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 larmes de sang - tedil

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MessageSujet: larmes de sang - tedil    Sam 25 Nov - 9:05

T’as cherché. Tu les as provoqué même si tu savais qu’tu perdrais. Tu les as provoqué parce que t’as la rage au creux du ventre. La rage contre le monde. Contre tes pensées qui s’perdent dans les souvenirs de temps qui ne sont plus. Ces temps où t’étais bien. Teddie qui t’aimait. Nora qui grognait. Maya qui riait. Bordel. C’était ça l’bonheur ? Ce calme étrange à l’intérieur. Cette impression de faire parti de quelque chose de plus grand. C’est des conneries. C’était pas l’bonheur tout ça. Les coups d’son père qui marquaient sa peau. Ses colères noires quand tu disais qu’tu pouvais pas la voir. Ses pleures sans voix quand tout le monde quittait l’orphelinat. Et ta colère. Toujours si présente. Insatiable. Comme avant. Comme après. C’était pas si différent, si ? Alors pourquoi tu r’penses à tout ça hein ? Pourquoi tu t’mets mal comme ça ? A t’égarer dans l’alcool et les bagarres. T’es con de toute façon. Tu savais bien qu’au perdrais. C’était même peut être un peu c’que tu cherchais. T’as réussi on dirait. Parce que t’es dans un sale état. T’as la gueule en sang. Et probablement quelques côtes pétés. T’as beau avoir l’habitude de t’prendre des coups, cette fois, c’est différent. Parce que cette fois, tu voulais avoir mal. Comme pour te punir. Comme pour ressentir physiquement la douleur que tu ressens à l’intérieur. Tu t’viens barge. A souffrir pour des gens qui partent. Tu devrais être habitué. Y’a pas beaucoup d’gens qui restent. Ils finissent par s’barrer. Ou par pas te retenir. Y’a que Nora qui s’ra toujours là. Que Nora qui partira pas. Mais ce soir, tu veux pas rentrer. Pas pour qu’elle t’vois encore dans cette état. Alors t’es là, allongé sur l’asphalte gelé. A reprendre ta respiration avec difficulté. T’as pas vraiment l’courage de t’lever. T’es trop bourré. Trop défoncé. Les autres, ils se sont barrés, t’abandonnant là comme un chien crevé. Bande de putes. Tu les r’trouveras la prochaine fois. Et ils pleurerons des larmes de sang. On pourrait presque croire que t’es mort. Corps immobile dans la noirceur de la nuit. Mais tu finis par te relever. Titubant. Tu sais même pas si c’est l’alcool ou la douleur. Tu sais juste que t’as l’cerveau en l’air et que, pour ce soir, ça t’convient bien. Alors, tu te contentes de marcher. D’errer dans cette ville que tu connais par coeur. Pourtant, tu sais pas tellement où tu vas. T’avances à l’aveugle à deux à l’heure. Chaque pas est une torture. Et chaque torture est un rappel. T’es en vie. L’coeur battant dans ce monde qui tourne pas rond. Et sans savoir comment, tu t’retrouves là. En face de c’te maison que tu connais encore par coeur. Malgré toi. Malgré ces souvenirs que tu jures effacés. Mais t’es trop bourré, trop blessé pour y penser. Pour t’dire qu’utiliser la technique que Teddie t’avait montrer pour ouvrir la fenêtre de sa chambrer de l’extérieur est pas la meilleure idée du monde. Ni de l’escalader pour te faufiler à l’intérieur avant de t’étaler à moitié parterre dans sa chambre, crachant du sang. Bordel. T’as mal. A l’intérieur. A l’extérieur. T’as mal putain. Est-ce que t’as été trop loin ?

