères sur ce qui l’effraie, ne l’intéresse pas. oui, tout va bien. c’est ce qu’il se répète quand, fou, il dévale les rues. lassé de mettre des coups pour soulager une colère qui ne s’en va pas. et quand rien ne va avec l’une, il croit pouvoir oublier avec une autre. idiot. ce soir c’est là-bas qu’il s’en va, à la recherche de quelque chose qu’il ne peut avoir que lorsqu’il est près d’elle. l’insouciance. un voile de fumée pour bien cacher la vérité. ce soir, par chance, elle n’a pas vraiment d’importance. elle n’en a jamais vraiment. quelqu’un ici m’a promis un verre, tu crois que c'est possible ? et il adore ça, provoquer l’étonnement et voir la surprise sur son visage qui s’éclaire. exactement ce qu’il était venu chercher. il se pavane déjà devant elle, le grand méchant loup dans la bergerie. elle tient bien le rôle de l’agneau deva, elle batifole de tous les côtés, chantonne, les verres à la main, elle manque presque toujours de les renverser. elle papillonne, avec tous ces gars qui rêveraient d’en avoir une comme elle, assez naïve pour fermer les yeux sur tout le reste. et c’est l’ironie qui le prend, juste là, un sourire un peu plus amer quand il s’installe à une table. il devrait pas cash, jouer avec le danger, franchir les interdits. il adore ça au fond, l’urgence au fond des tripes, la témérité qui fait braver tout ce qu’il s’interdit de faire normalement. mais qu’est-ce qu’il y peut lui, c’est rien d’autre qu’un homme. ce soir il défie presque le monde de poser les yeux sur lui. sur elle. sur eux. ce soir il s’en fout. qu’elle découvre tout. il devrait pas. il croit rêver quand il aperçoit sa silhouette à travers la fenêtre donnant sur la rue. même dans le noir il serait capable de la reconnaître, mila, elle a les courbes qui lui font tourner la tête, l’assurance semblable à la sienne. coup du karma qui lui retombe dessus, il s’en fichait quelques secondes avant, il regrette instantanément. elle pousse la porte et il bondit, s’en va à sa rencontre sans se parer d’une seule banalité. qu’est-ce que tu fais là ? il a les yeux fous qui cherchent en vain la moindre explication. il lui saute dessus à peine est-elle entrée pour contrecarrer la bourrasque de panique qui lui gèle les neurones. sur le moment, il ne peut pas penser assez vite. encore moins trouver une excuse pour filer en vitesse. demi-tour, on s’casse. les doigts fermés autour de son bras déjà, il la force déjà vers la sortie. barrage de son corps, il a la voix qui agresse, les yeux noirs qui fulminent. il ne lui laisse pas le temps de réfléchir. s’il s’arrête, c’est l’occasion de lui laisser l’occasion de protester, pire encore, de s’rendre compte. vilain garçon, il cache derrière lui sûrement la seule chose qui viendra à sa fin. putain, cash, t’es vraiment trop con.
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MessageSujet: Re: he had it coming / deva&mila&cash   Lun 18 Juin - 14:29

Les nuits sans réel sommeil qui s’accumulent sous les globes oculaires, grignotent dangereusement les nerfs et titillent la sanité d’un bout de doigt joueur. Elle se sent funambule au bord du gouffre, à deux doigts de trébucher pour finir enveloppée dans les ténèbres de sa conscience nébuleuse. Entre les parois de son crâne, c’est un joyeux bordel qui joue ses notes dissonantes dès que les paupières s’épousent et qu’il n’y a plus aucune lumière pour évaporer la vision cauchemardesque. Cauchemardesque, mais tracée à l’encre rougeâtre de la réalité : le visage étiré par le trépas de l’homme, pupilles bouffées par un void envoûtant et la mâchoire encore sévère. Puis la valse endiablée des flammes qui tranchent au milieu de l’obscurité épaisse de la forêt qui serait son tombeau de fortune, ordure retournée rejoindre ses semblables sous un manteau de cendres. La scène se rejoue trop souvent, vibrante de réalisme, à en arracher le coeur au bord des lèvres. Juste assez traumatisante pour que Mila préfère meubler les nuits plus que nécessaire, tout ce qu’il faut pour ne pas avoir à s’écorcher à nouveau dans cette lutte contre les souvenirs toxiques. L’oubli lui offre un semblant d’eden, bout de paradis pas encore ravagé par la violence et les regrets amers qui inondent la langue. Elle s’y agrippe pendant une poignée de jours, une pitoyable semaine, jusqu’à ce que les nerfs semblent définitivement et que les autres démons ressurgissent à la surface. Juste comme les miasmes qui suintent des caniveaux, le retour de bâton est presque doublement plus violent. Collision brutale entre une réalité atrophiée du bout de ses ongles débutants à l’art de camoufler les émotions, et la réalisation que de planquer la pourriture sous le tapis n’est pas suffisant pour en noyer les relents. Alors Mila perce finalement sa bulle, décide de se laisser porter par le courant et confronter son compagnon d’infortune aux phalanges encore plus écarlates que les siennes. Et même sans avoir la moindre connaissance tangible de sa nouvelle vie pour retrouver sa trace, elle sait Nikos éternellement enchaîné au Roaring Lion même après les années. La destination s’impose d’elle-même sous ses