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 échapper aux ombres (nikos)

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MessageSujet: échapper aux ombres (nikos)   Mer 18 Juil - 12:05

Les fantômes sont partout. Deva si pleine de vie se sent touriste du royaume des morts, oppressée par les ombres qui virevoltent dans son univers d'habitude si solaire. Ils prennent les traits des monstres qui ont perturbés sa vie, lançant l'engrenage d'une hargne qu'elle ne pensait pas avoir. Ils ont le regards des déceptions douloureuses qui laissent un goût d'amertume à tout ses rêves, des blessures qu'elle panse à renfort de névroses comblant le vide qu'on creuser les brèches. Et le plus souvent, ils ont la carrure d'un patron-automate aux effluves de jack, concurrence des piliers de bars du roaring lion, le même œil vitreux qui glisse sur eux sans les voir. Dans la nuée des êtres qui ont perdus leur consistance nikos semble être le seul qui s'éteint réellement, pas seulement dans les dédales de l'esprit de Deva mais dans la réalité. elle avait presque oublié qu'il était vivant il n'y a pas si longtemps, qu'il souriait parfois, qu'il était là. sans n'être qu'une ombre déambulant au rythme de ses jambes cotonneuses. Au déclin d'une lubie, une nouvelle s'est levée, il a soudain accaparé entièrement son esprit comme une quête confiée à ses mains malhabile. Éclair de génie né d'un énième soupir en le voyant bouteille à la main, peine aux chevilles. Presque une lumière divine, au moins un but – même éphémère – composition d'un plan en une seule étape et qui vivra verra. elle ne porte en bandoulière que a détermination quand elle choisi de ne pas ouvrir le lion et de monter directement chez nikos, des bagages légers qu'elle se plaît à penser suffisant, misant sur des airs convainquant qu'elle a travaillé devant le miroir comme on prépare sa scène de théâtre, répétant à outrance des mots qu'elle a déjà oublié, ne gardant dans son esprit que sa ténacité, des crispés prêt à enserré et ne rien lâcher. De cette hargne capricieuse que seule les adultes qui n'ont jamais vraiment grandit possède. Dans une demi-bienséance, elle consent malgré tout à frapper à la porte avant de l'ouvrir – sans attendre de réponse – les pieds dans l'antre qui lui assure au moins une fenêtre temporelle assez large pour parler longtemps – beaucoup – le faire réagir ou au pire, l'assommer de ces blablas incessants qu'elle sait si bien débiter. Passée maître dans l'art des conversations vides de sens.  « on a plus de whisky. Tu sais combien de pourboires je perds si j'ai pas de whisky à donner à Bob ? Il ne boit que ça. » Nez froncé jusqu'à la fenêtre qu'elle ouvre en grand, besoin d'air dans les relents de fond de bouteille de whisky qui macère. « non, tu t'en fiche puisque c'est toi qui le boit de toute façon. tu me dois tout ses pourboires, et il était super généreux, va falloir allonger les billets. » palabres râleuses qu'elle pense à peine, ça l'effleure vaguement qu'elle rechignerait pas à recevoir la générosité des clients mais l'idée est lointaine et le but bien plus proche, deva s'accapare l'espace, fait de grand geste, parle trop fort. S'impose dans l'atmosphère maussade, éclatante d'une candeur fatigante. Surjouerait presque l'imbécile heureuse s'il n'y avait pas déjà beaucoup d'elle-même dans ce rôle. « pourquoi t'es pas prêt ? dépêche toi, on a des trucs à faire. » décidant en quelques mots qu'il aurait dû savoir qu'elle allait venir quand elle n'en a rien dit, comptant sur un lien télépathique inexistant ou l'impression tenace d'avoir pourtant envoyé un message, jamais certaine pourtant que ce qu'elle pense soit réellement ce qui est. Tout n'est qu'un flou constant, mélange vide de sens depuis que les frontières de son esprit et du monde qui l'entoure ont été abîmées. « et oublie pas de te laver les dents. » le ton se veut définitif, rajouter une couche de parole entêtante pour faire mine de ne rien vouloir entendre d'autre qu'un oui – chef - . déjà accrochée à l'idée que cette journée marque un tournant, elle l'imagine grandiose. Fin d'un cycle douloureux, celui de nikos qui prend racine entre le coeur et l'âme, comme le sien, qu'elle noie dans l'intérêt qu'elle porte aux autres, qu'elle lui porte à lui aujourd'hui. Dans ses songes, aujourd'hui ressemble à l'aube d'instants meilleurs. mais ce ne sont que des songes  
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MessageSujet: Re: échapper aux ombres (nikos)   Ven 20 Juil - 13:21