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Lun 4 Déc - 11:00


c'était pas une nuit sans lune, c'était pas une nuit avec un trop plein de nuages, avec trop de grisaille qui laisse présager le carnage. c'était pas une soirée isolée, pas d'une soirée qu'on viendra isoler dans des méandres embrumées avec un cerveau mal tourné. banalité du quotidien, ni trop de mal mais jamais trop de bien. envie d'évasion Teddie t'en es pris bien plus que de raison. chaque jours vient ce nouveau besoin qui te pousse à la déraison. fuite, courir, s'enfuir, chercher à hurler juste un temps pour ensuite faire marche arrière et tout recommencer. rien d'anormal, rien de beaucoup plus bancal. aigreur de la vie, d'un quotidien qui devient noir et s'enfonce sans grande annonce. descente trop lente pour hurler aux enfers, attente insolente. il n'y a ni lettre rouge vives, ni gros titre dans les journaux. il n'y aura pas de grand reportage, et pourtant l'agoni elle hurle sur ta peau. Elle hurle dans chaque centimètre de cette peau aux allures translucide et qui disparait sous des vêtements qui cachent la galaxie. Galaxie de trop de couleurs, galaxie qui fuit sous les ecchymoses et qui s'effrite dans le cerveaux, les nerfs ont lâché Teddie. T'es l'astronaute qui se laisse voguer dans l'impossible néant, océan, univers. C'est rien d'inhabituel, rien qui puisse demander de l'attention, toi le gars qui n'a pas de raison de se plaindre et qu'a une vie si simple et bien remplie. Aucune raison de sortir trop s'égarer, pas de raison de boire avec outrance, de fumer ou bien d'encrasser ses veines avec des substances non tolérées. Aucune raison Teddie, Teddie la surface, Teddie la perfection.  Pour n'importe qui ça serait trop, mais regardes toi Teddie qui viendrait te reprocher de trop sortir toi le gars aux notes si belles ? Toi le gars au sourire colgate et aux problèmes aussi simple qu'une garde robe qui explose de sweat-shirt branché et de bomber pour te protéger. Qui oserait te coller l'étiquette de trop de soirée pour s'occuper, t'es beau, t'es bien Teddie t'as juste trop de popularité, trop de simplicité pour rester enfermer. Juste ça. Seulement ça. Blague silencieuse, tu n'iras jamais contester. Ce soir n'était pas une soirée isolée, ce soir n'était qu'un schéma bien rodé de tes habitudes démoniaques qu'on te passe sans sourciller. Teddie tu gères si bien l'alcool parce que depuis trop longtemps tu sais en consommer, parce que tu sais te modérer; parce que tu sais si bien tromper. Le monde, les gens, les vues, toi-même. Rire. Rire solitaire, rire intérieur, quand tes pas résonnent seuls dans des ruelles qui te sont pas si étrangères. Tu vogues, dans tes pensées, sur le chemin, Teddie t'es l'absence des problèmes quand le soir tu vas tromper tes idées. Et puis tu te mets à tout embellir dans de nombreuses promesses d'une nuit si peu agités. Absence de quelques jours, repos d'un corps qui hurlait pour en demander. Tu planes Teddie sans drogue, sans aide, tu planes d'une liberté que t'arrives qu'à frôler des doigts depuis que t'es né. Mais c'est beau. Mais c'est bien. Alors tu planes encore et encore Teddie en rentrant sur le chemin, tard dans le nuit, tôt le matin. Parce qu'il n'y aura ni réveil à l'aube, ni sermon ou ni excuse pour qu'il lève la main. Pas demain ni après, pas les jours qui vont suivre et laisser ton sourire se ravir.
Mais Teddie est-ce que tu te vois, Teddie ouvres les yeux tu deviens fou, Teddie réveilles toi ça n'ira pas mieux. Juste demain, mais après ça ne serait pas plus heureux. Teddie ta peau elle pleure chaque coup qui s'incruste, et t'as parfois l'corps qui se fait rival aux boxeurs provocateur. Teddie secoues toi un peu et arrêtes tout ça. Parce que tu les détestes mais que tu restes là. Une porte qui s'ouvre, ta les clefs de ta propre liberté, mais t'as appris à ne pas t'y attacher. C'est grisant n'est-ce pas de t'enfermer encore une fois ? Sourire, t'y penses pas à ça Teddie. C'est juste normal, c'est juste la vie et les bonsoir, ça va, c'est beau, je t'aime aussi, bonne nuit... tu connais pas. Alors l'absence est moins rude et toi t'aimes juste ça. Comme ça. Alors t'es seul, et tu t'enfuies pas. Jamais. Clefs qui tourne, soupire et abandon. Enfin seul tu sifflotes vaguement enivré d'une soirée bien entouré. L'appartement était tentant mais t'en sais rien.. tu sais pas. C'est comme un truc que t'explique pas, cette obligation de devoir rentrer, ce besoin de filer ici sans savoir pourquoi. Tu mets ça sur le dos de leur absence. Tu t'abandonnes dans ton quotidien, blouson enlevé, sweat-shirt abandonné envie de ton lit, de sa chaleur pour t'élever. La peur du noir tu connais pas, pas de l'extérieur, pas du noir autour de toi, pas du noir qui cache les pièces et les corps qui se tapissent dedans. C'est pas de l'extérieur que t'as peur toi; mais dans ta chambre tu finis par allumé la lumière pour mieux y voir; mieux te guider avant que ton cœur manque de se tuer. hollyshit...souffle étouffé, tu manques de trop reculer. Tête blonde, incompréhension. Et le vent de panique s'éloigne sans vrai raison. Reconnaissance. Le sang qui continue de hurler après cette seconde d'effroi, même après la vision de cette silhouette qui se reconnait trop bien. Sil ?! ... tu fais quoi ici, tu m'as foutu la trouille ! tu devrais revoir tes émotions garçon, tu devrais l'envoyer chier, t'énerver, comme un vrai gars qui sait s'emporter. Mais tu dérives jamais dans l'excès, tu t'égares jamais pour ne pas te voir t'effacer. Alors tu contrôles tout; même dans tes surprises les plus effrayantes. Même face à lui bien souvent.

