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overthinking; avec silence st-clair

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 heart-shaped box (ferdie)

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- peggy la cochonne -
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MessageSujet: heart-shaped box (ferdie)   Lun 20 Aoû - 16:11

Ses entrailles sont devenues un alambic empoisonné aux passions, elle sent ses vapeurs nocives lui remplir grossièrement les narines sans parvenir à en inhaler totalement les saveurs. Effleurer l’eden du bout des doigts sans réussir à l’emprisonner pour le garder jalousement, c’est exactement ce à quoi se résument les heures qu’elle consume à trouer le vide d’une pupille creuse. Elle fusille le néant, fusille ce Styx mirobolant qui bouillone au creux de ses veines et cette foutue envie tenace de venir s’y noyer sans réfléchir à la moindre conséquence. La vérité est bien moins belle, moins sublime que tous les subterfuges avec lesquels elle se badigeonne le visage généreusement pour recouvrir la crasse. La vérité, c’est qu’au milieu d’un champ de décombres grinçantes et toutes plus éteintes que l’autre, y’a ce brasier violent qui lui calcine la plante des pieds dès qu’elle tente de l’étouffer de son empreinte rageuse. Lui, lui et ses foutues griffes qui l’entraînent jusqu’aux limbes les plus profondes du pandémonium. Lui et son regard drappé d’un haine ponctionné à une toute autre sensation sur laquelle elle ne parvient toujours pas à mettre de mots. Se refuse à nommer plutôt, parce que depuis la dernière fois où leurs âmes se sont éraflés jusqu’à se déchiqueter, les mots sont imprimés au fer écarlate dans chaque parcelle de son épiderme. Au lieu d’en étudier les courbes attrayantes et de s’attarder sur la manière langoureuse avec laquelle les lettres s’enlacent, elle préfère s’époumoner à le haïr juste un peu plus. Juste un peu moins. Et c’est cette réalisation qui lui corrode tout l’être, à mesure qu’elle sent le poison de sa présence s’immiscer dans ses veines, remonter leur cours pour barricader son palpitant qui ne dégouline plus que de sa colère envers lui. Elle pourrait presque s’assourdir à fustiger ce don chimérique qu’il a à coloniser l’entièreté de son esprit, à prendre possession sans même y apposer le moindre contact de tout son corps pour le faire vrombir des secousses pugnaces de la foudre. Et elle réalise très vite que l’Enfer semble trop immaculé à la surface de son miroir qu’elle foudroie sans parvenir à expier cette envie malsaine qui lui remonte le cours des veines. Celle qui lui susurre au creux des tympans de lui envoyer un message, de lui étaler directement au faciès toute l’étendue de cette fièvre tenace qui déchiquète les boyaux. Alors elle obtempère, après une demie-seconde de réflexion probablement, juste le temps de foutre sa fierté endolorie sous le tapis pour prendre la décision de venir chercher ses démons directement dans leur antre. Chez lui. Sans trop savoir à quel point les dommages seront visibles cette fois, où si cette fois elle abandonnera réellement un bout de son âme entre ses doigts voraces. Qu’importe, qu’elle s’entend cracher dès qu’elle éteint le moteur de sa voiture. Au fond elle a déjà le déroulement de toute la soirée flanquée sous les paupières dès qu’elles se scellent. C’est comme une évidence dégueulasse qu’on n’ose pas articuler, et qui moisit sous la langue sans parvenir à se dissiper dans la salive. Parce qu’elle se sent vide, creusée par des déceptions violentes, usée jusqu’à la trame par des mains avides et vidée par la violence de ses envies qu’elle a trop souvent retrouvées poignardées. Ce soir, c’est l’envie - non, le besoin - de ressentir quelque chose. De remuer ce fauve chimérique coincé entre ses côtes pour le laisser hurler une nouvelle fois à lui en éclater les poumons. Et peut-être que Ferdie représente toutes les solutions qu’elle ne parvenait pas à assumer, sur lesquelles elle n’oserait jamais déposer le doigt. Aussi vite qu’elle aurait pu ravaler les pulsions morbides qui se mélangent en poussière d’étoile dans son système, elle se retrouve devant sa porte. Éclate ses phalanges contre le bois, simplement pour matérialiser sa présence. Pas pour se détruire l’âme d’une énième piqûre de rappel que tout ça est réel, et non pas une affabulation anormalement réaliste de son esprit étriqué. Et elle attends, un seconde, peut-être vingt minutes, certaines trente foutues années que derrière Lucifer lui ouvre et découvre ses canines blanches prête à lui happer toutes dernières traces d’humanité de la moelle.