Chaque jour ressemble à la veille. Qui ressemblera au lendemain. Ils défilent et ne se rythment que par les messages de Mila, les coups de fil de ses fournisseurs et les passages en coup de vent de Ike. Il a recommencé à se raser, passe de longues heures sous la douche. Parvient à sourire parfois, le temps d'un éclair. Brièvement, pas vraiment. Le Jack ponctué par le bédo lui permettent de passer de l'autre côté aux alentours de cinq heures du matin lorsque le soleil se lève. Il arrive à s'embrumer l'esprit suffisamment pour ne pas se souvenir immédiatement de tout ce qu'il a envie d'oublier mais les réveils sont difficiles, fiévreux. Il se réveille sans être capable de dire s'il a fermé l'oeil. Seuls ses cauchemars sanglants et plus glauque les uns que les autres sont autant de preuves qu'il réussit effectivement à dormir. Le reste du temps il erre tel un zombie entre son appartement et le lion. Lui qui n'a jamais été très loquace a pratiquement perdu l'usage de la parole. Répond aux clients et à Deva par des grognements, lorsqu'il daigne réponde. La seule à laquelle il accepte de parler volontiers c'est Mila mais ce n'était plus l'époque du lycée où ils étaient constamment ensemble, fusionnels. Chacun a sa merde à gérer et pas des moindres. Puis y a eu le retour de Gemma. Inespéré. Violent. Perturbant. C'est ce qui lui avait remis la tête sous l'eau au moment où il pensait pouvoir s'en sortir. Il se souvenait de tous les détails de cette fin soirée où elle était apparue dans sa robe d'été rouge sur le pas de sa porte. Les mots raisonnent tellement forts dans sa tête qu'il se l'est tapé contre le mur hier soir, de désespoir. Alors il a bu au point de descendre dans le bar pour piquer une fois de plus une bouteille derrière le comptoir. Deva risque de lui voler dans les plumes et à vrai dire c'est exactement ce qu'il se passe alors qu'il est allongé sur son canapé léthargique devant Fox News. Lorsqu'elle rentre en trombe dans l'appartement, il ne la regarde même pas, habitué maintenant à ses entrées remarquées. Moins fort, Dev... Mais elle ne l'écoute pas, elle ouvre la fenêtre en grand et il grimace quand un rayon de soleil se plante directement dans sa rétine, sans pitié. Elle parle de Bob, des pourboires qu'elle ne touche plus. T'auras qu'à prendre la différence dans la caisse, qu'il marmonne en tendant la main vers son joint il tire une énorme latte et plisse les yeux lorsque les particules de fumée viennent lui chatouiller les yeux. Bob boit même pas de whisky. Mais elle ne l'écoute toujours pas, elle le presse. Ils ont des trucs à faire. Nikos hausse les sourcils. Ah bon ? Il hésite à se lever un instant mais le regard que lui lance sa barmaid lui donne plutôt envie de s'exécuter avant qu'elle ne monte encore plus haut dans les décibels. Peut-être qu'il avait oublié un rendez-vous avec la banque ou un truc du genre, Deva prenait souvent les rendez-vous pour le bar. Elle était une excellente manager contre toute-attente. Elle prenait tellement son rôle à coeur qu'elle lui ordonna même de se laver les dents. Nikos hésite à se lever, il la regarde faire son cinéma et commence vraiment à se demander si il y a quelque chose qu'il a oublié. Mais attends, si toi t'es là... Qui gère le bar ? Peut-être que finalement elle n'était pas une manager si irréprochable que ça. Le Lion était connu pour être ouvert pratiquement 20h sur 24. C'était pour cette raison que son père avait toujours refusé d'ouvrir une cuisine pour le bar malgré l'attrait flagrant de Nikos pour la cuisine. Au moins en ne servant que de l'alcool et des starters ils étaient sûrs que le s gens finissaient par rentrer chez un tôt ou tard. Le fait est que toutes ses serveuses lui ont claqué entre les doigts, qu'il n'a pas encore annoncé à Deva et qu'elle allait devoir former une nouvelle pour la énième fois. Ce rendez-vous mystérieux serait peut-être justement l'occasion de lui parler des changements à venir pour le Lion maintenant qu'il était le seul propriétaire.

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MessageSujet: Re: échapper aux ombres (nikos)   Jeu 26 Juil - 2:37