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Jeu 7 Déc - 13:53

« Théo …? » Son prénom se glisse sur tes lèvres comme un mauvais souvenir. Un prénom que t’as trop murmuré. Avec malice, avec plaisir, avec regret. Théodore. Tu t’souviens l’avoir fait chier avec son prénom avant qu’il n’apprenne le tient. Le vrai tient. Le long. Le moche. Lui, il s’faisait déjà appeler Teddie. Mais pour toi, ça a toujours été Théo. D’abord comme une moquerie. Puis juste comme une habitude. Théodore. La vérité, c’est qu’tu lui as jamais avoué que tu l’trouvais beau, son prénom. Comme une jolie mélodie. Une jolie mélodie qui glisser doucement sur tes lèvres. Mais y’a rien qui t’réponds. Juste le silence. Ce silence te prend le coeur. Là, quand tu finis par t’étaler contre le mur. Il est pas là. Ca vibre à l’intérieur. Il est pas là putain. Tu t’attendais à quoi ? Qu’il attende sagement que tu rentres à la maison ? Ca fait quatre ans que c’est plus ta maison. Quatre ans que t’as dis fuck à cette famille qui tourne pas rond.

Tu poses ta tête contre le mur, fermant un instant les yeux. Le trop plein d’alcool et de douleur te donne envie d’dégueuler. Dégueuler tous ces sentiments qui savent pas comment s’exprimer autrement que dans l’excès. Tu sais pas tellement quoi faire. T’as pas la force de t’casser. Mais tu veux pas non plus rester là dans cette chambre vide et pourtant bourrée de souvenirs. Pourtant, tu bouges pas. Pas l’courage. Tu dois même t’endormir un peu, parce que c’est dans un sursaut que ses mots t’arrachent d’un demi sommeil. Tu fronces les sourcils pour chasser la lumière qui t’arrache les rétines habituées à l’obscurité. Et tu grognes vaguement. « t’as peur de quelqu’chose toi ? » Ta voix est roque. Tu tousses pour chasser ce truc qui t’bloque. Tu tousses jusqu’à cracher du sang. Tu t’essuies la bouche d’un revers de manche, n’y prêtant pas tant d’attention. C’est juste un peu plus de sang. Un peu plus, un peu moins. Tu l’regardes un peu. Tu voudrais dire un truc intelligent. Un truc malin pour l’provoquer un peu. Mais y’a rien qui vient. L’cerveau trop vide. Vidé dans toutes ces boissons que t’as ingurgité. Vidé dans tous les coups que t’as donné. Alors tu r’fermes juste les yeux. Comme si ça pouvait tout effacer. Toutes les conneries des dernières années. Toutes les conneries d’ta vie même. Mais quand tu rouvres les yeux, y’a rien d’autre que la lumière trop criarde dans cette chambre que tu connais trop. Rien d’autre que lui et son allure grandit. Ca t’fait même sourire un peu. Il a bien vieilli c’con. Même si, plus que jamais, tu vois dans son regard ce que les autres peuvent pas comprendre. Cette douleur cachée. Tu souris vaguement avant d’lâcher « t’as une sale gueule. »