talons ironiquement maculés d’un carmin sanguinolent, démarche peut-être juste trop empressée pour ne pas s’offrir le luxe de faire demi-tour et retourner se murer dans l’ignorance et le silence radio total. Pourtant, alors que ses doigts se sont à peine décollés de la porte qu’elle vient tout juste d’enfoncer, c’est un autre fantôme qui se découpe au milieu de son champ de vision. Cash. Et sa question piquée à la panique qui la foudroie sans que ses lèvres ne soient parvenues à choisir les bons mots à lui offrir, emboîtés par l’ordre qui termine de lui arracher une expression d’incompréhension. Venue voir quelqu’un qui n’est pas toi. J'pourrais te poser la même question. Le retour à la réalité est violent, ramené par la tempête Cash et tous les échos des derniers mots qu’il lui a offerts.  C'est quoi ton soucis? Lâche-moi. Les mots sont sifflés d’une mâchoire enserrée, alors que la main s’accroche doucement à son poignet pour tenter de briser l’étreinte qu’il lui impose en la précipitant vers la sortie. C’est les tumultes claquant au creux de ses pupilles à lui qui l’interpellent, alors qu’elle parvient finalement à s’extirper de son contact d’un coup d’épaule. Distance glissée par quelques pas entre eux, et le regard éludé vers la salle qui se dépose vers le bar où elle termine sa trajectoire. Tu sais si ton patron est là? Léger sourire pour mimiquer la courtoisie qui lui dévale les lèvres en s’adressant à la brune campée derrière le comptoir.  
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MessageSujet: Re: he had it coming / deva&mila&cash   Mer 20 Juin - 12:01

Sourire vissé à ses lèvres, deva dans son élément, jamais aussi détendue que dans le coup de feu du soir, au milieu d'un groupuscule connu qui l'appelle par son prénom comme si elle était amie. Jamais perturbée par les remarques désobligeantes ou les mains mal placées, ravie de jouer les reines à accorder son attention à qui elle le voudra, attrapant les pourboires plus vite qu'elle ne sert les verres, souvent occupée à parler trop longtemps à n'importe qui – et parler de n'importe quoi – déjà dans l'euphorie de l'instant quand cash apparaît, parvenant encore à monter d'un cran dans sa stupide joie née au creux des intérêts fugaces qu'on lui porte. Et il n'y a pas plus éphémère que ses visites à lui, disséminées au compte-goutte comme s'il craignait qu'elle ne devienne accroc, ou en sachant justement qu'elle l'est déjà trop. pour si peu. « ça peut se faire, je te l'apporte. » docile, remercié d'un sourire quand il s'éloigne déjà et elle s'empresserait bien de le lui emmener si elle avait pas d'autres clients à servir, slalome entre les verres et les gens, des minutes trop longues mais cash toujours dans sa vision périphérique quand elle ne fait rien de moins qu'être son satellite, à lui tourner autour. Impossible d'échapper à la vision de sa silhouette qui se rue trop vite vers la sortie, le sourire qui se fane quand son regard s'attarde sur la scène, curieuse. Essaye de relier les visages et les informations, douée pour voir ce qu'elle désire et occulter les vérités douloureuses. Une idée sournoise qui s'immisce dans son esprit qu'elle chasse à renfort d'espoirs bâtis comme une réalité rêvée. deva qui ne croit que ce qu'elle veut voir, rejoignant sagement l'arrière de son comptoir, paré d'un sourire trouvé et l'oeil qui oscille entre le mec sur le tabouret et celui de l'autre côté de la vitre, puis  reporte son attention sur le verre qu'elle sert, comme prise en faute lorsque la silhouette gracile s'approche de son comptoir. Ose redresser la tête, un sourcil arqué jaugeant les lignes douces qu'elle arbore et l'aura vénéneuse qui s'en dégage, sans savoir elle la ressent ou si elle existe vraiment. « bonjour » détache les lettres avec minutie, comme si elle prenait le temps de lui apprendre un mot qu'elle n'a pas encore dans son vocabulaire, ses sourcils froncés sous le coup de la suspicion, sans savoir si, ce qu'elle craint – quoique ça puisse être – tend vers nikos ou vers cash. Ou peut-être dans cette sensation d'être minuscule face à l'aura hautaine qui lui fait face, voudrait dresser haut le menton mais se retrouve coincé dans son corps maladroit. « non, pas aujourd'hui. » sans doute pas demain, le planning n'est pas fixe et nikos se fait volage. Elle se serait volontiers attardée sur les raisons qui l'amène ici pour le trouver, en d'autres circonstances proposerait de lui transmettre un message mais son regard ne cesse de glisser de l'un à l'autre et son esprit est trop occupé à faire des conjectures sans fondement, se rassure avec des inventions, repère une teinte de cheveux qui pourraient se ressembler, un faux air de famille inventé. « j'savais pas que cash avait une sœur, il m'a jamais parlé de toi. » et elle sait. elle sait que ses mots n'ont de sens que pour une partie d'elle-même qui se complaît dans l'ignorance mais elle sourit quand même, comme si elle jouait cette scène qu'elle s'imagine et qui n'existera jamais. celle ou tout va bien et rien n'est en train de s'effondrer, surtout pas les murs de son esprit déjà en bordel.