elle ressent cette pointe de tristesse coutumière quand elle pose le regard sur nikos, une nostalgie d'un temps pas si lointain ou il ne laissait pas les courants l'emporter comme il le fait maintenant. Cette léthargie irritante qui donne envie de le secouer, l'obligeant à regarder le monde qui continue de tourner pendant que lui s'est presque arrêté de vivre. Enfermé dans un monde ou le temps n'avance pas à la même vitesse, des aiguilles ralenties – voir oubliées – par un cerveau endormis par les embruns d'alcool et de fumée. Pour pouvoir annihiler sa douleur, encore faudrait-il savoir réellement d'où elle provient, encore faudrait-il – aussi – qu'il le veuille. Des millions de suppositions et peu de certitudes. Des questions qu'elle ne pose pas, malgré la curiosité piquante, restreinte par ce respect qu'elle a pour lui, assez du moins pour ne pas envahir sa vie privée comme elle sait habituellement si bien le faire aujourd'hui encore en entrant chez lui sans prévenir. Mais c'est le respect surtout, d'une douleur qu'elle croit parfois infinie lorsqu'elle se perd en conjonctures hasardeuses sur la cause de tout ce foutoirs. Des raisons souvent imaginées au rythme des femmes qui passent – ou ne passent plus justement - au roaring lion cherchant toujours le patron. Elle reste dans l'ombre, à l'abri de sa tristesse comme si elle pouvait la toucher de manière indélébile, ou simplement parce que si deva excelle dans l'art d'être solaire elle ne parvient pas à l'être assez pour faire sortir nikos de son antre. Certaine d'ailleurs que peu en ont la capacité et qu'elle ne compte pas parmi celles-là. Les élues, elle les vu derrière son comptoir, place de choix pour les sentinelles qui deviennent invisible sitôt qu'elle ne sont que les sous-fifre servant les verres. Ces femmes là ont des yeux brûlants de ces flammes tantôt rassurantes comme l'âtre d'un feu d'hiver tantôt brûlantes comme un bûcher. Des cheveux longs, des courbes et des allures élancées. Jolie mais toujours vénéneuses. Créant les montagnes russe de nikos qui supporte mal les descentes. Elle ne sait pas, finalement, s'il noie réellement sa peine où s'il ne fait que remplacer une addiction par une autre. Moins fatale peut-être mais tout aussi meurtrière à la longue. « me servir ? t'es déjà défoncé ? » et c'est pas difficile d'avoir la réponse à sa question quand il attrape son joint pour tirer dessus, laissant flotter dans l'appartement des relents désagréable qui lui file la nausée. y a pas si longtemps, il suffisait qu'elle parle cinq minute de trop avec un client pour l'entendre crier son nom et lui passer un savon, maintenant il propose d'amasser les pourboires à même la caisse avec une indifférence qui l'exaspère. « et puis, t'en sais rien, ses habitudes ont peut-être changés. » Le soupir n'est pas feint, pas plus que l'agacement quand elle lui vole le cône pour l'écraser. Certainement pas habituée à jouer les adultes de leur duo, elle le plaindrait presque pour toute les fois ou il a dû gérer ses frasques à elle en parvenant à garder un calme relatif. « personne, les ivrognes devront passer la journée avec leurs femmes mais ils y survivront. Et toi aussi parce qu'on ferme pour la journée. » le ton léger qui ne souffre d'aucune inquiétude, sûre de son plan – faillible mais concret – avec une assurance qu'elle n'aborde pas tout les jours, deva masque les failles et les fébrilités, certaines que pour une fois c'est certainement pas elle qui à besoin d'aide. Demain peut-être, elle reprendra ses atours de petite fille maladroite aux tendances aguicheuses mais aujourd'hui, elle se veut roc, qu'au moins l'un d'eux tiennent debout correctement, qu'elle n'ait pas les gestes lents. « je sais que t'as abandonné toute idée de ponctualité depuis un certain temps mais on va bientôt être en retard et t'es attendu. » là non plus, elle n'offre aucune échappatoire pour se défiler lorsqu'elle attrape une veste qui traîne et la lui jette, donnant l'impulsion du départ imminent puisqu'il ne semble pas particulièrement enclin à sortir de sa torpeur par lui-même. « s'il te plaît. » d'un ton plus doux qui tempère son empressement qu'elle ressent quand elle ouvre la porte comme une invitation à sortir. Persuadée qu'une fois sortit de l'antre le reste sera d'une facilité si enfantine qu'elle l'idéalise sans doute.  
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MessageSujet: Re: échapper aux ombres (nikos)   Ven 27 Juil - 4:15

La brune qui virevolte dans l'appartement amène plus de vie en quelques minutes qu'il y en a jamais eu au cours des trois derniers mois. C'était peut-être la weed ou l'ivresse d'hier soir mais le fait est qu'il se rend compte pour la première fois d'à quel point elle est jolie. Ses traits fins, ses cheveux courts, elle est un courant d'air frais dans son monde barricadé duquel il peine à sortir. Il avait pourtant essayé d'échapper aux démons qui lui mordaient les chevilles. Il avait presque réussi. Quand il avait commencé à remonter la pente pour se sortir de cette impasse morbide, il avait fallu qu'elle débarque de nouveau dans sa vie. Il avait suffi qu'elle passe un pied dans son appartement pour bouleverser tout l'équilibre à peine retrouvé. Gemma avait réussi son tour de passe-passe à la perfection, elle avait comme d'habitude agi comme une tornade dans sa vie. Il se souvenait distinctement du sentiment d'apaisement qu'il ressentait encore quelques secondes avant qu'elle ne fasse son entrée. Ce sentiment de liberté retrouvée, si fragile mais pourtant bien présent tandis qu'il cuisinait en sifflant. Puis il l'avait vu au milieu de son salon et tout s'était effondré, le propulsant de nouveau dans son enfer personnel. Et c'était naturellement qu'il avait retrouvé le chemin de la bouteille et de l'herbe. Résigné à panser ses peines par les paradis artificiels. Non je suis pas défoncé. A vrai dire il ne sait même plus quand est-ce qu'il l'est et quand est-ce qu'il ne l'est plus. Si il se donne une limite de 10h30 du matin pour l'alcool, il n'en a pas pour la weed. C'est son premier réflexe au lever et son dernier rituel du coucher. Y a qu'à voir l'état du comptoir de la cuisine pour deviner à quoi il passe ses journées. Maintenant que son père a officiellement déménagé pour vivre avec sa petite amie, il n'a plus aucune raison de se cacher. Lui qui était si maniaque auparavant, qui ne supportait pas qu'une chose ne soit pas à sa place. Et pourtant le bordel dans lequel il vit maintenant en dit long sur sa santé mentale. Tout ici, en plus de son apparence physique, criait que quelque chose n'allait pas. Et que ça ne s'arrangerait sûrement pas en un claquement de doigts. Après la mort de Cece, il avait encore de quoi se raccrocher. Gemma. Puis elle s'était évanouie elle aussi pour mieux revenir. Et maintenant il n'avait plus aucune prise si ce n'est Mila, qu'il entrainait malgré lui dans sa chute. Rien ne va plus. Quand Deva lui apprend qu'ils seront fermés pour la journée, il réagit même pas. Avant il aurait vivement protesté, perdre une journée d'activité pour le Lion ça voulait dire continuer à enfler ses dettes. Et là il a pas la force de râler, de la reprendre, de jouer encore les patrons. Pour le moment il essaie surtout de se rappeler du fameux rendez-vous qu'elle prétend avoir fixé pour lui. Elle lui jette une veste et il l'attrape au vol, éclair d'énergie dans sa léthargie suicidaire. Il enfile la veste mollement avant d'étendre son joint dans le cendrier déjà surpeuplé. Il en profite pour ouvrir la fenêtre. Avec un peu de chance lorsqu'il reviendra, l'appartement sera animé d'un nouvel air frais. Ok mais on prend un taxi, j'ai pas envie de conduire. 