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Ven 8 Déc - 10:48


y'a comme un clic qui déraille, un clac qui s'enclenche mal et renvoie la soirée dans une dimension hors réalité. c'est le détail qui dévie les choses, qui amène en si peu de difficulté à tout déformé. autre réalité, autre partie de soirée. et dans un autre espace temps Teddie, t's seul dans ta chambre, t'es comme toujours réduit à l'exclusion dans ce monde si beau et parfait et qui pourtant te file la nausée. t'es seul dans cette pièce immense si bien rangée, ordinateur sur le bout du lit, bureau industriel hors de prix et rideaux qui se fondent dans l'esprit du lit. c'est pas une chambre, c'est une photo de magazine pour tout jeune de vingt ans qui passe sa vie sur instagram et pinterest. dans une troisième foutu réalité c'est la stricte réalité, ta vie foutrement instragamable avec beauté et simplicité. mais y'a l'envers du décor. la solitude et ta peau aux couleurs de la galaxie. foutue réalité. mais ce soir elle se tord et vient s'enflammer. ce soir, ta chambre n'est pas ton repère de solitude et de protection. ce soir il y a un bon en arrière, un bon qui fou rage et misère. misérable Teddie qui a attendu si longtemps de le voir revenir par cette fenêtre, s'excuser, le chercher. lui manquer. mais Teddie tu ne vis plus dans un rêve, depuis petit tu devrais le savoir; mais son départ n'a été qu'un simple rappelle. ici c'est une putain de blague cette fausse perfection dans ta réalité.
et ce soir, si tard, quand les étoiles sont si hautes et que le ciel est si noir; il revient frapper encore bien fort, sans le vouloir. vraiment ? c'est pas ta peau déjà trop marqué, qu'il cherche à toucher, non lui Sil il racle sous la chair, il déchire les membres pour se glisser encore plus long, venir faire hurler de douleur sans rien pouvoir y faire. il vient taillader le ressentit, incendier les pensées et l'envie. Sil c'est le mal de ton adolescence, l'abandon et l'oubli. mais t'es fort Teddie, en vingt ans tu as bien apprit. alors tu restes droit, tu restes là. t’as peur de quelqu’chose toi ? oui, et il le sait. que toi, Teddie t'es loin, trop loin d'être parfait. que t'as peur de chose si conne, pas du noir ou des trucs un peu moins rasoir. non t'as ces peurs si communes qu'on accroche aux gens àla naissance, à l'espèce humaine qui s'éteint et se laisse tromper sans s'arrêter. et dans ton monde si beau, si parfait, Teddie toi t'as peur comme jamais. tout l'temps, de l'abandon, de la solitude, d'te retrouver si seul sans personne. toi qui a déjà pas grand chose. presque rien. juste un toit, mais c'est déjà bien non ? un truc où s’abriter, même si on peut vraiment le nommé maison. t'as peur qu'on t'aime pas assez Teddie, toi l'enfant parfait, toi le gars trop envié, adulé, fantasmé; t'es juste qu'une coquille qui s'égare. et il le sait. et il a tout fait, il a joué avec tes peurs, il les a rendu réelles; mais ça t'a pas rendu plus fort Teddie. on dirait que si, mais c'est pas vrai. si faux. sans que personne ne le voit. c'est