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MessageSujet: Re: he had it coming / deva&mila&cash   Mer 4 Juil - 16:01

les nerfs en bataille lui jouent des tours. pointe de stress soudaine quand il voit mila passer la porte, quand il la voit entrer dans un lieu où lui-même ne devrait pas être. elle non plus. pas avec elle. il observe tour à tour les deux silhouettes du coin de l’oeil, imagine déjà la rencontre désastreuse. crash collatéral. il n’y aura pas de survivant. trop tard déjà pour se sentir idiot, il aura toute la vie pour ça. à l’instant présent il doit éviter mila et deva de se rencontrer, de s’échanger même un regard. il est certain qu’elles pourraient le voir, le lire sur son visage, qu’il a fait le con et qu’il le ferait sûrement encore, si l’occasion se présentait. abruti incapable de se retenir, le cerveau dans le pantalon plutôt qu’ailleurs. mais c’est pas vraiment le manque qui l’a conduit jusqu’à deva, et il regrette déjà d’avoir mis un pied ici. comme si sa seule présence pouvait décider du sort du reste du monde. ce soir y a un monde qui s’écroule ouais, le sien. le reste, lui, survivra. ce sera y a des vérités qui tombent, il est pas prêt. il le s’ra jamais. à la place, rien qu’une animosité qui trahit la nervosité, rien qu’une haine qui longe les veines jusqu’au palpitant qui signeront sa fin. qu’est-ce que tu lui veux ? il a l’égo du mec bafoué. du mec jaloux à qui on aurait menti. comme s’il avait le droit. comme si c’était honnête. connard. il a la main qui serre le poignet jusqu’à ce qu’elle s’en retire. évidemment qu’il aurait dû y penser. c’est pas lui qu’elle vient voir, c’est pas un bar au hasard. y a le nom d’un ex qui revient en mémoire et la haine du mec qui soudain ça intéresse. il a les pensées qui s’emmêlent, cash, trop peu habitué à devoir rassembler les pièces du puzzle lui-même. il tente, vaguement, d’y parvenir, arrive à des fins qui n’existent pas. ou bien que dans sa tête. il lui barre la route, s’interpose entre elle et le comptoir. cache deva de sa posture comme si elle disparaîtrait dans son dos s’il se tenait là assez longtemps. on peut pas discuter dehors ? c’est trop animal encore une fois, trop agressif pour vraiment être sincère, pour vraiment en avoir envie. comme s’il irait s’excuser dehors, mettre fin à leur temps mort. agiter le drapeau blanc, réconciliation qui n’aurait pas besoin de connaître la suite, ce qu’il se passe à l’intérieur. mila n’a pas besoin de savoir. deva non plus n’a pas besoin de savoir, toutes les deux d’un côté de sa carcasse qui fait barrage. et il croit encore y arriver, l’abruti. la force de sa volonté les fera faire demi-tour, et ils s’en iront. et le double jeu continuera, expliqué maladroitement par une perte de contrôle momentanée, ou n’importe quelle autre excuse trouvée sur le moment. il s’en persuade lui-même, tente de reprendre le contrôle. mais c’était sans compter sur mila, dont le regard contourne l’épaule qui lui fait blocage, pour entamer la conversation. c’était sans compter sur deva, toujours trop enthousiaste, pour se questionner sur tout. voilà qu’elles se parlent. voilà qu’elles échangent, l’une avec l’autre, avec cash coincé entre les deux. et il aimerait couper court à la conversation pour emporter mila de force vers l’extérieur. il aimerait demander à deva d’aller servir les autres clients pour qu’elle cesse enfin de parler. il envisage un instant d’se barrer comme le pire des lâches et de les laisser découvrir la supercherie d’elles-mêmes. mais il ne fait rien. pas dans les temps en tout cas, le cerveau bugué par toutes les possibilités qui ne mènent qu’à un résultat : celui qu’il ne veut pas. il y réfléchit encore une seconde, mais c’est déjà trop tard. il a tous les muscles qui se raidissent quand la question qu’il redoutait franchit les lèvres de deva. et là, il comprend. c’est fini pour lui. il est déjà sur la pente glissante, impossible de revenir en arrière. il a pourtant un regard compatissant par-dessus l’épaule pour deva, comme s’il cessait soudainement de faire barrage entre les deux. comme si elles avaient déjà compris elles aussi. il est presque sûr que mila a déjà le filon, qu’elle va gratter jusqu’à y trouver la moisissure. le truc qui le fera déchanter. quelques secondes à peine et ce sera bon. mila - il tente quand même par réflexe, l'connard qui veut s'en sortir par tous les moyens. un regard pour elle maintenant, comme pour tenter de la dissuader. une demande. un avertissement. une menace. une prière, peut-être. comme si ça valait la peine. game over, cash. il sait bien, il est déjà foutu.