Vingt minutes plus tard, le taxi les dépose sur un parking bordé de petits commerces. Nikos n'est pas très familier avec ce coin du centre-ville. A cette heure-ci les rues sont quasi-désertes. Un homme tatoué d'environ 1m80 leur jette un coup d'oeil étrange avant de rentrer par une porte discrète entre un toiletteur canin et une épicerie de quartier. Sur une plaque on peut lire "Crescent Heights Common Room". Une salle commune ? Sérieusement ? Impossible qu'ils aient rendez-vous ici. Nikos regarde autour de lui. Il se retourne vers Deva, les mains dans les poches las. Le soleil tape fort aujourd'hui et pourtant il frissonne légèrement sous sa veste et des sueurs froides commencent à accroître son malaise. Le manque peut-être. Il était tellement, tellement bas. Bon, c'est quoi ton rendez-vous ? Une deuxième personne entre par la porte, c'est une femme d'une cinquantaine d'années aux traits burinés, sûrement native américaine. Il y en a peu ici mais ils sont toujours là. Malgré leur communauté gangrénée par l'alcoolisme et la criminalité. Comme quoi y a pire. Y a toujours pire.

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MessageSujet: Re: échapper aux ombres (nikos)   Mar 31 Juil - 9:20

ok c'est tout ce qu'elle entend. Victoire mélodieuse qui laisse éclore un sourire. Taxi, bateau, roller, tout ce qu'il voudra pourvu qu'il sorte d'ici. Qu'il se laisse entraîner assez loin pour parvenir à discerner les rivages, ces étendus de sables ou il pourra s'échouer. Quitter, peut-être, les eaux tempétueuses qui le noie trop vite. « ça me va » tout lui va tant la manche gagnée lui suffit, comme si elle avait réussi à passer l'étape infranchissable quand la prochaine semble pourtant bien moins douce. Préférant croire qu'une fois dehors il trouverait ça idiot de rebrousser chemin, comptant peut-être davantage sur les scénarios bâtis en rêve que la réalité jamais à la hauteur de ses espérances. Elle se voudrait calme et sereine, mais les vingt minutes dans le taxi font monter crescendo un stress latent qui affleure son myocarde. Décharge électrique qui entraîne des battements affolés au gré de son esprit à l'imagination fertile qui passe en revue beaucoup trop de finalités désastreuses. Empressée soudain de sortir du véhicule, aspirant l'air frais comme les ivrognes descendraient leur verre. « bonjour. » enjouée, saluant d'un sourire qui ne reçoit aucune réponse, la femme disparaît derrière la porte qu'ils s'apprêtent à suivre. Elle se referme sans bruit au moment ou deva pivote, ne détachant pas de ses lèvres la bienveillance sereine qu'elle veut afficher avec l'assurance fébrile qui laisse infuser le doute de sa réaction malgré tout l'entrain qu'elle voudrait y mettre. « une réunion. » détache le mot avec délicatesse, comme le début d'une évidence qu'il doit déjà sentir, flairer sans l'avouer. Discernant dans le mystère qu'elle fait du rendez-vous, l'empressement qu'elle y met et le lieu ou ils se trouvent la vérité qu'elle lui impose. Sondant ses yeux foncés, cherchant peut-être à tâtons, dans la courbe de sa pupille, les limites à ne pas franchir et les bons mots à prononcer. Ses bras ballants s'enfoncent dans ses poches, unique signe d'un malaise qui la prend, aucun effroi face à la confrontation, craintive plutôt de le voir filer entre ses doigts avant d'avoir pu faire un bon dans la bonne direction. Et dans ces instants maladroits ou deva avance à tâton elle n'use que de ce qu'elle maîtrise à la perfection : les mots creux qu'on enchaîne jusqu'à l'overdose. Qui n'ont, sans doute, de sens que pour elle, au début du moins. « tu sais que ma mère invite un nouveau mec presque tous les soirs ? Assez souvent pour que je connaisse bien les culs de la moitié de la ville sans les avoir jamais touchés. » le rire est franc, la remarque maladroite. la normalité de son monde à des allures de débauche quand on ne vit pas dans la maison des Klein. « j'crois qu'elle a peur d'être toute seule. Avec ses pensées. » un peu comme toi, elle voudrait dire. Une addiction qui n'est pas la même mais cause les mêmes dommages. qui use son âme bien plus que son corps depuis des années déjà, indifférente au monde qui continue de tourner sans elle. Une bulle assez proche du réel pour laisser croire qu'on en fait encore partie mais l'âme toujours embrumée par les effluves de luxure - ou d'alcool - par le plaisir éphémère d'un instant d'oubli qui détache un peu plus l'esprit de la vie. Celle qui ne s'arrête jamais, creusant le gouffre entre les univers si rapidement qu'en ouvrant enfin les yeux l'écart sera trop important pour retrouver ce qu'on avait laissé derrière soi. « peu importe, ce que j'veux dire c'est qu'elle a arrêté de prendre soin d'elle pendant si longtemps que maintenant elle n'est heureuse que comme ça. et t'es en train de faire pareil. » se complaire dans un semblant d'existence que l'une s'imagine pleine d'aventure, que l'autre apprécie dans toute sa léthargie. peu importe le flacon pourvu qu'on ai l'ivresse et pour les accrocs c'est tout ce qui compte. endiguer les douleurs pour l'ivresse d'un plaisir - éphémère - qui dévore. « y a des gens qui ont compris que ça suffisait pas pour vivre. Pas même pour survivre. Et t'as besoin de le comprendre aussi, on est là pour ça. » pour toi. ouvrir les yeux sur les failles et reposer la bouteille. exhumer les démons, ré-insuffler la vie. sinon une victoire, un pas vers la lumière.
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MessageSujet: Re: échapper aux ombres (nikos)   Jeu 9 Aoû - 2:42