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MessageSujet: Re: heart-shaped box (ferdie)   Lun 20 Aoû - 17:27

Cruelle. Cruelle de te foutre dans un brasier que tu ne connais pas, ses lèvres contre les tiennes, la reine des enfers, avant de te rejeter dans la vie cruelle. Cruelle. D'avoir ce qu'elle veut. De t'infecter doucement. L'esprit, le corps, les rêves, le sien, qui danse, contre toi. Bordel. Sale sorcière. Et toi, t'es faible, quand tu lui écrit tes messages, quand tu la cherches encore, partout, quand tu te rends ivre du souvenir de sa putain de peau. Tu la déteste encore, plus fort peut-être, surtout avec toutes ses envies de la voir tomber, de la voir perdre, de la voir perdre ce sourire triomphant. C'es peut-être pour ça que tu t’efforçais de l'écorchée, tu voulais la voir à vif, crue, lorsque plus rien ne la protégeait. Plus d'armure, plus de couronne. Cette envie de la voir vulnérable, comme quand elle pleurait, quand elle saignait. Tu veux juste gratter dans sa peau jusqu'à ce que tu puisses atteindre un petit bout de son âme pour en prendre une bouchée.

Tes doigts pianotent, le plus petit te murmurant que tu devrais te méfier des succubes comme elle. Sauf que t'es faible, tu demandes pas mieux qu'elle te grignote l'âme et coule son sombre poison, de sa bouche à la tienne. Tes yeux clignotent devant les messages. L'impression d'être dans un rêve qui se fout de ta gueule. Mila la pétasse, Mila la belle, Mila... Qui se ramène chez-toi ? Y'a ton coeur qui se fout en bordel. Genre, la princesse, dans ton bordel. T'as mal au coeur, éteint ta clope, vide le cendrier, commence à ramasser des trucs aléatoirement pour foutre un peu d'ordre. Tu nettoies le comptoir. Genre avec un petit produit et tout. Fait la vaisselle en vitesse. Met les canettes de bière vide au recyclage. Tu passes même brosser tes dents, te foutre un peu de déodorant, peigner tes... Ah nan, c'est vrai, t'as pas de cheveux. T'es nerveux. T'es pas certain ce que ça veut dire, qu'elle est ton plan. C'est pas normal, tu sais plus par quel côté t'es sensé respirer. Faudrait que tu fumes pour te calmer, sauf que tu viens de brosser tes dents, ce serait du sabotage. Tu sors pour tamiser un peu les lumières quand ça cogne à la porte. Déjà, merde. Tu files à la porte pour lui ouvrir, réalises que t'as oublié de mettre un t-shirt. Au moins, ton appartement est propre. Trop tard, tu tires déjà sur la poignée, quand son regard à elle, te tires une poignée de belles balles en pleine poitrine. Déjà à bout de souffle.

« Hey... »

Que tu lui souffle sans savoir si tu dois gentiment la laisser entrer, sortir les dents, te venger de votre dernier-premier baiser, la narguer, la tirer, lui tirer les cheveux. Tu sais plus si tu dois être loup ou homme. T'as juste envie de la foutre à l'envers, comme elle fait naître les folies en toi. Juste envie qu'elle bousille avec toi, ce qu'il lui reste d'âme.