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MessageSujet: Re: he had it coming / deva&mila&cash   Jeu 12 Juil - 8:06

Elle les entends déjà, les premiers craquement de l’apocalypse qui commence à zébrer la voie lactée. Dehors les cieux commencent presque à couler, se charger des même teintes qui bouillonnent au creux du regard de Cash. Un kaléidoscope éclaté de d’angoisse diluée à des soupçons d’hostilité mal digérée. La nervosité lui emmure le visage, tord chaque recoin d’épiderme que son regard effleure, oeil percé par une incompréhension qui commence à éclore dans les entrailles. Sa silhouette coincée, barrière pas même masquée glissée entre elle et la serveuse de l’autre côté du bar. A la frontière entre deux mondes dont elle ne soupçonnait pas même l’existence, la crash semble pourtant imminent une fois que ses mots zappent effrontément Cash et son invitation silencieuse à s’abstenir. L’erreur lui est fatale. La confirmation de l’absence de Nikos aurait sonné le dénouement, mais c’est sa silhouette tendue et les mots étrangement aiguisés qui sifflent contre son palet qui allument la sonnette d’alarme. Renfloue un peu plus le brasier à large goulées d’air de sa propre rancoeur lui pourrissant encore les veines, et l’envie pernicieuse de gratter là où elle a l’impression vicieuse de découvrir le butin. Ou une malédiction, mais c’est la curiosité qui l’emporte. Les pupilles glissent de l’un à l’autre, coulent le long des deux visages comme pour y écailler les mensonges et faire scintiller la vérité crade qui est enfouie dans leur affiliation. Même si elle a déjà tous les échos qui hurlent dans le crâne, et l’esprit qui additionne déjà les fragments pour reconstituer l’ignoble réponse. Goût rance qui inonde la bouche à son ultime tentative de la faire partir, se heurte à sa main qu’elle hisse devant son visage en sentence silencieuse : c’est le silence qu’elle lui intime sans prendre la peine d’entrouvrir les lèvres. Le regard est toujours planté nerveusement sur le visage de la brune, l’étudie à travers des paupières sensiblement plissées pour n’en louper aucune aspérité, aucun grain de peau. Etude religieuse de ce qui malgré des couleurs de paradis doux commence à se ternir de l’ocre dégueulasse de tous ses pires songes. Elle semble juste là, sa chute, coincée entre ses deux pulpeuses qui se décollent une nouvelle fois pour enfoncer une nouvelle lame entre ses côtes. Une soeur. Toutes les pièces de ce qui ressemblait à un casse-tête sans solution commencent à se souder, ne faire qu’un tout, contrit dans sa vision où les deux silhouettes se mélangent. Pourtant l’occasion est trop belle pour l’assassiner à peine éclose de cette explosion qui commence à se nourrir sous sa poitrine, alors elle se pare d’un sourire dégoulinant d’une fausseté que seulement lui peut déceler. Elle lui en barbouille sans parcimonie la gueule, lui dessine toute l’étendue monstrueuse de la tempête qui menace de s’abattre sur sa carcasse tout en restant illisible pour l’autre. Tu comptais me présenter quand frangin? Le mot lui écorche les lèvres, elle jurerait presque sentir les effluves métalliques lui inonder la langue. La main devient potence affûtée qui se dépose autour des épaules de Cash, caricature grotesque d’une camaraderie qu’échangent les frères et soeurs. Mais surtout piqûre de rappel qu’il ferait mieux de ne pas bousiller l’illusion et se murer dans un mutisme total. Juste le bout des griffes qui dévore discrètement sa peau à travers la maille de son haut. C’est qui, ta petite copine secrète? Les mots, une fois arrachés de la gorge sonnent avec une clarté acide, elle bute légèrement sur l'appellation qu’elle pensait simplement réservée à elle. C’est le dégoût épais qui remonte des caniveaux, propulse le coeur au bord des lèvres alors qu’elle garde le regard dardé sur elle, happée par les nouvelles couleurs de ses songes. Y’a pas de honte à sortir avec une serveuse tu sais. Heureusement qu’elle est jolie. Elle est là, l’amertume tranchante. La jalousie radioactive qui éclabousse tout autour, et la pique articulée à demi-mot sous couvert d’un compliment qui lui scie la conscience.  
