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 la nuit ne ment pas (niki)

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MessageSujet: la nuit ne ment pas (niki)   Jeu 12 Juil - 4:06


la nuit ne ment pas

des bosses et des creux, des chemins de veines bleus. et les ongles propres. Les mains sont sales pourtant, elle les voit abîmées par l'usure de ses amours. Chaque ligne est une cicatrice, à force de s'écorcher les paumes sur des cœurs épineux. Ceux qui ne l'aimeront jamais, qu'elle n'a pas aimé vraiment non plus, simplement rêvé trop fort, espoirs d'instants romantique, scènes de films dans sa tête et la réalité comme un coup de poing. Ça fait rarement mal, rien que des hématomes qui disparaissent au matin, à l'aube d'une nouvelle lubie qui efface les anciens visages. Quelques noms à peine qui écorchent ses lèvres, qui brise le cœur, et d'autre qui brise son âme. Des fragments qui s'entrechoquent dans une mélodie dissonante, symphonie d'une vendetta. Frôlant la bêtise pure, le désespoir total. Ses mains, deva les voudrait meurtrières, les rêves colorés de rouge, les imagine assez forte pour faire quelque chose d'irraisonné. Comme ses amazones glaive au poing prête à se défendre à tout instant. Elles restent irrémédiablement propres, d'une clarté qui l'aveugle, sans doute trop chétive pour un monde si violent. S'évertue malgré tout à trouver des solutions, pensées à mille à l'heure, pas tant par vengeance que par besoin de faire quelque chose qui l'aidera à oublier. passer à autre chose, décoller de sa tête le fragment de souvenirs qui pulse dans sa tempe en une nuée d'épines. Et si ses mains à elle ne sauront rien faire, peut-être que d'autre glisseront sur la peau, y planteront leurs griffes. Ca la rassure de penser avoir un plan, aussi peu réfléchi que maladroit, d'attendre encore – ce qu'elle sait faire de mieux – savourant l'impression de parvenir à toucher un but du bout des doigts, si elle ferme un œil elle croirait presque l'atteindre à pleine main. Plie les phalanges pour former un poing qu'elle serre si fort que les demi-lune s'impriment sur sa paume, mais tout lui échappe sans cesse et lorsqu'elle la rouvre, évidemment, elle est vide. Soupir avorté, de l'ennui et un hoquet de surprise, le train qu'elle a faillit manquer. Claquement des talons sur le macadam qui s'éloignent quand deva, ses basket abîmée aux pieds, s'élance sur les traces aériennes jusqu'à les dépasser, demi-tour sous un air chargé de parfum sans doute plus cher que son loyer. « ils m'ont pas laissé entrer. j'ai dit que j'avais vingt-et-un ans mais ils m'ont pas cru, évidemment j'avais pas ma carte d'identité sur moi. j'ai vraiment l'air d'avoir dix-sept ans ? » yeux sombres dans l'obscurité des siens, deva attend une réponse à sa question, tant pis si elle est inconnue, si elle n'est personne, si elle arrive malpolie et irritée, demandant l'avis d'une femme (pas vraiment) au hasard usant de cette détermination farouche qui laisse penser que la réponse l'intéresse vraiment. Rien a foutre pourtant de l'âge qu'on lui donne, elle n'a toujours eu que celui qu'elle voulait bien se donner et, comme tout chez elle, ça fluctue à l'envie. « enfin si tu t'en vas déjà, c'est que ça devait pas être géniale comme ambiance. traîner avec des cons pleins de frics. » déjà puisqu'elle sait depuis quand, parce que deva croise des ombres qui l'attirent et qu'elle poursuit, que l'univers à ouvert ce qu'elle pense être une porte. Le karma qui lui rend ce qui lui est dû : la chance d'aller là ou elle le veut. Et elle scrute les contours de son visage comme une œuvre d'art, les lignes et les courbes, les pupilles acérées. Deva se fend d'un sourire qui semble trop mélancolique, affection venue de nulle part ou d'une histoire histoire – inventée ou supposée – méchamment espérée. « t'as l'air de valoir mieux que ça. » mieux qu'eux peut-être. elle n'en sait rien, ne sais jamais rien. Seulement certaine qu'elle vaut mieux que lui puisqu'elle le décide, a grand renforts de raisons illogiques et bancales. Son ressentie aussi, Deva le sent, hume dans l'air l'effluve d'une tristesse, éclat de souffrance dans une posture hautaine. Et surtout, elle a décidé il y a longtemps que ceux qui gravite autour du diable mérite d'être sauver. jugement partiel né de sa haine, peut-être qu'elle plonge droit dans un nouvel enfer mais elle y restera aveugle, persuadé que ses choix sont les bons, que ses névroses sont normales, que la justice est entre ses mains si propres et à la fois si prompt à ne plus l'être.