Il s'attend à tout avec elle. Elle est la matérialisation de son exact contraire. Il n'existe sûrement pas plus différent que Nikos et Deva. Elle est capable du meilleure comme du pire, elle est spécialiste de la logorrhée verbale tandis que lui peine à aligner quelques mots. Il la regarde saluer la dernière femme entrée entre l'épicerie de quartier et le toiletteur canin. Intrigué, il hausse les sourcils. Tu la connais ? Il est sûr que non, Deva est tellement le genre à saluer des inconnus dans la rue juste pour le plaisir de le faire. Elle est l'imprévisibilité même, l'euphorie des soirs d'été tandis qu'il est sombre et chiant comme un jour de pluie. Là sur ce parking lot, les deux opposés campent sur leur position. Une réunion, qu'elle prétexte et Nikos essaie de comprendre quel genre de réunion ils pourraient avoir tous les deux à cette heure-ci dans cette partie de la ville plutôt que de vaquer chacun à leurs occupations, les siennes constituant à entendre le doux bruit d'une bouteille de Jack. Il lui donne quelques secondes pour décliner les raisons de leur venue ici sans quoi il n'aura aucun scrupule à choper un taxi ou un bus ou n'importe quoi en sens inverse. Quel genre de réunion ? Deux autres personnes pénètrent au même endroit que les précédentes et il a peur de commencer à comprendre ce qu'il se trame. Non, elle aurait jamais osé. Il est à deux doigt de la confronter lorsque sortie de nulle part, Deva se met à parler de sa mère. Il a l'impression qu'elle se recroqueville un peu sur elle-même à la mention de ce qu'elle qui lui a donné la vie mais fidèle à lui-même Nikos reste neutre, le visage impassible. Ce qu'elle finit par confier est drôle, de la manière dont elle le dit mais surtout infiniment triste. Sans le savoir, Deva distille les raisons de ce qu'elle est. Elle explique en quelques mots pourquoi est-ce qu'elle affectionne tant sa place derrière le comptoir du Lion et pourquoi elle trouve si grisante toute l'attention qu'elle reçoit et qui horrifie habituellement Nikos. Il ignore où elle veut en venir mais même si c'est une brêle quand il s'agit du spectre des sentiments humains il sait reconnaitre les opportunités de fermer sa gueule. Celle-ci en est définitivement une. Au lieu de ça, il a l'impression de voir Deva pour la première fois. Il a peu de mal à imaginer les conséquences d'une mère volage sur sa fille et l'image qu'elle se fait des hommes. A l'avenir, il sera peut-être moins chiant avec elle. Il semblerait qu'elle ait pas besoin de ça. C'est... C'est putain de triste Dev. Je suis désolé. Il est nul à ces trucs-là, il sait jamais vraiment quoi dire mais c'est vrai, il est désolé qu'elle ait une mère qui semble tellement merdique. Mais c'est la suite qui le prend de cours. Nikos ne s'attendait pas du tout à ce qu'elle dresse un parallèle entre sa mère indigne et lui. Nikos recule d'un pas sans même s'en rendre compte. Quoi ? De quoi tu parles ? Il la regarde, puis regarde de nouveau la porte de la salle commune. Il commence à réaliser ce dont il se doutait un tout petit peu en voyant les gens défiler pour rentrer dans ce lieu. Ne me dis pas que c'est une réunion pour les alcooliques anonymes. Il avait cru toucher le fond le jour où il avait littéralement planté un couteau dans le dos d'un homme. Il avait pensé toucher une nouvelle fois lorsque Gemma lui épongeait le visage alors qu'il était étendu sur le sol de sa salle de bain après avoir vomi ses tripes. Mais il faut croire que la descente aux enfers n'était pas terminé. Pas sans le coup final de Deva. Ni une, ni deux, il tourne les talons dans la direction inverse. Jamais il ne mettrait les pieds dans un truc pareil. S'il se rendait compte qu'il avait le lever de coude facile avec le Jack, il n'en était en aucun cas au stade d'admettre qu'il a un problème ou autre connerie dans le genre. Ce sera sans lui. Définitivement sans lui. Ca serait irrévocable et c'était tellement blessant de penser qu'elle le considérait comme un de ces types complètement paumés qui ne pouvaient s'en sortir seul. De rage, il shoote dans une poubelle qui s'explose par terre, attirant les regards choqués des passants. Il finit par arrêter sa course sur un banc, il s'y asseoit, avant de se prendre la tête entre les mains. Il n'en revient pas. C'est pathétique. Lui qui avait tout fait pour garder sa vie sous contrôle toute sa vie, sa maniaquerie, sa discipline... Et c'était ça qu'on retenait de lui ? Son amour pour le Jack ? Je savais que je faisais pitié ces derniers temps mais à ce point...