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MessageSujet: Re: heart-shaped box (ferdie)   Sam 25 Aoû - 9:55

Dès que ses phalanges s’écrasent contre le bois de la porte, elle est submergée par une myriade d’émotions toutes plus contradictoires les unes que les autres. Elle les entend s’entrechoquer entre les parois de son crâne, s’écharper l’une contre l’autre sans que jamais il n’y en ait une seule qui prenne le dessus. L’indécision qui lui remonte le court des veines et brûlante, et elle sent sa raison lui hurler de faire demi-tour, de ne pas rouvrir des blessures où il pourrait à nouveau s’infiltrer pour y apposer plus de sel. Parce que ça serait probablement mieux de partir, effacer cette gangrène qui lui corrode le coeur et le corps, de l’étouffer sous toute l’ampleur magistrale de sa haine envers lui jusqu’à en oublier tout le reste. Mais c’est l’inverse qu’elle recherche, un pansement sur toutes les plaies béantes qu’elle sent à chaque mouvement qu’elle fait. Un moyen d’oublier simplement. Se concentrer sur lui et toutes ces passions écumeuses qu’il fait remonter au balcon de sa bouche, pour obtenir l’anesthésie des autres douleurs. Plus profondes, plus douloureuses, plus compliquées à suturer et camoufler. Pour lui, il n’avait fallu qu’un peu de glace et une dose peut-être un peu trop élevée d’anti-douleurs. Rien de plus. Mila préfère choisir ses batailles lorsqu’elle sait qu’elle sont déjà gagnées d’avance, alors ce sont ses chevilles coincées dans des baskets pour une fois qui restent vissées au sol en attendant qu’il vienne lui ouvrir. Probablement quelques secondes, qui ont un étrange goût d’éternité qu’elle consume en se concentrant sur les lettres gravées dans la porte. Le nom d’un bourreau à qui ce soir elle offre consciemment la lame pour terminer son travail inachevé. Et quand enfin c’est la serrure qui grince et la porte qui s’entrouvre, ses yeux s’enfoncent violemment dans les siens. Les retrouvailles qu’elle anticipait viciées d’hésitation sont finalement brodées de tout l’inverse : ça sonne atrocement juste, d’être ici. Une évidence crue qui pourtant ne devrait pas en être une. Elle devrait l’accueillir de sa paume contre sa joue, d’un nouveau coup de genou entre les jambes, ou de ses ongles enfoncés dans sa jugulaire. Pourtant naturellement c’est un sourire qui dégouline de sa bouche, et les yeux qui glissent le long de son corps pour constater qu’il n’a pas pris la peine de s’habiller convenablement. Peut-être que malgré la retenue avec laquelle elle s’était muselée, le message subliminal qui lui glissait dans les veines était parvenu à son destinataire. C’est bien, tu me facilites le travail. Coup d’oeil entendu à son torse qu’elle gomme vite de sa vision pour s’inviter à l’intérieur, se faufilant entre son corps et l’entrebaillure de la porte. Immédiatement, l’impression éminente d’être pénétrée dans un univers parallèle, à mille lieu du sien.  Là où son propre appartement était épuré et stérile à toute trace de personnalité, le sien transpirait sa présence de partout. Une fenêtre sur son âme, ni plus ni moins. Et elle a presque l’impression dérangeante d’être dans un endroit trop intime pour y déposer les pieds, non-invitée dans cette pièce maculée de tout ce qu’il ne parvient d’habitude pas à dire. Pourtant elle balaie la gêne passagère d’un coup de main, en continuant de s’avancer à l’intérieur, poursuivant une étude presque religieuse de chaque bout de pièce qui se présente à sa vision. Elle est où ta chambre? Si ses mots étaient enveloppés d’un sous-entendu à moitié articulé, cette fois elle avait balayé tout emballage pour lui déposer ses intentions clairement dans les mains. Parce que c’était certainement le meilleur remède, le moyen le plus efficace de se purifier de toute autre démon qui hululait encore dans ses entrailles. La libération par les flammes, même si cela signifiait de devoir signer un pacte avec le diable. Même si elle abandonnerait entre ses draps un énorme bout de sa dignité déjà bien trop atrophiée.