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MessageSujet: Re: la nuit ne ment pas (niki)   Dim 15 Juil - 4:06

elle devrait pas, niki, aller se perdre au majesty. c’est le temple du stupre, du luxe et de la luxure. et c’est clairement pas le genre d’endroits où aller quand on est au plus bas ; parce que niki ne sait plus où elle en est. niki ne sait plus qui elle est.
vipère perfide enfonçant ses crocs dans les chairs de tout un chacun qui aura eu le malheur de s’approcher de trop près ?
agneau tout doux adorant le contact rassurant d’un homme plus âgé, jusqu’à laisser le palpitant abîmé et scarifié quelques milliers de fois par les remarques acerbes sur la table de chevet ?
elle se sent souillée.
elle se sent dépassée.
les opales qui descendent et serpentent le long du corps famélique ne reviennent qu’avec dégoût. elles dépassent le jambes trop fines, l’autoroute qui s’est créée entre chacune des cuisses. elles s’attardent sur cette poitrine inexistante, sur ces côtes saillantes.
et niki a juste envie d’arrêter.
c’est peut-être pour ça qu’elle s’est perdue ici.
alcool = sucre.
alcool = petite mort à coup sûr.
ce qui est bien, c’est que c’est lent mais absolument pas douloureux. on s’enfonce simplement dans un nuage cotonneux. on ferme les yeux. et quand le coma éthylique arrive, c’est le chemin vers les cieux.
alors elle est venue ici toute seule, dans une robe trop courte – pour qu’on la regarde, malgré le dégoût qu’elle a d’elle-même ; un « rassurez-moi » qui brille de mille feux dans les yeux – et elle s’est aussitôt dirigée vers le bar.
un verre.
deux verres.
trois verres.
l’estomac qui se rebelle.
quatre verres.
cinq verres.
une nausée.
six verres.
les toilettes retrouvées, la bile dégueulée.
sept verres.
la carte bancaire de papa donnée ; la somme qu’elle ne s’embête même pas à regarder.
et finalement, elle sort, le pas chancelant, l’estomac gueulant « nourris-moi. arrête de me faire souffrir. fais quelque chose merde ! ». elle a la tristesse des doutes et des incompréhensions placardé sur le visage, comme un avis de recherche. « wanted : dead or alive ».
elle tient difficilement sur ses stilettos. et elle a l’esprit embrumé par des tas de questions qui arrivent et s’en vont. elle aime vraiment bien ça, niki, la sensation grisante de ne plus avoir à penser à rien. de ne plus être hantée par :
papa.
l’anorexie.
les enfants qui n’existeront pas.
daniel.
les vices qui s’additionnent – p’têtre jusqu’au trépas.
celle qu’elle était avant : inflexible, un peu débile dans sa méchanceté.
celle qu’elle devient : floue, incertaine, brisée.
c’était mieux avant.
« ils m'ont pas laissé entrer. j'ai dit que j'avais vingt-et-un ans mais ils m'ont pas cru, évidemment j'avais pas ma carte d'identité sur moi. j'ai vraiment l'air d'avoir dix-sept ans ? »
elle se passe une main sur le visage, essaie de se concentrer assez pour déterminer les contours du faciès de la gamine qui lui adresse deux mots. sauf que niki a du mal à comprendre le phrasé de cette jeune fille, qu’elle lui parle, et le message sous-jacent.
« enfin si tu t'en vas déjà, c'est que ça devait pas être géniale comme ambiance. traîner avec des cons pleins de frics. »
là, elle comprend un peu mieux.
- non, c’est de la merde. et l’alcool coûte un bras.
haussement d’épaules je-m’en-foutiste, parce qu’au fond, niki est ravie d’avoir fait dépenser des centaines de dollars à papa. elle rigolera moins quand il lui retirera sa carte de crédits… si tant est qu’il fasse un jour attention à elle.
