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 mechanical thunder (remie)

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- ça plane pour moi -
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| M O O D B O A R D |

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vu qu'on a tous été les spermatozoïdes les plus rapides, venez on s'capte et on s'organise un 100 mètres géant dans un parc, déguisés en spermatozoïdes pour revivre la course de notre vie.
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MessageSujet: mechanical thunder (remie)   Dim 1 Juil - 17:35

mechanical thunderÇa fait bien longtemps qu’ils auraient dû planter plus de réverbères dans les rues.
Lio le sait, Lio le dit, Lio le répète, mais on n’a jamais assez de lampadaires dans nos vies. Surtout quand le jour est parti faire la tournée des bars et n’aura le temps de décuver que dans une bonne poignées d’heures, et qu’le sol inégal est inadapté aux cavalcades désordonnées, et qu’on manque de se péter une rotule à chaque nid de poule. D’où les réverbères. Mais Remie l’a expliqué, ils ne se plantent pas comme ça, faut d’abord récolter les ampoules comme des gros bulbes d’oignons, pis aller chez l’électricien et prier pour qu’elles soient destinées à bien grandir en lampes. Sauf qu’on l’a jamais vraiment montré aux habitants de Night Falls, et pis ils doivent sans doute avoir autre chose à faire, de toute manière.
Sac à dos ballotant entre les omoplates, les manches trois fois trop longues lui retombant sur ses poings serrés, le garçon court comme un dératé tout en pestant contre ce manque d’éducation du sud de la ville – franchement, les gens ça devrait aller plus souvent et plus longtemps à l’école. Y’a des échos de voix derrière lui, troupe de gamins attardés voulant sa peau, ou au moins son sac, des reflets lunaires et des phares de voitures pour toute lumière. Pis à un moment, Lio s’mange le poteau d’un grillage directement dans la face et étouffe un cri. « Mais ils font chier, ils ont bouffé leurs lampadaires ou quoi ? » Ses bougonnements chuchotés passe inaperçu dans le noir, et l’ado tord son cou dans toutes les directions possibles afin de voir où il a bien pu atterrir. Avec la course et ces dealers un peu trop rancuniers, il n’a pas fait attention aux plaques dans les tournants, ni au décorum. En fait il a juste pensé à courir – ce qui sur le moment paraissait être un bon plan mais qui au final ne l’est pas tant que ça.
Merde.
Merde merde merde merdemerdemerdemerde.
Aux voix se mêlent une demi-dizaine de pas mêlés de plus en plus proches, et le Kentucky se précipite derrière un container à poubelles. Là encore son corps rentre en collision avec la taule de métal aussi bruyamment que possible, et il se fait tout petit. Seul avec sa respiration saccadée, c’est seulement à ce moment-là qu’il pense à prendre son téléphone. Putain. T’es con Lio. Aussitôt pensé, aussitôt fait, et le bleu pétant de son écran lui explose la rétine. Mieux vaut appeler au secours que les secours vu sa situation. Son doigt défile sur ses contacts. « Merde. Pourquoi j’ai pas demandé l’numéro de Jo ? » Ou Logan. Ou Salem. Ou Cash. Ou même Sil. Ou n’importe qui d’un peu sensé. Finalement, il tombe sur REMIE THE FAT WHALE et n’attend plus rien pour coller le combiné à son oreille. Quelques sonneries après, ça décroche. « Putain Remie tu peux pas être accrochée à ton phone h24 comme toute bonne ado qui se respecte ? Bon ok si tu peux mettre tes shoes fissa fissa et venir à ma rescousse j’te paie dix pizzas avec supplément fromage mais là ce serait VRAIMENT cool si tu pouvais venir. Y’a deux trois gars que j’ai pas payés qui m’en veulent. » Les mots sortent de sa bouche comme des balles lancées à toute vitesse, toujours dans ce demi-murmure, et il recommence à tourner la tête partout. Une enseigne se découpant dans l’ombre attire son regard. Ah. Il a peut-être trouvé là où il a atterri. « J’pense, euuuh… J’pense que j’suis derrière chez l’boucher. Dans mon quartier. T’sais, dans l’arrière cours là où y’avait l’chien qui arrêtait pas d’japper avant… » Chien qui, il l’espère, est mort maintenant. « Putain grouille Rem please. »

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MessageSujet: Re: mechanical thunder (remie)   Lun 23 Juil - 14:57