étonnant mais ouais, les gars qui s'infiltrent par ma fenêtre sans s'annoncer ça me fout les jetons. t'es calme Teddie, t'es doux Teddie. t'as la réponse facile, un peu acerbe, un peu acide et pourtant encore que trop docile. t'es l'eau qui dort. il tousse, il crache, liquide trop sombre que tu connais trop bien. agacement ? seconde d'inquiétude que tu chasses avec habitude. il est grand, il a l'habitude lui aussi de ça, t'en es sur. Sil il semble pas avoir changé, déjà adolescent il avait ce truc plein de fougue, d'aller s'enflammer et taper des poings pour si peu. trop peu; et ça te faisait peur, cette facette. violente et débordante, sanglante. comme le paternel. et ça te faisait peur, jusqu'à finir par se glisser en toi, sa manière de se retenir, de finir par abdiquer. à l'époque, juste avec ton calme et quelques paroles bien placées. lui dire de laisser tomber, le sermonner. foutue époque avortée. t’as une sale gueule. p'tit con. tu souries Teddie alors que t'as envie de le frapper. d'le frapper pour lui dire de la fermer, de s'en aller, de n'être jamais partit aussi. sale con, sale lâcheur, abonné absent dans le cœur. mais tu te contiens, les doigts qui se crispent à peine, une veine qui bat un peu plus et c'est déjà fini. ne jamais débordé, ne jamais lui ressembler. tu peux parler... il t'es arrivé quoi ? t'avances, tu lâches ta veste. tu le rejoins pour finir par t'abaisser à sa hauteur, regarder son visage qui fait trop mal à voir. foutu Sil, même avec quatre ans de plus y'a ce regard trop bleu qui incendie n'importe qui. qui brûle le regard, qui brûle les pensées et se glisse sous la peau. il a une sale gueule lui, pour de vrai. qu'est-ce que tu viens faire à te perdre ici ? soupire, marche arrière, s'asseoir face à lui un peu plus loin par terre. tu sais pas Teddie, tu devrais pas le laisser là, tu devrais le faire dégager, le faire repartir comme il a déjà osé. tu devrais le soigner, essayer de comprendre. mais t'es perdu Teddie, tu sais plus trop les lignes à suivre avec lui. il a toujours été doué pour ça, foutre le feu aux poudres, embraser ton monde et tout faire flamber.

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Sam 16 Déc - 2:46

Il est tout calme Teddie. Il s’énerve pas. Comme souvent. Tu comprends pas tous ses mots, l’esprit bien trop embrumé par l’alcool et la douleur, mais t’entends quand même ce ressentiment dans ses mots. Il a beau rester calme, c’est sa façon à lui d’être en colère. Sa façon étrange et silencieuse. Aussi silencieux que t’es bruyant. Ca a toujours été impressionnant. Cette différence entre vous deux. Lui le doux. Toi le fou. Peut-être que c’était ça qui était beau. Deux opposés qui s’attirent et s’équilibrent. Il t’apaisait. Tu lui montrais autre chose que sa vie faussement rangée. Tu réalises même pas qu’il rentre au milieu de la nuit. Que finalement, peut-être qu’il a évolué. Alors que toi, t’es toujours là. T’as pas avancé. T’as peut être même reculé. Tu comprends pas toi. Tu comprends pas tout ça. Trop défoncé pour pouvoir vraiment penser.