- traîner avec des cons pleins de frics, c’est l’histoire de ma vie.
elle baragouine – c’est vachement dur d’articuler ce soir.
« t'as l'air de valoir mieux que ça. »
niki écarquille un peu les yeux, hausse les sourcils. et puis finalement, elle éclate de rire. être jugée – positivement en plus – par une totale inconnue est complètement hallucinant quand elle pense à tous ces jugements négatifs qu’elle a passé la soirée à faire sur elle-même.
- c’est la première fois que je me fais draguer par une fille.
pas plus que ça. elle arrive pas à déterminer, niki, si c’est une bonne chose ou pas.
ce serait peut-être pas plus mal de se rabattre sur les nanas. ça créerait moins d’embrouilles…
quoi que.
rory.
mila.
au moins y’a gina.
pour enlever les couteaux plantés par les deux voraces du dessus. pour panser les plaies créées sur la chair à nu.
et les crampes d’estomac reprennent de plus belle ; niki s’empresse de prendre un peu de distance pour aller recracher le peu que contient son estomac derrière une benne à ordures. elle s’essuie ensuite les contours de la bouche – de manière très disgracieuse – avant de revenir vers son amie de la soirée.
- et non, t’as pas l’air d’avoir dix-sept ans.
pourquoi, c’est le cas ? elle aurait demandé si elle avait eu moins d’alcool dans le sang.
moins de regrets dans le palpitant.
moins de haine pour nox cachée dans les tripes.
moins de dégoût d’elle-même à chaque inspiration.
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MessageSujet: Re: la nuit ne ment pas (niki)   Lun 23 Juil - 23:51

Des démons sur des trônes d'or massif, des beautés à la vitalité aspirée. Carnaval des monstres sur un tapis de diamants. Dans le monde étriqué de deva, fait de découverts bancaires et de maison mal entretenue l'usure du temps fait son œuvre dans une normalité affligeante, dans le leur, rien ne semble suivre de logique. Tout se délite. Elle le sait pour tout ce qu'elle a vu, elle le sent quand son regard s'attarde sur ses traits vieillis par les douleurs. Corps aux os saillants, brindille prête à craquer. Cette fille vit en dehors du monde, dans sa propre sphère. A l'image d'autres qu'elle a eu le malheur de croiser. À la royauté déchue et les effluves de désespoir qui résonne dans toutes les fibres de son être. Elle accuserait l'ivresse si elle ne l'avait pas déjà entrevu au détour d'une de ses folies, déjà fatiguée, déjà lassée. Fantôme dans son propre monde. Deva voudrait bien lui emmener le soleil, entre deux lampadaires aux lumières désagréables, faire naître un sourire, même embrumé par les verres. Elle sait y faire souvent mais jamais avec ces gens-là, ceux d'une autre planète qu'elle ne sait pas atteindre. Ceux qui parle d'alcool trop cher mais savent si bien les payer malgré tout, dilapider une fortune qui ne connaîtra de toute façon aucune fin. « j'ai pas d'argent de toute façon. » pas une plainte, une vérité. Pas né dans ces palais modernes fait de marbre et occupé par des domestiques, se plaisant dans son infortune. Qu'est-ce qu'elle ferait des richesses qui rongent les os des jeunesses dorées ? Du fond de sa banalité, elle plaindrait presque ce trop plein de vide qui étouffe leur cage thoracique. Triste vie ou l'on s'acharne à s'occuper pour ne pas penser aux fêlures. « tu pourrais faire autrement. » comme si c'était si simple, deva tend la main, ouvre une porte de sortie avec une facilité qui frôle le risible. Soufflerait presque suffit d'me suivre si la brise de ses mots ne risquaient pas de faire vaciller niki déjà chancelante sur des talons instables. Ça semble si évident, elle n'aurait qu'à s'enfuir, quitter les frontières invisibles de son monde plus étriqué encore que le sien, poser les bagages lourds à l'entrée de son palais et s'enfuir dans des endroits moins étincelants mais plus heureux. Mais elle ne sait rien des boulets qu'on traîne derrière soi quand on a une vie comme la sienne, elle ne connaît pas la grisaille qui plane toujours sur l'esprit quand on est niki. c'est la première fois que je me fais draguer par une fille. amusée de donner l'impression quand – sans doute pour l'une des premières fois – c'est loin d'être