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MessageSujet: Re: échapper aux ombres (nikos)   Jeu 16 Aoû - 8:27

il est là, l'instant qui compte. Celui qu'elle craignait mais qu'elle affronte avec un calme singulier, se contentant de secouer la tête quand il demande si elle la connaît. Sourire ineffaçable de ses lèvres. Elle la connaît pas, elle voudrait dire, et alors ? Elle dirait bonjour à n'importe qui pourvu qu'elle en ressente l'envie, contrebalançant avec l'air grincheux de nikos qui ne fait toujours pas le lien. Y a son rictus qui vacille, rien qu'un peu, quand il se demande à quel genre de réunion ils sont, elle voudrait faire les gros yeux comme s'il pouvait comprendre plus vite. Faire le lien évident entre les réunions dans une salle comme celle-ci et les problèmes qu'il traîne derrière lui comme des boulets. Et dans le fond, il sait, elle en est sûre. Quelque part dans le fond de ses tripes, ou dans un recoin de son esprit, il a la réponse. Il n'est simplement pas prêt à l'entendre. Alors plutôt que de faire céder la digue qui retient la vérité, dev la contourne habilement, la caresse et la frôle à renfort de babillages intempestif. Broder l'histoire de sa vie comme si c'était un cas d'école, un apprentissage en petit pas pour mener nikos jusqu'au point final. Parce qu'elle ne peut pas – ou n'ose pas – simplement dire alcoolique anonyme, pas si vite quand il semble encore apprécié sa présence avant la vérité. « Quoi ? Non, c'est pas grave. » elle balaye la compassion d'un geste de la main, y a longtemps déjà qu'elle ne prête plus attention aux répercussions psychologiques qu'on provoqué son enfance, comme si elles n'existaient pas tant qu'elles ne les nomme pas comme telle quand bien même elles ont pourtant prit trop de place - depuis bien trop longtemps -. C'est l'avantage des problèmes qui ne vivent qu'à l'intérieur de soi, on ne les voit pas. Ceux de nikos sont si visible qu'elle a l'impression de ne voir plus qu'eux maintenant. Et d'être, sans surprise, la seule à les voir. Elle reste figée, bouche bée prête à lui répondre quand il tourne déjà les talons, sa main tendue dans le vide, il lui échappe déjà. ça devait pas se passer comme ça c'est tout ce qui tourne dans son esprit, pourtant consciente que c'était le scénario le plus évident autant que celui qu'elle espérait le moins. Y a que le bruit de la poubelle qui s'échoue violemment au sol qui la ramène à l'instant présent comme une bourrasque dans son dos qui entraîne ses pas dans une course jusqu'à lui. Il s'est arrêté mais elle se presse quand même, craignant peut-être qu'il ne la voit venir trop longtemps a l'avance et en profite pour fuir. Espérant le rattraper, ou qu'il aille. Parce qu'elle ne peut pas le laisser maintenant. « tu fais pas pitié. » glissé du tac-o-tac puisque c'est ce qu'il faut répondre, des règles de politesse qu'elle connaît bien mais dont l'hypocrisie lui écorche la langue. Un presque-mensonge qu'elle refuse de laisser traîner quand elle s’assoit à côté de lui dans un soupir. « enfin, peut-être un peu mais c'est pas pour ça que je t'ai emmené ici. » c'est pas pour l'image qu'il renvoi, c'est pour celle qu'il renvoyait avant. Si elle avait cru un instant que le nikos sobre et assuré aurait apprécié celui qu'il est devenu, si pendant ne serait-ce qu'une seconde il avait eu l'air heureux elle aurait pas eu le même courage pour l'emmener jusqu'ici. Elle  a jamais réussi à discerner toutes les facettes de sa personnalité, elle sait au moins qu'au fond il a pas envie de ça. Et au fond d'elle, elle sait surtout qu'il vaut mieux que ça. « t'as besoin d'aide. c'est pas grave mais c'est important. Et c'est pas parce que tu me fais pitié qu'on est ici mais parce que tu regretteras de pas l'avoir fait si t'y vas pas. » pas ce soir, pas même demain, mais un jour. toujours lorsqu'il est trop tard, que la peau est déjà marquée par les excès, qu'on a laissé passé trop d'années de sa vie. Jamais à temps, trop occupé à gérer sa peine pour voir sa santé. Elle sera jamais une sauveuse deva, mais elle sait au moins ça. Et tout ce qu'elle peut faire, à son infime échelle, c'est de le lui dire parce qu'elle aura pas la force de le porter pour l'asseoir sur une foutu chaise. Elle ne peut que parler, cœur battant en toute sincérité. Ses airs doux qui ne la quitte jamais et le début d'un sourire qui se veut rassurant quand elle le regarde. « tu détestes la moitié des habitués du lion, c'est pas pour devenir comme eux. » glissé là, humour léger qui n'en est pas moins vrai. Pas certaine de grand chose, seulement qu'il vaut mieux que ces gens-là, qu'il mérite mieux, surtout.
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Nikos Avergopulos