T H E M E
si j'mets encore une fois les mains dans les frites grasses et trop salées bourrées d'anti-vomitifs et de colorants pour les cheveux covergirl, je vais tout foutre par terre et m'en aller, loin et haut comme le condor pour retrouver mes citées d'or. j'ai pus de patience j'ai pus la chienne m'en crisse si on me met à la porte pis m'en crisse si j'ai pus d'job. m'en crisse j'veux juste m'en aller et m'envoler, ouais ça serait bien si j'm'envolais loin si j'volais au-dessus des mondes de tout le monde, si j'volais les bijoux chus une pie dans mon cœur y'a des pies et des trésors chus sûre qu'ils battent en même temps. j'passe devant la friture et la bouffe dégueulasse qui bouillonne dans des bulles qui chauffent super fort j'm'imagine la tête dedans à fondre à grosses gouttes plus de visage. je veux frire. dans le mcdo y'a pus personne juste moi et deux autres employés et on se fait la gueule parce qu'on s'aime pas on s'aime pas pantoute et moi j'ai envie d'exploser leurs faces à chaque fois qu'ils me regardent. des faces de bœufs des têtes à casser des mâchoires à péter, j'ai les poings qui s'énervent et tout devient noir derrière mes yeux je vois pus rien je suis en crisse en colère et j'bouillonne. pis ma sonnerie de cell me réveille de cette transe dans laquelle j'me noyais solide. je réponds même si j'ai les mains pleines de gras de frite et le dos criblé par les regards méchants de mes collègues parce que c'est lio. jamais on ignore les textos ou les appels de lio même au travail même à l'école faut dire que c'est important et ça l'est, plus que la colère. il me déblatère des mots paniquées qui me font capoter ben raide parce qu'il a la voix sérieuse et le souffle court et la peur coincée dans la gorge, il a beaucoup couru et il a besoin d'aide et moi j'retire mon uniforme moche de serveuse et mon tablier tâché pour montrer mon costume d'héroïne de bande-dessinée. c'est mes vêtements et c'est en jogging et chandail que j'sors dehors dans la nuit avec le cell collé à mon oreille.

"t'es où lio ?"
de vagues explications.
"j'arrive bouge pas pis fais pas n'importe quoi."

à grands coups d'jambes je me mets à courir des grandes enjambées je garde mon ami à l'autre bout du fil. c'est le fil qui relie nos téléphones c'est un fil qui attrape mes mots et mon grand souffle de bœuf pour les faire grésiller jusqu'à lui.

"c'est bon capote pas chus bientôt là !!!" et quand je vois une bande de grands gars sniffer les alentours comme des chiens qui guettent, moi je fais pas demi-tour je sais que chus au bon endroit ils me voient arriver ils me jettent des yeux pas tant heureux. et dans toute ma force que j'ai ramenée jusqu'ici, dans toute ma colère je crie je leur lance des roches et des canettes vides pour que ça les fasse tourner complètement d'bord et oublier lio pendant un p'tit bout. "V'NEZ DONT VOUS BATTRE GROS CAVES !!!" pis peut-être que j'ai l'air folle un peu su'l bord de mourir, une fille bourrée qui cherche la merde, j'ai peut-être trop de colère dans mon ventre faut que j'me fasse vomir. mais j'ai le cell encore allumé j'ai pas raccroché je sais que lio m'entend et j'chuchote quelques ordres "barre-toi je vais les retenir un peu, j'te rejoins après promis" avant de m'arrêter brusquement pour foutre un coup dans la gueule d'un mec qui s'approche trop près. sa tête ses dents partent en arrière j'crois que j'vois du sang ça a craqué plus fort que j'pensais même mes doigts sont tout engourdis mais ça fait crissement du bien. j'ai l'sourire en gros plan collé dans la face et j'profite de la surprise de ces faces qui se demandent plein de choses pour rejoindre la proie de tous à la course, je renverse une poubelle au passage pour que ça ralentisse les chiens pis j'ai l'impression de vouloir rire à jamais. j'prends mon ami par la main et on s'en va à grandes jambes plus loin à tâtons dans le noir de la nuit.
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MessageSujet: Re: mechanical thunder (remie)   Sam 17 Nov - 7:20