ce qu'elle cherche. Arrachant un rire à sa bouche étirée en sourire, empathie soudaine pour les idées emmêlées dans son esprit. Elle pourrait nier, devrait sans doute, mais elle touche la brèche du bout des doigts et n'attend que de s'y engouffrer, seulement pour elle-même cette fois. Le plaisir coutumier de se sentir différente, unique puisque c'est la première fois, même si c'est faux. Première brique d'un nouvel édifice fait de mensonge, les palais de deva ne vivent que dans ses rêves et se bâtissent sur des fondations inventées. « c'est que t'as pas croisé les bonnes. » et deva peut bien l'être si ça l'apaise, si ça lui plaît. Se l'imagine déjà, aussi éphémère que ses désirs, sûrement pas longtemps, simplement le temps d'en parler. L'envie s'étiole déjà chaque fois qu'elle vacille, elle s'imagine mal devoir lui tenir les cheveux en amante attentionnée et son état trouble fait de chacun de ses mots des mensonges qui seront vide au levé du soleil. La grimace efface son sourire quand elle disparaît du champ de vision, s'échappe un instant sur la mélodie dissonante d'un estomac qui se vide. Instinctivement, deva recule quand la distance est pourtant respectable. Fuyant le contenu de son ventre ou peut-être les éclaboussures de son pathétisme soudain. S'arrache difficilement un rictus quand elle revient, compassion ou pitié, la tête penchée, nouvelle perspective, elle cherche à voir l'intérieur de sa tête, ou de son cœur. « dit ça au videur. » l'épaule haussé, c'est déjà l'indifférence, un problème qui n'en est pas un. Ravie, dans le fond, d'être encore capable d'avoir l'air si jeune, c'est le champ des possibles qui s'étend pour ces jours ou elle s'invente. Et quelle importance de ne pas passer au majesty si sa quête en à de toute façon quitter ses murs. « t'as quel âge toi ? T'as l'air .. » joliment vieillie avant l'heure, comme une toile de maître, fatiguée par l'ivresse – de l'alcool ou de la vie – nauséeuse tout les jours, même le ventre vide. « ivre. » mais continuellement. Toujours ailleurs, mais jamais là ou il fait beau. « j'crois qu'on devrait y aller. » on comme une entité. Inconnue mais soudain ensemble, presque proche quand deva voudrait frôler sa détresse et l'apaiser d'une étreinte. on quand elle tend la main pour lui offrir un appui – physique et métaphorique -, la nuit est longue, autant que la vie, et le chemin est  sinueux, peut-être qu'elle l'éclairera le temps de quelques heures, ouvrira la voie pour des jours meilleurs.  

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MessageSujet: Re: la nuit ne ment pas (niki)   Dim 29 Juil - 14:43

« j'ai pas d'argent de toute façon. »
oh.
du fond de son ivresse bancale, niki arrive quand même à avoir des pensées un minimum cohérentes.
et sa pensée du moment, c'est qu'elles ne sont absolument pas du même monde. qu'il y a quelques semaines, cette simple phrase l'aurait faite fuir.
parce que niki, elle ne traîne pas avec les gens déchus. (niki est elle-même un ange blasphématoire).
parce que niki, elle est incapable de s'amouracher des gens qui ne viennent pas de son monde…
mais aujourd'hui, niki se dit qu'elle devrait.
aujourd'hui, niki campe sur ses pieds et attend la suite de cette rencontre inopinée, persuadée qu'elle sera un renouveau dans sa vie – ou peut-être juste un épisode pas plus marquant que ça. qui sait ?
« tu pourrais faire autrement. »
niki hoche la tête, soudain profondément déterminée. c'est comme si l'ivresse s'en était allée – même alors que ses nausées reprennent de plus belle.
- oui, je sais. je devrais.
elle souffle, alcoolisée. elle souffle comme une pensée lassée, comme une pensée passée. parce qu'elle se dit de plus en plus niki, que les potes qu'elle a ne sont pas les vrais. qu'ils passent leur temps à l'abîmer, comme autant de figurines en papier.
et niki, malgré toute la brume, comprend les sous-entendus. comprend la possibilité de faire partie de la vie de l'inconnue, même alors qu'elle l'est – inconnue. comme si c'était une nouvelle porte que niki allait emprunter, il y a tout un vertige qui vient la secouer.
comme un immeuble déjà beaucoup trop attaqué par godzilla.