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MessageSujet: Re: échapper aux ombres (nikos)   Mar 21 Aoû - 2:44

Ironie du sort, une canette de Budweiser déformée provenant de la poubelle qu'il vient juste d'envoyer valser sur le trottoir roule jusqu'à lui. L'ironie n'est pas difficile à deviner, c'est la première fois de sa vie qu'il a l'impression de se faire narguer par un objet inanimé. Une brise se lève, contrastant avec son front brûlant. Il ne veut pas rouvrir les yeux, il aimerait disparaitre dans un endroit où personne ne viendrait le chercher. Où il pourrait se noyer dans du Jack sans qu'on agite une main vers lui au dessus de la surface. Il avait l'habitude qu'on le laisse sombrer, ou d'aider les autres à ne pas le faire. Depuis la mort de sa mère, il ne se souvenait pas qu'un jour quelqu'un se soit soucié de son bien-être au point de le pousser dans ses retranchements, de prendre le risque de le heurter comme venait de le faire Deva. Il lève la tête vers elle et la regarde. Ce petit bout de nana qui n'a peur de rien. Il l'admire quelque part. Pour cette manière qu'elle a de donner l'impression que vivre dans ce trou à rat avec une montagne de problèmes n'est pas si difficile. Ouais, Deva elle rend des circonstances pathétiques presque idéales avec ses yeux de biche. Il savait qu'elle avait quelques Daddy issues, quelle nana n'en a pas dans cette ville. Sauf que les conséquences de sa famille dysfonctionnelle c'était juste elle en train de rire aux blagues des meilleurs piliers de bar de la ville. Ce n'était pas une bouteille de Jack et un pochon de weed sur sa table de nuit. Peut-être qu'il y avait effectivement une manière de gérer toute la merde qui lui arrivait autre que sous la forme d'une bouteille de whisky. Il venait clairement de toucher le fond, se faire escorter jusqu'à une réunion d'Alcoolique Anonyme par une fille qui bossait pour lui, qui était donc par conséquent censée compter sur lui, c'était la définition même du pathétisme. Il n'est pas sûr de pouvoir réussir à la regarder de nouveau dans les yeux un jour après ça. Peut-être parce qu'elle avait vu un peu trop clair en lui. Elle lui parle de regrets et elle a même pas idée à quel point Nikos est familier avec le concept. Il est plus à ça près. Il n'arrive pas à se voir pénétrer dans cette pièce au milieu de tous ces inconnus. Lui qui déteste parler de lui-même. Se faire arracher les ongles un par un lui parait beaucoup plus appréciable que de parler de ses problèmes en public. Elle lui demande l'impossible. Non j'ai pas besoin d'aide, j'ai juste besoin de temps pour digérer tout ce qu'il s'est passé ces derniers temps. Tu sais pas... Si tu savais ce que j'ai fais... Je veux dire ce que je vis. La dernière chose qui doit arriver ça serait de commencer à s'épancher sur le squelette, ou plutôt le cadavre calciné, qu'il a dans son placard. Il regarde de nouveau l'entrée où une nouvelle personne s'engouffre. Non. Il ne peut pas passer cette porte. Ca voudrait dire qu'il était encore plus faible que ce qu'il croyait. Ça voulait dire que non seulement il n'avait pas encore touché le fond mais qu'il continuait à le dévaler. Pourtant c'est la dernière phrase de Deva qui raisonne juste. Il tourne lentement la tête vers elle, la regarde un instant. Elle vient de viser juste. Je les déteste pas, c'est juste que je les trouve... Il cherche le bon mot. Lâches. Il n'a jamais été assez intéressé par les gens pour émettre de jugement à leur égard. Jamais de manière condescendante en tout cas. Nikos est du genre à prendre les gens comme ils sont car il ne sait pas faire autrement. C'est l'indifférence qui le gouverne, parfois l'empathie. Rarement quand même. Le fait est qu'il a pensé un million de fois que ces mecs devaient sûrement être doué à autre chose que lever leur coude et pourtant c'était tout ce qu'ils parvenaient à faire de leur vie. C'est ce qu'il avait vu tout au long de sa vie, et Deva avait raison. Par une logique de mimétisme inconscient c'était exactement ce qu'il était en train de faire. Etre lâche, parce qu'il n'arrivait pas à se souvenir des raisons qui l'avait fait apprécié la vie de temps en temps. Avant le décès de Cece et le meurtre de Fiedler. C'est peut-être cette idée qui provoque un semblant de déclic. Le chemin est long, mais c'est une belle esquisse d'amorce. Qu'il n'est pas prêt à mettre en pratique dès aujourd'hui. Je peux m'en sortir tout seul. C'est gentil de t'être inquiétée pour moi mais ça va aller. Il pousse un long soupir tandis qu'il se redresse sur le banc. Il a un peu honte de son accès de colère maintenant, il a envie de se casser d'ici. Et vite. Il est pas prêt d'oublier ce détour dans ce quartier qu'il connait pas. Mais pour le moment il ne peut pas y rester. C'est trop. Si je te promet qu'un de ces 4 j'y passerai une tête, t'accepteras de te barrer d'ici pour aller prendre un petit-dej chez Denny's ? Je t'invite.