mechanical thunderLa voix de Remie sort en crachotant du téléphone, comme si des milliers de kilomètres les séparaient par-delà des océans sans fin, et même dans ces conditions Lio s’y accroche comme à une bouée en mer, pour pas faire de trucs stupides dont il en a le secret, type essayer d’grimper la grille en sachant pertinemment qu’il retomberait sur le sol comme une merde, ou s’enfoncer dans la poubelle avec un gros boum métallique lorsque le couvercle se refermerait, ou hurler à la porte du boucher pour qu’il lui ouvre. « J’arrive bouge pas pis fais pas n’importe quoi. » Fais pas n’importe quoi. Comme si c’était facile quand on a seize ans de conneries à son actif. Mais y’a son « Ok. » un peu tremblant qui sort comme une promesse, et il entend son amie ahaner à l’autre bout du fil. Le kiddo, derrière son abri relatif, il alterne les coups d’œil par-dessus le container et la parlotte insensée au combiné. Pour tromper l’ennui, il commence à parler, expliquer, démêler un peu le nœud bordélique dans lequel ils sont coincés. « Y sont… pff j’sais pas, beaucoup, cinq, six, p’têtre sept, j’en sais rien ! Y doivent pas être bien loin non plus j’les entends toujours tourner et pis y sont en rage parce que j’les ai pas payés l’aut’jour du coup vu leur dégaine ça doit leur faire un sacré pognon qu’ils ont raté à cause de moi sauf qu’j’ai pas c’pognon justement et y ont fini pa comprendre du coup ils veulent juste s’défouler pis j’crois qu’y ont bu aussi. » « C’est bon capote pas chus bientôt là !!! » La voix atterrit en plein dans l’monologue du gamin qui la ferme aussitôt, sauf pour rajouter un « Oh putain je t’aime Remie. »
Il risque une œillade plus longs à l’autre bout de la rue, et pendant une demi-seconde y’a que des torches aux lumières globuleuses pointées vers lui, sauf qu’elles se détournent trop vite pour que l’une d’entre elle ne remarque la touffe en scoubidou près des poubelles. Et puis ça crie « V’NEZ DONT VOUS BATTRE GROS CAVES !!! » en réel et dans l’téléphone un peu en décalé, comme un doublage, et Lio il a la panique qui lui déboule tout droit dans les veines. Il s’relève d’un bond en harponnant son sac au passage et reste planté sur sa position pendant une seconde. « Eeeeuh Rem l’but c’est pas que ce soit toi qui dég… » « Barre-toi je vais les retenir un peu, j’te rejoins après promis. » Le garçon a envie d’lui sortir une réponse très puérile, type « Promets pas ce que tu ne peux pas tenir. », sauf qu’on entend un gros coup, et une des lampes qui valse dans la nuit pour éclairer la face d’un bâtiment. Y’a encore un moment de pétrification où Lio se demande quoi faire, quoi faire, quoi faire, pour finalement obéir à son amie avec le remord dans la gorge. Il se précipite d’abord vers le groupe, seul moyen de sortir de ce cul de sac, avant d’dévier à sa droite aussitôt que possible et, il l’espère, avant qu’les autres ne le remarquent. Ça trébuche dans l’angle, mais ça passe presque inaperçu, et ça s’projette dans l’allée encore déserte. Ça se fait même rejoindre assez vite par une blonde dans un grand fracas de poubelles, et ça peut pas s’empêcher de sourire largement. Sauvés. « T’es la meilleure, t’sais ça ? » Et pis la main d’sa pote vient se saisir de la sienne et ils s’enfuient tous les deux. Leurs grands coups d’sabots claquent et détonnent entre les murs des bâtiments et ça fait des bruits de moteurs à pétard pas possibles, à en réveiller un mort.

Et pis les voilà qui s’arrêtent à l’angle d’un carrefour où le sud s’arrête pour laisser place au nord. Y’a leurs souffles emmêlés, rapides et ahanants, pendant plus de deux minutes, avant qu’Lio ne tape dans le dos de la blonde. « Bientôt j’vais t’présenter à Chuck Norris et Jackie Chan, ils ont deux ou trois trucs à apprendre de toi il me semble. » Et pis il part dans un p’tit rire, un peu con, un peu trop rapide, mais le stress semble redescendre d’un coup avec ça. « T’sens la friture. T’étais au McDo ? » Le gamin se redresse, examine les alentours, avant d’se rendre compte qu’ils sont pas ben loin de chez Rem – et de la maison d’ses parents, accessoirement. « T’as pas envie qu’on s’bouge ? Est-ce que j’peux squatter chez toi cette nuit, en fait ? » Main écrasée derrière la tête, avec une bouffée de gêne inattendue propulsée au creux de ses joues. Ils sont deux à savoir l'histoire, pas besoin d's'en cacher, et pourtant le karma aurait clairement pu la leur éviter.

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