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MessageSujet: Re: heart-shaped box (ferdie)   Jeu 30 Aoû - 20:23

C'est presque irréel de la voir là. Entre rêve et cauchemar, de ceux dont on se réveille en fièvre. Comme un mauvais Photoshop, elle clash avec ton décor. Reine perdue dans des enfers qui ne sont pas les siens. Des enfers où t'aimerais bien la faire prisonnière, dans toute ta haine, ta fascination. Parce que putain, quand elle te contournes, t'es même pas certain que ses pieds touchent le sol où si elle vole pas un peu au dessus. Quand elle te fait perdre le fil de ton souffle, même pas certain de ce qu'elle est venue chercher, de comment elle a décidé de te torturer, cette fois. Par sa présence, c'est peut-être assez. Son corps trop près du tien pour que ta cervelle soit en pleine fonction. Ses yeux dans les tiens, qui t'électrifient, t'empêche de regarder ailleurs. Ça t'as toujours fait chier, comment elle te possède, bouffe ton âme, toute ton attention. Son sourire de sirène et tes envies de lui hurler de te noyer. Tu te demandes déjà comment t'arriveras à la laisser partir, maintenant qu'elle ne peut pas te foutre hors de chez-toi. Quoi que, tu ne la mettra pas au défi non plus.

C'est qu'à sa réplique que tu réalises, un peu dans les vapes de son charme de vélane, que t'as oublié de te foutre un t-shirt. Gamin haussant les épaules en souriant, passant une main sur sa nuque, pas absolument à l'aise de l'avoir ici, dans ton monde où elle devait jamais mettre les pieds. L'impression d'avoir ton âme à nu devant elle, sur chaque mur, des photos de famille sur ton frigo à la guitare qui traîne dans le coin, aux chandelles que t'as pas voulu allumer pour pas en faire trop. Aux fleurs que t'as pas acheté, parce que c'est pour les femmelettes d'être romantique, parce qu'elle te les auraient fait bouffés. Pétale par pétale. Tant pis, quand t'en enverras, elle saura jamais qu'elles sont de toi.

Vous êtes encore quelque part hors de la réalité quand elle te demande où est ta chambre. Tu doutes qu'elle veuille rien que voir comment tu l'as décorée, ou si t'as fait ton lit. Y'a pourtant un doute qui plane. Une impression qu'elle va encore te foutre en plan, un baiser au bout des lèvres, des désirs plein le ventre. Qu'est-ce qui l'empêcherait de le refaire encore ? Tes bras sont pas un étaux assez fort contre son entêtement épuisant, son couronne pesante quand elle la remet. Ton regard glisse sur elle, son jeans, son t-shirt, ses baskets, tout en simplicité, presque naturelle, toujours aussi rageusement belle. Peut-être que tu prends trop de temps, à l'observer dans ton décor, à t'approcher dans la lumière faible, glisser une main sur sa nuque, coller ton corps au sien, venir doucement prendre ses lèvres entre les tiennes. Pour l'embrasser, l'embrasser jusqu'à en avoir assez mal au ventre, aux poumons qui manquent d'air et font fléchir les genoux. Une main qui retrouve sa taille pour la serrer plus fort, la tirer vers ta chambre.

« Ici... »

Que tu murmures la petite seconde où tu te décroches de ses lèvres pour la tirer dans ta tanière, refermant la porte du pied, rien que pour avoir l'impression d'être un peu mieux enfermé avec elle, là où rien ne compte d'autre que l'ombre de son corps dans la pénombre. Ne relâchant ses lèvres que pour faire passer son t-shirt que tu lui retires, collant son ventre au tien. Que pour venir embrasser sa gorge et ses épaules que t'as déjà trop marqués de coups. Là où t'as encore envie d'y foutre des marques de dents qui portent ton nom, comme un avertissement pour les prochains qui voudront la posséder. Elle est à toi. Elle l'a toujours été. Elle va toujours être à toi. Si elle croyait t'offrir l'antidote, elle se trompe. À chaque parcelle de peau que tu goûtes, tu t'enfonces plus fort dans l'addiction, l'obsession avec laquelle elle t'a infecté avant même que t'en comprenne toute la gravité.

