les rps libres
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 One day I'd feel it too.

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Identité : laura
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MessageSujet: One day I'd feel it too.    Dim 12 Aoû - 14:33

LIBRE.


L’écran de son téléphone ne cesse de s’allumer, coincé entre ses doigts fébriles et nerveux comme un discret appel à l’aide lumineux. Les messages sans réponse s’accumulent. Leone s’est jurée de ne plus jamais répondre, bien décidée à garder la tête sous l’eau. Son silence est sa futile révolution parce qu’elle a toujours l’impression que l’univers devrait tourner autour d’elle. Mais elle se sent trop acquise pour ses proches, comme si elle incarnait l'habitude ou la banalité. Un tableau de second plan sur lequel on ne s'arrête plus parce qu'on le connait par coeur. Une vague de dégoût la parcourt rien qu'à l'idée d'être devenue un pilier quotidien. Il lui faudra néanmoins du temps pour reconstituer sa fierté, recoller avec minutie les morceaux de son ego qui a éclaté en plein vol. Elle s’allume une clope devant la devanture du bar, décidant de devenir subitement candidate au cancer. Leone ne sait pas très bien ce qu’elle fait là, elle s’est contentée d’errer à la cherche d’une activité avec la même énergie qu’un aigle guettant une proie facile. Tout était plus aisé avant. Ecrasant son mégot, la poupée ne tarde pas à faire son entrée avec modestie. Elle offre un sourire rempli d’hypocrisie au barmain lorsqu’elle s’installe, parce que c’est surement ce qu’elle sait faire de mieux, l’actrice. L’américaine tente d’occulter l’état des lieux et la population locale avec un mépris qui méritait une gifle. Y a toute son arrogance qui refait surface lorsqu’elle est dans de mauvaises dispositions. Ses ongles manucurés martyrisent le bar de médiocre qualité selon elle. Ses opales se contentent de balayer l’horizon sans trouver un point d’accroche suffisamment intéressant pour elle. A défaut d’être stimulée intellectuellement, elle accepte de s’enivrer pour tenter d’oublier le douloureux retour aux sources qu’elle subit. La brune commande la première boisson de la « carte ». Ce mot semble être trop classieux pour l’établissement. Le verre ne tarde pas à faire une apparition sous son regard septique. « Et les traces ? » elle se contente d’annoncer en refusant le verre dont la propreté semble être remise en cause par la poupée qui cherche uniquement à déverser sa frustration sur un autre être que le sien. Le barman fera bien l’affaire. Un mouvement capte son attention pourtant difficile, elle daigne tourner son minois vers sa gauche.


Dernière édition par Leone Duncan le Jeu 16 Aoû - 12:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: One day I'd feel it too.    Lun 13 Aoû - 15:53

Nouvelle promesse faite à soi-même que l'on laisse se noyer dans la faiblesse de l'homme. Ryker ouvre la porte du bar avec cette prestance du type qui a tout perdu mais qui marche encore sur des braises sans sourciller. Des regards se posent sur lui, connaissent son attirance naturelle pour l'alcool tandis qu'il s'avance, passant une main dans ses cheveux pour tenter de les discipliner. Son regard atteint le barman, son corps lourd s'écrase sur un siège  alors qu'une voix attrape au vol son attention. Il fixe de ses yeux sombres la scène avant de se rendre compte du cinéma de la brune et de tendre la main pour prendre entre ses gros doigts le verre qu'elle refuse. C'est bon, je prends. Diaz a toujours eu du mal à supporter ce genre de comportement. Encore plus depuis qu'il vit seul et que la plupart de ses soirées se résument à se prendre des bitures. Il est l'image même du type sans la moindre classe. Nonchalant, une clope au le bec, le barman se penche vers lui, connaît le spécimen et lui enlève la cigarette des lèvres pour l'écraser dans une coupelle à café vide. Les traces, Ryker ne les remarque même pas tandis qu'il boit une gorgée du breuvage dans une grimace qu'il ne retient pas. C'est quoi cette boisson de gonzesse. En dehors du whisky et de la bière, rares sont les fois où il s'aventure ailleurs. Son regard dégringole instinctivement sur un téléphone qui s'allume sur le bar.

Le brun donne un coup de menton en direction de l'appareil. Voyant qu'elle ne répond pas, plongé dans son ennui qui le rend indélicat et faussement curieux, le maton élève à nouveau la voix. Si c'est ton mec, je peux répondre à ta place. Il s'y connaît maintenant en histoire de couple qui ne tient plus la route. Il peut lui faire un exposé sur le divorce, sur ce que cela fait de se rendre compte qu'on a vécu des années dans un mensonge qui porte le nom de mariage. Accoudé au bar, son visage prend appui sur sa main qui lui sert de levier pour empêcher sa lourde tête pleine de cauchemars de s'effondrer. Ryker se fiche bien des grands airs de cette gamine et lui fait l'affront de sa présence odeur nicotine. Malgré tout, il ramène son verre à ses lèvres et plante son regard sombre dans le sien. Elle est son genre, ce doit être pour ça qu'il prend la peine de s'attarder à ses côtés. Rares sont les jolies filles dans le coin. La plupart des créatures présentes dans ce bar sont bedonnantes et atteintes de calvitie.
Lui il a juste la moustache, c'est déjà pas mal.
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MessageSujet: Re: One day I'd feel it too.    Jeu 16 Aoû - 12:03