Il t’est arrivé quoi ? P’tain, tu sais même pas. T’souviens vaguement de cinq gars. De ceux qu’on fréquente pas. De ceux qu’on évite pour pas finir dans cet état là. Mais évidemment, t’es pas vraiment du genre à éviter. Alors t’as encore provoqué. Même en sachant comment ça finirait. Peut être même exactement pour ça. Savoir que tu finirais trop défoncé pour pouvoir penser. Ca a plutôt bien marché. « …ché pas » T’hausses vaguement les épaules avant d’grimacer légèrement. T’as surement une ou deux cotes pétés. La vérité, c’est que tu ferais surement mieux d’être à l’hôpital qu’ici. Mais tu les connais les hôpitaux. Pas d’assurance, pas de soin. Sauf si vraiment tu vas crever. Mais après, faut payer. Et justement, plutôt crever. Alors t’es là. Sans vraiment savoir pourquoi là. Pourquoi pas chez toi, avec Nora. Ou ailleurs. N’importe où. Chez Mal. Chez Ike. Chez n’importe qui d’autre. Mais il a fallu que tes pieds te ramènes là. Que ton coeur s’égare dans cette maison trop connue. Tu l’regardes se rapprocher. Et son odeur vient chatouiller tes narines, réveillant de sales souvenirs. Ca t’dégoute d’arriver à penser à ça dans cet état. Alors t’essayes de d’concentrer sur autre chose. Sur sa façon d’éviter ton regard tandis qu’il observe ton visage. Ca t’fait vaguement sourire. Puis il s’éloigne. Etrangement vite. Il va s’assoir en face. Si proche et pourtant si loin. Tu voudrais faire le fier, mais t’en as pas la force. Tu poses ta tête sur le mur, fermant les yeux quelques secondes. Et ton esprit s’évade un peu. Le rêve se mêle à la réalité. T’entends ses mots sans parvenir à recréer les phrases. T’y arrives pas. T’y arrives plus. Pourtant, tu rouvres un peu les yeux. Là. Pour les poser sur lui. Tu penses ‘j’ai mal’ sans que les mots ne franchissent tes lèvres. Et tu savais pas vraiment si tu t’endors encore. Tu sais plus où est la réalité et où est le rêve. T’as juste l’impression de sentir ses doigts sur ta peau. Son prénom s’échappe de tes lèvres comme si tu voulais lui dire quelque chose. Mais le quelque chose se laisse attendre « Théo … » Et seul le souffle de son surnom glisse sur tes lèvres comme une ancienne mélodie qu’on a trop susurré. /