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MessageSujet: Re: he had it coming / deva&mila&cash   Mer 18 Juil - 6:01

Quelques secondes suspendues dans le temps auxquelles elle s'accroche de toutes ses forces puisqu'elles s'achèveront trop vite. D'ordinaire si douée pour forger des mondes où tout va bien elle sent pourtant avec une perception accrue cette réalité douloureuse qui menace d'entrer en collision avec ses espoirs, maintenant. Destruction annoncée. Cash déboulant trop vite, trop tard, son ombre dans le champ de vision qu'elle ne regarde même pas, pupilles fixées sur la brune élancée. Tout chez elle montre la vérité, celle qu'il a caché, celle qu'elle voudrait ne pas croire. Trouver, d'une pirouette, une explication insensée ou convaincante qui permettrait d'achever la scène avant la grande révélation. Rideau sur le final, persuadée qu'elle pourrait bien vivre comme ça : avec l'ombre de la vérité qu'on ne met jamais vraiment en lumière. Déjà trop tard quand cash tombe de son piédestal sans rien avouer mais ne laissant aucun doute. L'erreur des débutants, choisir, parler, c'est se trahir. mila, joli prénom, aveu monstrueux. Vérité laide ne tenant qu'au bout de ces quatre lettres qu'il prononce avec un élan de désespoir. Quatre lettre mais pas les siennes. Ça tient à si peu de chose. Deux syllabes et une déchirure dans l'âme.  Elle imaginait ça plus douloureux que l'accalmie soudaine qui tombe sur son esprit comme une chape de plomb. A mille lieux des tumultes que provoquent les explosions sentimentales des romans tragiques. « Deva. » la voix est calme, froide. A distance des flammes qui crépitent entre eux, deva se sent actrice oubliée de la scène. aucune main tendue, rien que le ton clair de celle laissée pour compte même dans cette réunion impromptue. Celle qu'on n'appelle pas, qu'on ne cite que par des mots hasardeux ou sur un air passif-agressif. Celle à qui on ne parle pas directement. Celle qui, une seconde, se replace dans le contexte, donne corps à sa propre vie puisqu'on l'oublie trop vite. « merci. » Pas vraiment piquée, deva jamais honteuse de remplir les verres pour les soûlards se contente d'une politesse exagérée pour un compliment qui n'en est pas un, fendu d'un sourire amer, elle, trouve l'ironie douce d'être jugée par celle qu'elle a trop souvent vu dans le coin, au détour des regards, coin d'ombre dans le lion. « il voulait le patron, mais la concurrence était rude. » Celle qui arrive ici au comptoir cherchant un autre que son copain avec l'abject audace de la prendre elle pour cible quand il semble que la moins décadente des trois ce soit elle. Ironie pour elle qui a pourtant trop l'habitude de s'éparpiller, focus tremblant sur un seul visage depuis trop longtemps, celui-là même qui finalement scarifie le cœur, harpie à son bras fière de cracher son venin. Elle aurait presque un élan d'empathie malvenue, besoin d'user de hargne pour rester droite quand deva l'imagine déjà courber, un peu fautive. Loin d'être blanche colombe. Elle fait l'erreur de le regarder, lui, cherchant le dernier espoir qui les sauverait du naufrage quand elle connaît déjà la sentence. Le goût de bile brûle sa bouche, reflux de colère enveloppé de douleur. Il lui semble soudain qu'ils sont bien mieux assortis ensemble que cash et elle, les mêmes manipulations dégueulasses et les mensonges enrobés d'assurance qui donnent l'impression qu'ils sont vérités. Coulé dans le même moule – pourri – qui en laisse émerger des corps en beauté et des âmes en charpies. C'est de l'eau dans ses poumons. Forcément de l'eau, ou peut-être du sang, puisqu'elle ne parvient plus a respirer. Elle sent l'air qui s'échappe mais ne revient pas, apnée couvrant le vrombissement de son esprit.   Avant même de s'en rendre compte, elle voit, sent le verre rempli quitter les doigts crispés qui l'ont tenu, l'envoyant valser droit sur le visage d'un coupable. Personnification d'une haine qui prend naissance dans ses tripes et menace de ne jamais s'éteindre. « ton verre. » frôlant la déraison, ni paix ni refuge dans son esprit entièrement accaparé par la trahison qui tourne en boucle. Le bruit du verre brisé ressemble aux éclats de sa conscience piétinée. Un grand fracas puis le silence, un goût d'hémoglobine dans la bouche qu'elle voudrait étaler sur eux. Parer les traîtres du rouge de la honte. « vous voulez boire autre chose ? » un grand verre d'arsenic, peut-être. Les emmener loin, six pieds sous terre, très loin de deva qui semble déjà dans la stratosphère.