être avec une fille pauvre.
être avec une fille qui la veut dans son lit.
ça fait beaucoup pour niki moon, perdue dans ses vertus pittoresques de fille de riches.
mais niki se perd dans un élan rebelle qui lui sied bien au teint – mieux que les os sur lequel on pourrait jouer du xylophone.
« c'est que t'as pas croisé les bonnes. »
elle hausse les épaules, niki. elle rit un peu.
- sans doute.
elle a envie de jouer, niki. elle n'est plus dégoûtée. elle n'est plus déçue. elle n'est plus que lassitude et envie de changer. elle a ce vent de révolution qui palpite au creux de ses reins, ce besoin viscéral de ne plus être niki moon – juchée sur des stilettos, perdue dans des fourrures hors de prix et le regard hautain et arrogant – pour être celle qu'elle aurait toujours voulu.
mais c'est quoi, ce qu'elle a toujours voulu ?
ses pensées s'arrêtent quand son estomac se vide.
elle revient et marmonne une vérité erronée à l'inconnue. elle n'a pas l'air d'avoir dix-sept ans. qu'est-ce qu'elle en sait, niki ? à ce point-là de la soirée, elle dirait n'importe quoi – la fille de la lune – pour avoir quelqu'un à ses côtés.
pitoyable.
la solitude change profondément les gens. et dieu sait à quel point niki est esseulée.
« dit ça au videur. »
elle hausse les épaules, trouve rien à répondre. pourquoi aller parler au videur ?
oh et puis, qu'est-ce qu'elle s'en cogne ?
de quoi on parlait déjà ? l'esprit fuit la réalité. l'esprit fuit les problèmes. l'esprit fuit tout ce qui lui déplaît.
« t'as quel âge toi ? T'as l'air .. »
dis pas « ravagée » steuplé.
niki attend comme l'arrivée du messie que la suite de la phrase débarque. parce que son cœur cogne trop fort dans sa poitrine. parce que son cœur manque d'exploser en voyant le déchet qu'elle est devenue, elle, la diva aux idées si arrêtées, à la langue si incisive.
celle qui était faite pour réussir. quitte à détruire les autres.
c'est elle qui accroche des bouts de scotch sur son palpitant pour qu'il reste à sa place, ne perde pas tous ses morceaux.
« ivre. »
nouveau haussement d'épaules.
quand niki est ivre, niki répète souvent les mêmes gestes. parce que réfléchir à être originale, c'est trop compliqué. et puis niki n'a plus de réponses à rien du tout.
- ça c'est sûr.
elle marmonne en rigolant légèrement, comme une abrutie.
« j'crois qu'on devrait y aller. »
elle prend un peu peur, niki. parce que l'inconnue assume complètement de la draguer… et que niki a peur pour sa virginité en tant que femme qui aime les femmes.
en plus, on peut la draguer, mais niki… est-ce qu'elle aimerait bien ça, les femmes ? elle devrait peut-être l'envisager, puisque les hommes passent leur temps à lui rouler dessus sans jamais l'aider. sans jamais la soutenir.
- euh… ouais. ouais j'te suis.
elle a peur niki, mais elle se décide suffisamment rebelle pour la soirée pour espérer qu'elle restera suffisamment maîtresse d'elle-même. pour espérer que ce ne sera pas une connerie que de la suivre.
- tu t'appelles comment ?
elle demande en lui chopant le bras, à l'inconnue. pour une raison obscure, ça lui semble être la chose la plus importante du moment. parce qu'elle a pas de nom à mettre sur ce visage, et parce qu'elle a le sentiment que ce visage sera le début d'un nouveau souffle.
un souffle de révolution.
pour venger les abominations.