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Mar 19 Déc - 10:57

brusque retour en arrière glaçant. toi tu sais plus trop si tu veux y revenir ou rester dans le présent. là où tu sais à quoi t'en tenir, là où tu connais tes limites et la stupidité de tes pensées. là où tu sais que Sil n'est rien de plus qu'un simple passage, un courant d'air plutôt chaud et agréable qui fout l'camps sans se retourner. mais la vision trouble tout, ramène ce bon vieux paradoxe que vous étiez. lui le gars jamais calmé, toi le gars qu'on ne fait qu'idolatrer. le lieu a évolué, mais est resté inchangé. et encore ce soir il redevient cette forteresse camouflée, cet îlot adoré. bordel ce que tu peux le détester. et le présent s'en tient ici, plus de passé Teddie, t'as beau être doux et gentil on a jamais pu te qualifier de naïf. et sa gueule d'orphelin des rues, qui fuit par la fenêtre et laisse ton coeur en miette, tu ne l'oublies pas. jamais. …ché pas. évidement qu'il sait pas. Sil il a jamais su grand chose à vrai dire. t'en as parfois plaisanté; mais souvent tu gardais juste ça comme ça. comme une réalité. il a jamais su où il allait, ce qu'il pensait, comment il vous voyait, ce qu'il ressentait. tu t'y étais fait... mais l'acide retour en arrière ne ramène pas ce genre de pensée. il n'y a encore ici que la triste vérité : Sil revenant avec la gueule en sang, après des années aux abonnés absents. crevard. tu soupires, repousses tes cheveux, fronces les sourcils. tu restes loin parce que Sil il t'a toujours trop donné envie d'exploser. qu'il te faisait peur parfois à te faire ressentir autant. alors tu ferais mieux de le chasser Teddie. jouer la sécurité, allez adios de toute manière il t'a même jamais appelé. mais autant de jours passé presque toujours collé, à supporter cette famille et ce double côté, ça t'a fait apprendre des choses. et puis t'observes parfois trop bien Teddie, alors derrière les pupilles dilatées à l'alcool, derrière le masque de la douleur d'un visage abimé y'a un truc qui t'interpelle et t'empêches de vraiment le jeter. de vraiment t'emporter. parce que Sil il est jamais revenu. il t'a oublié comme ça, un claquement de doigt, arraché la page et passé au prochain chapitre aussi facilement... parce que Sil il en a jamais eut rien à faire de penser à faire demi tour, revenir en arrière, revenir par cette foutue fenêtre. alors tu sais pas bien pourquoi il est là ce soir; mais très loin, trop loin dans le bleu de ses yeux, c'est un truc cassé qui t'empêche de le chasser. parce que pour le faire revenir, tu te demandes ce qui a bien pu vraiment se passer pour à ce point le faire dérailler. Théo... non. stop. crissement de dent, le sang qui se chauffe. même derrière ces paupières mainenant fermées, il arrive encore à t'énerver. tu le hais pour ce genre de détail. et pourtant ta voix elle reste calme, de toute façon t'es presque sur Teddie que vu son état il dort déjà contre ton mur. simple toit auquel il a pensé pour venir se réfugier, décuver tranquillement, oublier un peu.  il existe plus ce surnom, encore moins pour toi. trop de calme qui souffle dans cette pièce. foutaise. et t'as tellement de colère en toi Teddie. ça brûle toujours aussi fort, pas que pour lui, juste pour tout. et tu ne le contrôles pas. pourtant les autres ils ne voient pas, pourtant dehors ils ne voient que toi. façade qui laisse penser le contraire. alors t'as envie de le secouer, lui hurler de se tirer, lui casser le nez, te venger, le faire payer. mais pour une fois évidement il provoque pas, pour une fois il est aussi inutile que calme et comme toujours il fait pas dans ton sens. jamais sur la bonne fréquence. pauvre con. mais tu le sais Teddie, que Sil reste Sil et que derrière la tristesse et l'alcool demain il redeviendra le même, malsain. crétin et absent. alors t'auras de quoi te défouler, le frapper. mais t'as trop de principe pour ce soir. et encore une fois t'arrives à repousser la bête féroce qui veut juste l'écorcher. écorcher le monde encore et encore. Putain, c'que tu fais chier ... tu bouges, tu le pousses du pied, sans douceur; sans méchanceté. rancoeur, ce soir dans le noir de la nuit y'a plus vraiment de perfection à envier. t'as la voix salement différente Teddie, un peu déformée par cette colère contenue, et beaucoup libérée par des gens qui pourraient observer. dans cette chambre, il n'y a jamais eut de véritable perfection entre vous. hé ouvres les yeux t'endors pas sur mon parquet, t'as l'air encore plus misérable. amer, pourtant y'a trop de douceur quand tu finis par poser tes doigts autour de son bras, le tirer avec ton corps qui se contrôle si bien et ton esprit qui part si loin. si c'était un toit au hasard que tu cherchais t'es tombé sous le mauvais... soit tu m'fournis une explications, soit tu vas t'trouver un pont pour ce soir, et j'te jure que ton cul va se les geler. et derrière la rancoeur, y'a cette franchise qui revient, ce vice qu'il avait glissé en toi, cette révolte qu'il faisait naître encore et encore. t'es franc dans tes paroles, tu jures, tu parles pas joliment, faut arrêter de te prendre pour une façade parfaitement lissée. c'est bien ça le problème, t'es le gars des années deux mille, celui qui est parfois chiant, insultant mais jamais dérangeant. alors parler comme ça c'est quotidien, avec tous tes amis, avec la vie... mais tu sais pas, dans tes phrases ce soir, ce teinte la noirceur d'un truc plus dément. colère et aigreur qui se contrôlent et parfois déraillent.