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MessageSujet: Re: he had it coming / deva&mila&cash   Mer 1 Aoû - 4:43

tic. tac. le compte à rebours, cash l’entend très bien. la bombe qui s’apprête à exploser, pourtant encore contenue comme il faut. il sait pas encore pour combien de temps, mais il devine pas longtemps. ses minutes sont comptées, ça aussi il le sait. tendu comme un condamné à mort, il a les mâchoires serrées, il analyse tout avec une clairvoyance qui ne lui ressemble pas. il voit et elles savent. c’était comme ça que ça devait finir, non ? non. jamais comme ça. tout sauf comme ça. ça ne devait même jamais finir parce qu’il a longtemps échafaudé des plans pour que ça ne ne produise même jamais. tout autant qu’il a joué avec la flamme qui menaçait de tout embraser. et c’est pas lui qui s’immole. l’allumette est jetée sur le feu, tranquillement. crépitement du brasier qu’on ne nourrit pas, pas encore. mais il suffit d’un coup d’oeil sur les trois visages tirés, les pulsions nerveuses. et les regards qui cherchent, ne se heurtent qu’à des murs. incompréhension ou mensonge, sans doute peut-être un peu des deux. cash le premier, que la situation a bien vite rattrapé, dépassé. c’est sous l’eau qu’il est maintenant, complètement submergé, trop con d’avoir pensé qu’il pouvait gérer. qu’il serait celui qui s’en sortirait. aucun n’admet vraiment, tous gardent la face. masque de fierté pour éviter de s’emporter. désigné KO par avance, celui-là c’est simplement pas un combat qu’il peut remporter. tu crois vraiment que c’est le moment ? l’oeil fusillant pour mila, c’est pourtant pas lui qui devrait être en colère. mais il connaît mila et il connaît sa capacité à tout emporter avec elle sur son passage. la pierre et sa propre allumette, son brasier c’est elle toute seule qui le déclenche, laisse derrière elle l’incendie se propager quand elle s’en sort indemne - presque. et deva qui, de l’autre côté du bar, est bien plus sèche que d’ordinaire, sans doute la première fois qu’il la voit aussi tendue. il observe tour à tour les deux sans savoir laquelle des deux risque d’imploser la première. et puis soudain, comme s’il l’avait demandé, c’est le verre qui vole jusqu’à lui, menace de s’écraser de plein fouet sur son visage. il l’évite de peu, y a que le brisement du verre qu’il entend, et les morceaux qu’il sent venir entourer son espace. putain mais arrête, t’es cinglée ! et ses nerfs embrayent, hurle le premier. une oeillade en coin vers mila et il jurerait presque d’apercevoir le rictus satisfait qui recourbe ses lèvres. putain. l’air s’écrase contre ses poumons, il suffoque. y a pas d’moyen de se sortir de ce merdier. écoutez, c’est pas du tout ce que vous croyez. la main passe longuement sur le visage, cherche un confort là où il n’y en a pas. la cachette n’existe pas, les excuses ne fonctionneront pas non plus. quoi qu’il dise, il est coincé. comme un rat qui voit sa cage se refermer devant lui. il songe à la porte de sortie, un petit instant, petit coin de paradis espéré qu’il n’obtiendra jamais. y a pas de fuite pour cash, aussi bien qu’il en rêve pourtant, l’échappatoire qui s’offre à lui sur un coup de lâcheté. pourtant il ne bouge pas, les deux pompes ancrées dans le sol, elles pourraient s’y enfoncer s’il forçait un peu. il se tient stoïque face à la situation qui ne lui fait pas bonne figure, l’idiot pense encore qu’il a une chance de s’en sortir. d’arranger tout ça, peut-être même d’oublier. ouais, l’ardoise blanche serait pas de refus maintenant. y a une explication super logique à tout ça. c’est presque convaincant quand il le dit, il l’espère en tout cas. il a envie d’y croire, à l’excuse qui le tirera d’affaires, au sourire apaisé des deux femmes devant lui qui lui éviteront la misère. des explications, y en a, c’est sûr. des tonnes. il suffit juste de trouver les bonnes.