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MessageSujet: Re: heart-shaped box (ferdie)   Lun 17 Sep - 14:28

Un paradis en désolations. Mélange de cendres volcaniques et de soupçons de poussière d’étoile. Le soufre et le sublime au bout de la langue. C’est ce qu’elle trouve contre ses lèvres. Toute une myriade de beau moche, d’ignoble beauté et d’une magnifique laideur. Des respirations erratiques calquées sur le tambour de guerre qui hurle sous ses côtes, menace de s’échapper par le balcon de sa bouche pour venir l'enivrer à ce poison reluisant. Là où d’habitude ce sont des tâches de haine vorace qui brident sa vision, c’est un tout autre filtre carmin qui l’aveugle. L’emprisonne dans une distorsion fugace qui remue ses entrailles de ses griffes affûtées à la lame de leurs passions nécrosées. Elle le déteste toujours, chaque fibre de son être vibrant encore des stigmates de sa violence éparse disséminée en elle. Pourtant la fougue destructrice qui la possède d’habitude est d’une toute autre essence. Celle d’un désespoir creux, d’un palpitant évidé qui crève sous sa léthargie a peine ingurgitée. Celle d’une solitude qui musèle tout le reste. A l’instant même où leurs souffles s’unissent, elle devrait le repousser. Pourtant la proximité l’enferme dans une spirale incandescente bien trop grisante pour qu’elle en étouffe la flamme aussi rapidement. Non, elle veut en sentir chaque souffle. Chaque braise. Laisser son épiderme se nécroser sous les assauts d’un désir proscrit. Oublier juste un instant les autres douleurs qui fleurissent entre ses côtes et se concentrer sur celle-ci. Ses intentions sont mauvaises, infusées à un égoïsme infâme dont elle bien trop consciente. Parce qu’elle sait qu’en lui offrant une poignée de soupirs et d’épiderme suintant de lassitude, c’est tout son univers à lui qu’elle mettra à feu et à cendre. Une destruction qu’elle a programmée à l’instant même où sa semelle s’est enfoncée chez lui. Peut-être même avant, la première fois qu’elle avait scellé ses lippes aux siennes sans s’enquérir de savoir si derrière il pourrait soigner les balafres qu’elle lui aurait déposé à même le coeur en décidant de lui donner de l’espoir. Mais qu’importe, puisqu’il ne la repousse pas. Puisqu’il fait le premier pas, et que c’est sa paume à lui qui encercle la sienne pour les emmener tout droit dans les abysses des passions charnelles. Elle épongera sa culpabilité sanguinolente en se disant qu’il avait le choix, qu’il a sciemment décider de s’immoler un peu plus dans une idylle stérile et informe. Quand ses bras l’entraînent vers sa chambre, elle se laisse emporter. C’est déjà les prémices d’un paradis artificiel qui font remonter leur buée dans son esprit, gomment partiellement sa vision où tout devient distordu et dénué de tout intérêt. A cet instant précis, elle voudrait qu’il n’y ait que lui. Pas les autres : les fantômes d’un passé ravagé, les visages distendus par l’abandon, les cadavres de ses pensées scarifiées. Pourtant dès que ses paupières se scellent, c’est tout le foutu cimetière qui s’étale sur l’océan de pénombre. Alors elle les rouvre, le laisse réduire les barrières et s’empresse d’en faire de même en venant déboutonner son jean qu’elle laisse s’échouer vulgairement au sol. Avant d’en faire de même avec le sien, étrangement inconfortable dans cette nudité partielle qui pourtant d’habitude lui sied à merveille. Il l’avait déjà vue comme ça, il avait déjà trop effleuré sa peau et dessiné ses sillons à sa surface, mais tout prenait une autre couleur quand les enjeux étaient tout autres. Pour chasser ses incertitudes qui reviennent éclater à la surface en constellation, ses doigts viennent accrocher son visage pour le redéposer contre le sien, obstruer sa vision momentanément et s’enivrer à son souffle qu’elle espère curatif. Mais pas réellement, alors elle le pousse pour qu’il bascule et s’échoue sur le lit avant de le rejoindre avec un empressement alarmant. Parce que ça n’est pas assez, il n’est peut-être pas assez et la réalisation lui fait remonter la bile au bord des lèvres alors qu’elle essaie désespérément d’oublier avec comme seul remède ses mains qu’elle attrape pour les faire agripper son corps. La serrer un peu plus fort, jusqu’à ce que les stries de la douleur reviennent inonder son système et qu’enfin l’absolution lui ouvre ses portes.

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