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MessageSujet: Re: la nuit ne ment pas (niki)   Mer 8 Aoû - 20:54

Elle dit qu'elle sait, même pour elle c'est une évidence, un moyen de s'en sortir quand elle garde pourtant ses deux pieds enfoncés dans des escarpins vertigineux, foulant le sol d'un univers qui l'oppresse entouré de ceux qui la plonge dans les abysses. Elle dit qu'elle sait, mais ce n'est peut-être qu'une vague croyance. Elle pense savoir. Pas assez pour en prendre toute la mesure, la faute à l'alcool ou à la vie. j'devrais et deva s'avance un peu, esquisse un sourire empreint d'une pitié qu'elle ne voudrait pas avoir à ressentir. Désolée qu'elle soit si consciente de ses besoins et si peu aptes à les combler. « pourquoi tu le fais pas, alors ? T'as besoin de quoi? » t'as besoin de moi? elle tendrait sa main là, jurerait qu'elle serait là, elle. Qu'elle peut désormais laisser derrière elle les démons et les ombres qui la poursuive parce qu'un soleil radieux l'attend. Loin des fastes peut-être, mais même les couteaux paré d'émeraudes vous blesse et deva n'a pas d'arme. Elle n'a que la douceur volatile, un cœur de petite fille, des démons qui la ronge mais a qui elle prête des airs d'ange. Le mal, elle n'en fait qu'aux coupables, se fait justicière. La fille-fantôme aux chaussures trop cher n'a pas sa place sur l'échafaud. Elle mérite de devenir bourreau à son tour, juré d'un procès inventé. D'avoir entre ses mains le pouvoir de rendre les coups et d'en sortir grandie. « j'peux t'aider. » et si elle savait à quel point. Elle se rend compte pourtant qu'il n'y a pas que son souvenir à lui qu'elle veut effacer du visage de la princesse déchue. Qu'elle voudrait – si elle pouvait – effacer les ridules de douleurs qui parsèment son visage, tenir ses mains tremblantes, nicher sa tête dans le creux de son cou parce qu'elle a l'impression tenace qu'on la trop peu enlacée sans arrière pensée, qu'il suffirait peut-être de quelque chose d'affreusement banale comme une étreinte pour au moins un peu l'apaiser. tu verras tout ira mieux, bientôt. Deva a fait le premier pas, jetée à corps perdue dans sa cause – sans savoir désormais si elle porte le nom d'un démon et celui d'une fille paumée – peut-être les deux à la fois. Sourire bienveillant sur ses lèvres pleines et des yeux qui jure mille merveilles qu'elle n'est pas sûre d'accomplir pour elle. Elle tentera quand même. Elle dit j'te suis et ça résonne comme une promesse, un pacte scellée alors qu'elle a l'esprit embrumé. Un signe, si elle fait confiance a une inconnue comme elle c'est peut-être parce qu'il devait en être ainsi. Que des satellites détruits par l'astre autour duquel elles ont gravité finiraient par se rencontre, s'apprécier d'un coup d'oeil. Reconnaissance dans l'aura inodore les effluves des mêmes blessures, l'empreinte abject des démons qui s'en sortent trop bien. Glissant ses doigts entre les siens comme une poignée de mains lascive qui ne s'achève pas. Soutien a ses pas chancelant autant qu'un désir de gamine de simplement toucher la peau douce d'une princesse descendu de sa tour. « Deva.  » elle ne retourne pas la question, parce qu'elle croit savoir, parce qu'elle l'a entendu au détour d'un couloir, elle l'a trouvé sur facebook, l'a vu dans le téléphone qu'elle a piqué. Peut-être tout ça à la fois et dans le fond ça importe peu, elle peut bien le lui dire ou le garder pour elle, deva pourra lui en inventer un. Façonner des lettres à l'image de son visage. Un prénom sirupeux dont le goût sucré lui resterait en bouche. « j'habite east vista » c'est long, c'est loin. Plus loin que son appartement dorée d'orange groove sûrement. Une façon comme une autre de dire que c'est là qu'elle va, qu'elle l’emmènera si elle veut bien. Remarquant à peine que les mots ne peuvent faire que creuser les idées qui germent dans son esprit quand deva ne veut rien d'autre que sa compagnie, veiller sur elle jusqu'à l'aube ou le crâne douloureux réveillera son âme léthargique, tenant le seau dans lequel elle videra ses tripes et lui montrer qu'a la lueur du jour elle est encore là. Pas seulement un mirage crée entre la brume alcoolisée et les lampadaires grésillant d'une rue déserte. « tu seras pas toute seule. » ni cette nuit ni jamais. Elle est là maintenant, greffée à sa vie, déjà présente, bientôt omniprésente.  