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MessageSujet: Re: he had it coming / deva&mila&cash   Dim 5 Aoû - 14:06

La scène est d’une beauté tragique. Délicate tant elle a éclos à l’abris de toutes ses suspicions, choyée par une idylle dont elle ne soupçonnait pas même l’existence. Et juste là, comme un éclat de verre qui lui éventre la rétine, c’est l’explosion en milliards de fragments du peu d’espoir d’erreur de jugement qui lui restait. Encore une poignée de secondes en arrière, un bond audacieux dans un passé trop frais, et elle pouvait encore assembler les pièces pour former un résultat moins ignoble que celui-ci. Déformer un peu les contours, malmener les formes pour sculpter une autre réalité qui épargnerait plus ce présent teinté de toutes les couleurs de l’apocalypse. Un voile écarlate qui imbibe la vision, et les angles du visage de Cash qui en dégoulinent un peu plus à mesure qu’elle le fixe. C’est les prémices de l’étendue de sa hargne qu’elle sent bouilloner au creux de son estomac qui corrode l’ipséité de la situation. Pourtant, elle reste océan endormi, impassible sous les assauts aiguisés des lames que chaque mot qui quitte les bouches lui enfonce dans le plexus. Le calme avant la tempête, parce qu’entre les parois de son crâne c’est une myriade d’envie d’imprimer ses empreintes digitales autour de sa jugulaire. A lui, ou à elle aussi. Parce que malgré le manque évident de collaboration entre les deux, c’est bien elle qui incarne toutes les insultes portées à sa personne. Elle sans qui rien de tout ne se serait pas produit. Le fruit défendu qu’il a égoïstement dégusté, juste à portée de ses mains, flanquée derrière un comptoir qui creuse bien la scission entre elles. Deux mondes antonymes jamais supposés entrer en collision. L’une est l’utopie, l’autre la dystopie. Et c’est certainement le fait de savoir qu’elle incarne le second qui lui remonte la bile au bord des lèvres, tout le ressac d’une cascade d’émotions trop intenses pas anticipées qui remonte et menace de s’écouler en épaisse flaque carmines. Elle sent la pression lui embuer la vision, embrouiller ses sens affolés par son manque total de contrôle sur la scène. Dès qu’elle est au bord de l’implosion, comme une main salvatrice, c’est l’éclat du verre qui l’extirpe de sa torpeur et inconsciemment une esquisse de sourire qui lui taillade les lèvres. Juste une fraction de seconde, pourtant. Parce que l’accalmie n’est que trop courte, et aussi vite elle est replongée dans les flammes ardentes de l’enfer. Et si tu te contentais de servir des verres uniquement quand on te le demande comme tu le fais si bien d’habitude? Oh c’est vrai j’oubliais, t’as l’air particulièrement généreuse avec tes clients. Employée du mois c’est ça? Cette fois c’est sur elle qu’elle garde les yeux aggripés, comme pour obstruer la réelle gangrène qui fulmine juste à côté d’elle. Diriger toute sa rage contre une cible bien plus abstraite, bien plus simple à faire ployer il lui semble. C’est bien moins indigeste de lui prêter tous les torts à elle, jusqu’à en oublier les siens qui jusqu’alors sont pourtant toujours passés sous silence. L’ironie lui caresse le coeur quand elle replonge dans ces souvenirs là. Additionne un plus un, et dès que Cash reprend la parole pour amorcer lamentablement une excuse qui n’a pas lieu d’être, elle pivote pour lui faire face et c’est l’envie acide de le blesser lui aussi qui commence à couler le long de la langue. Tais-toi. Plus une demande qu’un ordre qu’elle lui crache, une tentative désespérée de réduire les dégâts qu’elle entrevoit déjà avec une clarté morbide. Mais non, il continue dans sa lancée. A l’instant même où l’écho de sa voix meurt au creux de ses tympans, c’est sa main qui appose le point final de sa phrase contre sa joue. Le claquement lui offre une satisfaction crade, éphémère encore une fois. Un peu plus compliquée à éviter celle-la hein? Mais je t’écoute, éclaire-nous avec ton incroyable logique. Ça m’aidera peut-être à justifier pourquoi moi aussi je t’ai trompé. Relents de poudre qui inondent la bouche alors qu’à son tour elle vient tout juste d’enclencher le détonateur. Nouvelle bombe et cette-fois, pas même une once de réconfort à l’idée de lui dessiner la même cicatrice sur la poitrine. Simplement un néant qui creuse le crâne, le corps, et juste un tas informe de cendres volatiles pour tenter de le colmater.