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MessageSujet: Re: échapper aux ombres (nikos)   Jeu 23 Aoû - 22:35

Les yeux posés sur l'arrondis de ses ongles qu'elle scrute avec trop d'intérêt, elle voudrait se fondre dans le creux de ses mains et disparaître un instant. Assez longtemps pour lui laisser l'occasion de souffler sans que sa présence ni l'ombre de la réunion qui plane derrière eux. L'air est épais de cette tristesse qu'elle a l'habitude de sentir quand elle est vers nikos mais avec l'impression tenace que cette fois ça vient d'elle. Presque démunie quand elle ne sait plus quoi faire, encore moins quoi dire, qu'elle a pas les cartes en mains pour apaiser les yeux orageux qui masquent les troubles intérieurs. Qu'elle peut rien faire de mieux – et ce n'est pas assez – que d'être là dans cet ombre dans laquelle elle se fond à attendre qu'il le veuille ou bien qu'il tombe. Les doigts déployés pour l'aider un jour. Quand il le voudra bien. Elle à rien de mieux à offrir deva, rien de plus que la promesse silencieuse de veiller sans qu'on le lui demande et de tendre la main quand les eaux qui l'entraîne parviendront à le noyer. Parce qu'il a pas tort dans le fond, elle sait pas, elle sait rien.  Elle imagine, observe, suppose. Au mieux, elle rêve. Rien n'est ancrée dans la réalité. Elle a parfois du mal à savoir quoique ce soit au sujet de sa propre vie, improbable d'être capable d'en savoir sur celle de nikos et ils ne sont pas de ceux qui s'épanchent sur leurs vies respectives. Coincé dans la bulle du roaring lion comme si l'existence de l'autre hors du bar était improbable. Elle ne sait de lui que ce qu'en montre le patron, ce que les allers et venues expriment parfois sans un mot. Le mal qui le ronge, elle ne peut que le voir agir sans en connaître la source, incapable de s'attaquer au nœud du problème – s'il n'en avait qu'un – seulement à nettoyer la surface en espérant qu'il veuille lui-même faire le travail de fond. Elle voudrait avoir une formule toute prête pour apaiser les tourments mais rien ne vient, elle se contente de fixer son profil, la peine aux tripes. Empathie douloureuse tant elle se sent désolée de ne rien pouvoir faire. je peux m'en sortir seul. son sourire est amer, sa confiance vacillante. Il promet, maintenant mais demain ? Au prochain verre, quand il achèvera une nouvelle bouteille ? Quand une autre lame de fond l'entraînerait plus loin encore ? « c'est pas parce que tu peux que tu le dois. » plus un murmure, éclat de voix qui se veut discret, qui voudrait se loger dans son esprit assez longtemps pour qu'il l'entende comme une litanie quand il en aura besoin. Des mots qui s'envolent, emporter par le soupir de nikos quand il se redresse. Et si deva n'est pas une lumière elle n'est pas stupide non plus. L'instant est perdu, l'occasion manquée. Derrière eux, la porte se referme sans doute sur le dernier arrivé avant le début de la réunion, et elle est là, dehors. Et lui aussi. La presque-promesse de nikos ne suffit pas à lui faire décider si c'est un échec cuisant ou un premier pas. Pas plus que la réponse qu'elle cherche à lire dans ses yeux, le mensonge de celui qui ne croit à aucune rédemption ou l'espoir germant dans ses pupilles. Peut-être ni l'un ni l'autre, simplement le reflet de son envie de boire dès qu'il rentrera. Y a des heures pour forcer le destin. Mais pas aujourd'hui. Elle sait qu'il vaut mieux suivre ceux qui fuient plutôt que de les retenir, un mantra qu'elle applique depuis longtemps déjà. Même si d'habitude, c'est différent, le rythme est le même. S'armer de patience et laisser le temps filer jusqu'à la ligne d'arrivée. « si tu me prends par les sentiments. » déjà debout sous le coup d'une impulsion, elle suspend à ses lèvres un sourire solaire. Ils ont rien à faire ici, pas sur un banc du moins. S'il passe pas la porte grâce à elle, elle peut au moins – peut-être – offrir un instant de paix, même éphémère. Si nikos est de plomb, deva se fait plume autour d'un petit-déjeuner aux allures de bulle qu'elle s'évertue à rendre plus sereine. avant le retour au réel
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