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MessageSujet: Re: la nuit ne ment pas (niki)   Hier à 13:50

« pourquoi tu le fais pas, alors ? T'as besoin de quoi? »
outrageuse et violente vérité proférée par les affres de la jeunesse. niki se sent déjà si vieille, si détruite… pourquoi, une question qu’elle s’est maintes fois posé mais à laquelle elle n’a toujours pas trouvé de réponse adéquate.
l’habitude, sans doute.
la peur du vide et de la solitude.
t’as besoin de quoi ?
qui résonne en écho dans la caboche alcoolisée.
de toi ? elle aurait presque envie de répondre du tac au tac, alors même que la gamine qui perd son temps à ses côtés n’est qu’une inconnue de passage dans une vie déjà ravagée. mais même malgré l’ivresse, niki n’est pas désespérée au point d’exprimer oralement les pensées démoniaques qui peuplent son esprit dévasté. elle ne dira pas tout haut que deva pourrait être cette bouée de sauvetage, cette personne à laquelle elle pourrait se raccrocher pour quitter des amitiés périmées et avortées depuis des années.
peuplades de couteaux enfoncés dans le dos qui commencent à faire souffrir, à force de s’être trop appuyée dessus. les blessures s’infectent, nécrosant la chair et l’épiderme alentours. effectivement, il ne ferait pas bon vivre de continuer à les ignorer mais il faudrait bien les traiter ; arrêter de traîner sa carcasse évidée auprès de ses semblables, de petits cons immoraux aux idées grandioses et aux caprices invraisemblables.
« j'peux t'aider. »
oh, grands dieux. niki ne croit pas à toutes ces inepties de déité ou de puissance supérieure ayant créé le monde. c’est trop vaste, trop grand, et ça lui donnerait presque le tournis. et pourtant, une simple palabre et elle se sent obligée d’appeler tout le soutien nécessaire.
il y a quelques semaines encore, niki pointait du doigt les faibles qui demandaient de l’aide, en avaient cruellement besoin. il y a quelques semaines encore, niki se moquait ouvertement de ces assistés qui n’étaient pas capables de se débrouiller seuls face aux tourments de la vie. et la voilà dans ce rôle qu’elle ironisait tant, faible parmi les déchets humains. ne jamais se moquer, on ne sait pas de quoi demain sera fait.
«  j’ai pas besoin d’aide, mais c’est gentil de proposer. »
elle répond avec un sourire mince, un sourire un peu jauni par les déceptions et surtout par la révélation qu’elle s’est prise en pleine gueule, engluée dans un océan d’alcool embrumant ses pensées.
oh petite sotte, bien sûr que tu as besoin d’aide. si tu ne te reprends pas bientôt, c’est ta carcasse décharnée et sans vie qui remontera dans le caniveau, ton saut de l’ange (raté exprès) t’ayant forcé à rendre l’âme et à rejoindre les cieux.
alors elle fait la seule chose qu’elle peut faire : elle dit à l’inconnue qu’elle la suit. parce qu’elle n’a pas besoin d’aide mais le réclame quand même. après tout, elle peut bien dire tout ce qu’elle voudra, deva a bien compris de quoi il était question au fond. feindre, enfouir les secrets bien profonds alors qu’ils sont déjà déterrés, nikita le livre ouvert.
les doigts se mêle et le contact électrise. c’est peut-être les effluves de l’alcool qui embrouillent encore l’esprit, mais c’est comme une connexion qui se crée entre les deux femmes-enfants. ce n’est certainement pas de l’amour – quoi qu’en croit le besoin vorace d’amour de niki – mais bien les prémices, peut-être, d’une amitié qui comptera et changera tout ? qui sait.
en tout cas, c’est un sourire timide qui s’agrandit bien vite sur les lippes de nikita. comme si elle se sentait revivre, aspirant goulument l’air dans ses poumons atrophiés d’avoir trop pris de coup sans pouvoir les rendre. de s’être laissé aller à une faiblesse qu’elle ne s’autorisait pas il y a quelques semaines encore.