Elle n'est pas prête à négocier sur le standing minimum qu'elle exige parce qu'elle a déjà fait des concessions en venant s'accouder ici. Le gentleman de la boisson qui se manifeste. Grand bien lui fasse. Leone reste le regard ancré sur le barman sans se tourner le bon samaritain parce qu’elle ne les supporte plus. Ceux qui arrondissent les angles derrière les sillages de colère qu'elle laisse. A la place, elle commence des shots. Trois. Elle indique le chiffre d'un geste gracieux de la main, ayant décidé que le barman était un peu lent avec sa matière grise. Les verres étant plus petits, elle a bon espoir qu’ils se révèlent propres. Elle roule des billes avec insolence suite à la remarque clichée de son voisin pas si gentleman que ça. « Ca tombe bien puisque j’en suis une » articule la poupée avec une certaine ironie. D’ailleurs… « C’est sûrement pour cette raison que tu es assis ici » elle souligne avec bon sens avec un rictus vaguement sarcastique. Il lui rappelle que son téléphone qui menace de saturer face à tant d'agitation interne. Son minois s'éclaire un instant. Elle esquisse un sourire discret à l’entente du pompeux mot copain. Leone l’a complètement vidé de sa substance par les années en acceptant d’offrir ce titre à quelqu’un d’autre uniquement lorsqu’elle y trouvait un intérêt et et non par sentiment. Cérébrale et pas sentimentale. « C’est mon pas-encore-amant » Elle déclare, précise avec futilité, en pivotant enfin un peu vers lui pour lui toiser involontairement. Parce qu’elle a toujours tendance à jauger son interlocuteur afin de se moduler. Ses opales le scrutent tandis qu'elle se demande si cela vaut réellement le coup de faire la maline face à une telle carrure. Sauf qu'elle n'a de respect pour personne et encore moins elle-même. « Mais la prochaine fois que j’ai besoin de tes services, je t’appelle » elle répond de son doux soprano comme la femme de pouvoir qu’elle était ailleurs. Mais pas ici, dans cette ville dont l’ambiance lui compresse la colonne vertebrale et dont l’air empêche ses poumons de se gonfler. Elle l'observe un moment sous ses longs cils en tentant de lui inventer une vie, une histoire ou même une utilité même temporaire pour sa personne. « Tu t'ennuies ? » elle lui demande soudainement, pour venir boire tout seul dans ce trou. Elle est dans le même cas, mais elle affiche clairement sa détresse intellectuelle marquée au fer blanc sur l'épiderme de son front.
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MessageSujet: Re: One day I'd feel it too.    Lun 20 Aoû - 16:24

Son insolence lui saute immédiatement au visage. Ryker la fixe, plante ses pupilles sombres sur ses traits et cette beauté avec laquelle elle doit en embobiner plus d'un. Lui, il se dit qu'il a au moins la chance d'être immunisé. Diaz est trop vieux pour se laisser avoir par des princesses aux mille paillettes. Elle aussi terminera vieille et laide comme toutes les autres, comme son ex-femme qui n'a plus rien pour elle. Lui aussi ne vaut plus grand chose, c'est ce que fait le temps aux hommes et aux femmes qui tentent de le défier. La vie à elle seule est une provocation. Le brun l'écoute, termine ce verre qui ne lui revient pas pour commander une bière, fin de mois oblige, le whisky lui reviendrait trop cher. Surtout après cette boisson dégueulasse qui risque de lui coûter un bras. Ce qui lui manque le plus de son ancien job reste le salaire ; grâce à lui il pourrait picoler pour double et avoir des gueules de bois mémorables. Parfois il se modère juste à cause du porte feuilles, ça l'emmerde. Comme cette gamine qui le prend de haut alors qu'il en a vu d'autres de sa trempe. Il lui adresse un léger sourire lorsqu'elle lui fait la remarque qu'il est assit ici seulement parce qu'elle est jolie. Pas besoin de se défendre, la môme a raison. Ryker tente parfois de profiter de leur présence fraîche. Les gamines l'aident à raffermir ses sentiments flétris. Parfois, il en a marre de son rôle de vieille carne.

M'ennuyer ? Il boit quelques gorgées de sa bière. Il n'y a en réalité que les corps jeunes pour s'ennuyer. Ryker est une âme vieille qui apprécie ce que la lenteur a à lui offrir, qui laisse du temps au temps, qui ne craint pas de perdre de longues minutes à ne rien faire, à plonger dans le vide de la solitude. Venir me bourrer la gueule quelques soirs par semaine, c'est mon programme naturel. Les habitudes ont la vie dure comme on dit. Il soupire, ne goûte au soulagement qu'en retrouvant l'amertume de la bière. Et toi, tu te donnes de la contenance en étant méprisante ? Tu nous joues le schéma de la fille qui cherche à combler un vide, c'est ça ? On est tous un cliché, t'en fais pas. Le vide qu'a laissé un homme en la quittant peut-être. Ou alors l'amour d'un parent qui n'existe pas. A moins que ce ne soit la simple peur de la solitude. Ryker est certain d'une chose : cette gamine n'est pas là seulement pour la beauté du geste. Personne n'est là par hasard, les heures souterraines sont des lieux sombres dans lesquels les démons les plus coriaces viennent danser avec nos âmes. Elles sont reposantes, enivrantes.
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