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MessageSujet: Re: he had it coming / deva&mila&cash   Jeu 16 Aoû - 8:27

ils sont fous. elle pensait l'être, a souvent entendu qu'elle l'était, elle a pourtant l'impression d'être parfaitement normale en comparaison. Jaugeant l'un et l'autre comme des animaux étranges en plein affrontement. L'un jongle entre les petites copines avec une facilité déconcertante avant de s'effondrer lamentablement quand elles se retrouvent face à lui, l'autre s'embourbe dans des phrases assassines qui n'ont sans doute pour but que de blesser aussi fortement qu'elle l'est. Elle regarde cash de débattre maladroitement, plus aux yeux de mila qu'aux siens, le menton posé dans sa paume comme devant un mauvais soap opéra, cherchant son texte et même son rôle. Elle semble être davantage un point d'appui pour de plus grandes colères qu'une réelle raison à leur dispute. Même foutre le bordel, elle le fait mal. « j'peux aussi te le mettre dans la gueule, le verre. J'y suis pour rien s'il a préféré aller voir ailleurs, visiblement c'est vous deux qui avez un problème avec la fidélité. ma générosité et moi, on a rien a se reprocher, pas vrai bob ? » les yeux sur le pilier de bar du jour, trop occupé par son verre pour vraiment lui répondre. pas qu'elle s'en soucie vraiment, elle n'attend aucune réponse, ni de lui ni de mila, pas même de cash. elle a assez à faire avec ce qui se trouve dans son esprit, déjà. peut-être la honte insidieuse d'être l'autre femme, celle cachée, celle qui est le seconde choix. Prise plus tard, gardé comme un lourd secret. C'est son égo à elle qui en souffre, mais certainement pas sa compassion pour les femmes bafouées, encore moins quand elle porte le venin de mila au bout de leur langue, crachée comme des défenses hasardeuses qui ressemblent davantage à un besoin de blesser aussi fort qu'elle l'est plutôt qu'à une réelle attaque. Elle comprend pas vraiment deva, ni comment elle a fait pour rien voir, ni comment mila fait pour entrer en guerre contre elle en laissant cash et ses balbutiements s'en sortir plus ou moins. ils sont fous. bien plus qu'elle, d'une façon différente. Esprits écorchés vifs, des âmes creuses qui tentent de combler les vides avec le sang des ennemis, avec la souffrance d'autrui. Perdus sans doute, maladroit dans leurs combats. Tirant à l'aveugle, s'excusant dans le vide. Des mots couteaux et du vent. C'est pas un monde qu'elle connaît, encore moins un monde pour elle. elle pensait pas non plus que c'était un monde pour cash, persuadée qu'ils se ressemblaient, que ce qui existait n'était pas un mensonge. Besoin vicieux de trahir la première femme, de jouer les don juan. Peut-être que mila est la harpie du jour, cash a été le démon de plusieurs semaines. Dans son esprit, tout les moments se tordent en une silhouette affreuse qui porte ses traits. Inhumain soudain quand il apparaît fantôme effrayant, des lignes qui se confondent avec ceux de mila. Ils ne font qu'un maintenant qu'elle les voit ensemble, elle croirait voir l'évidence dans l'histoire qui les lient. Les mêmes moisissures derrière les visages séduisants. Des enveloppes savoureuses pour des intérieurs écœurants. Elle se crispe à peine quand les fléaux de sont esprits susurrent qu'ils n'en resteront pas là. Aucun d'eux. De leur jeu malsain, c'est elle la perdante. Quoique les cris de mila en disent, quoique cash laisse croire sur son visage défait. son flot de pensées ne cessent qu'avec l'intervention maladroite  de cash qui lui arrache un rire nerveux entre les lèvres qu'elles pressent l'une contre l'autre, comme si elle trouvait toute cette scène réellement amusante quand dans ses tripes il n'y a que du feu. Elle croirait frôler la démence quand la claque de mila accentue son hilarité. Corps tremblant sous l'effet de sentiments contradictoires. « vous devriez voir quelqu'un, sérieusement, j'peux vous filer un contact. » un psy, un conseiller conjugal. C'est en toute bonne foi qu'elle le dit, avec un naturel qui frise l'humour déplacé quand elle prend pourtant conscience qu'ils devraient vraiment. « y pas de nous, j'veux rien savoir moi, je crois que c'est assez clair. vous faites la paire tout les deux puis quatre personnes dans cette histoire ça fait un peu trop pour moi. » les mains levées en l'air, c'est une reddition le sourire aux lèvres, la tête haute. Aujourd'hui elle s'en fiche. Tout, de son corps à son esprit, est engourdi. Un lit cotonneux duquel elle ne veut pas sortir, parce qu'elle s'en déjà fourmiller la haine qui couve dans les replis de son cerveau, sentiment poison qui prendra bientôt toute la place. Elle les laisse se battre, dev, se tuer peut-être. Et si le karma ne fait rien, elle s'en chargera. plus tard.
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he had it coming / deva&mila&cash
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