« Deva. »
c’est beau, deva. ça lui va bien, deva. ça ne veut sans doute rien dire – en tout cas, niki l’ignore – mais ça semble créé pour lui coller à la peau, façonner son visage, créer une entité à part.
« moi c’est nikita. »
elle répond sans que ça ne soit demandé. parce que niki, elle a ce besoin oppressant ce soir qu’on se souvienne d’elle ; on ne sait jamais, si deva n’était pas arrivée, peut-être que niki aurait fini entre deux poubelles – le corps en berne, le corps vicié par les pervers des allés. souillée.
ou peut-être que niki aurait accepté de raccompagner un homme chez lui, se serait donnée comme si souvent – pour espérer ne pas lire le dégoût dans son regard, et le voir pourtant bien clairement alors qu’il est inexistant. perturbée mentalement par ce qu’elle pense être la vérité, par ce qu’elle voudrait être et à qui elle voudrait ressembler en étant incapable de n’être simplement que nikita moon.
nikita. un prénom complet qu’elle ne donne jamais. la cause de l’alcool sans doute, parce qu’elle se sent loin de cette guerrière à laquelle elle associe son prénom depuis toute petite.
« j'habite east vista »
personne n’a jamais dit à niki de ne pas suivre les inconnu(e)s dans la rue. personne n’a jamais rien dit à niki, puisque papa et maman ont supposé que la nounou le ferait. mais la nounou était bien trop occupée à fumer joints sur joints et à empocher l’argent pour penser véritablement à la gamine qu’elle était censée éduquer à la place de deux autres.
de toute façon, niki est dans un état où elle n’a plus rien à perdre. deva pourrait bien habiter sur la planète mars que niki la suivrait quand même.
« tu seras pas toute seule. »
et nikita la regarde quelques instants, ébahie. elle s’arrête de marcher malgré la douleur sourde dans ses talons et dans la plante de ses pieds, incapable d’esquisser le moindre geste. et pour la première fois depuis des années lumières – c’est du moins l’impression qu’elle a – niki fond en larmes. elle s’approche de deva encore davantage et lâche les doigts entrelacés pour plonger ses bras tous entiers autour du corps de sa nouvelle amie dans un câlin étrange.
et elle pleure, silencieusement, douloureusement, contre le corps tendu. c’est pas ses tripes qu’elle dégobille dans un sceau mais son âme qu’elle permet enfin de s’exprimer après des années à être muselée.
depuis la première fois depuis une décennie ou deux, niki a l’impression de compter pour quelqu’un. si avant niki se pensait reine du monde, au jour où son hallucination s’est cassée la gueule, ça a été le début de la fin. elle s’est rendue compte que ses amis n’en étaient pas vraiment, que nox était la cause de tous ses maux et qu’elle n’avait plus rien qui comptait vraiment. rien que daniel… daniel qui l’avait su cruellement rejetée, la femme incapable d’être femme puisqu’incapable d’enfanter. avec des excuses bidons, avec des mots froids et incompréhensibles.
les larmes se tarissent aussi rapidement qu’elles sont arrivées et elle bafouille un :
- je suis désolée. ça m’arrive pas, d’habitude.
elle se recule de quelques pas en frottant ses yeux plein de mascara – qu’elle fait indécemment couler, panda nouvelle génération ; génération torture, génération souffrance, génération renaissance.
et puis elle redresse le minois qui fixait l’asphalte dégueulassée par des milliers de pas et adresse un sourire étincelant à deva. parce que la guérison n’est pas encore effective, mais que les nuages se sont séparés pour laisser un peu de lumière les pénétrer. parce qu’elle prend conscience douloureusement de ce qu’elle est, qu’elle peut être intéressante sans toute cette couche de méchanceté et d’arrogance. que niki ne changera pas toute entière – c’est trop compliqué – mais qu’il est important de s’intéresser à autrui pour ne pas laisser les âmes se désagréger.
- allons-y !
elle hurle dans la nuit, s’abaissant pour prendre ses talons aiguilles vertigineux à la main et aller jusqu’au bout du monde.
- east vista ou neverland, peu importe.
tant que t'es là.
elle pouffe légèrement, l’alcool ayant cet effet lunatique sur niki ; peu importe qu’elle se fourvoie peut-être, mais deva semble être ce qui s’approche le plus d’une vraie amie en ces temps sombres.
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la nuit ne ment pas (niki)
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