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Ven 22 Déc - 14:39

T’entends vaguement ses mots. Plus loin. Dans ce monde trop lointain. Tu sais toujours pas si c’est la vérité ou si tu t’égares juste dans le rêve. Comme ses doigts sur ta peau. Ca a l’air si vrai. Mais ça l’est probablement pas. Pourquoi il f’rait ça ?  

Tu t’réveilles en sursaut sous l’effet de la douleur lorsqu’il vient t’pousser du pied. Tu grognes franchement, venant frotter tes yeux. Connard. La douleur a pourtant l’avantage de te reconnecter quelques instant à la réalité. Juste assez pour capter ce qu’il dit. Misérable. Tu détestes ce mot. Encore plus entre ses lèvres. En vrai, y’a pas que ce mot que t’aimes pas. Tu marmonnes des mots que tu comprends même pas toi même. C’est probablement des semblants d’insultes. Ou un truc qui y ressemble. Puis de toute façon, ça serait pas la première fois qu’tu finis dehors. Là. Allongé sur le béton. T’y as passé quelques nuits difficiles. Surtout entre le moment où tu t’es cassé de chez lui et celui où t’as débarqué chez Nora. La colère au ventre qu’il ai refusé d’partir avec toi et la douleur de leurs absences. Ouais, t’as passé de sales nuits trop bourrés pour bouger. Mais ce soir, il fait froid. Très froid. Ce soir, t’avais la buée qui se formait devant ta bouche à chaque fois que tu respirais. Non, c’est sur, ce soir, t’as pas envie de dormir dehors. T’es pas bien certain d’en ressortir vivant.

Théo, il est en colère. Tu peux l’voir à sa façon de parler. A son regard aussi. C’est comme si la lueur vacillait, prête à s’éteindre pour ne laisser que l’obscurité. Il veut des réponses. Heureusement, ses questions sont pas trop dures. Pour l’instant du moins. Alors t’y réponds. T’y réponds vaguement. « me suis battu… » Ta voix semble presque sortir d’ailleurs. Une peu trop cassée peut être. Presque timide. Toi. Timide. Jolie blague. Tu voudrais t’arrêter là. Rien dire de plus que ça. Mais tu l’sens. Que c’est pas ce qu’il attend. Qu’il veut plus. Qu’il veut savoir le pourquoi. Et pourquoi tu t’es battu hein ? Pourquoi tu t’sens si vide à l’intérieur ? Tu lui parlais plus depuis longtemps à cette fille. Elle était plus qu’un écho dans un passé vaguement oublié. Un écho de cette famille bancale que vous vous étiez construite. Une famille d’gamins abimés. De ceux qu’on voulait jamais vraiment. Trop turbulents. L’esprit trop tourmenté. Mais de cette famille, il reste plus que Nora. Les autres se sont éloignés. Tout doucement. Ils ont pris d’autres chemins. Plus accidentés ou plus droits. Mais vos routes se sont pas recroisées. Tu lèves les yeux vers lui et ton coeur se serre. Bordel. Tu t’souviens maintenant pourquoi t’évitais cet endroit comme la peste. Ces yeux te transpercent comme un putain de rayon laser. T’as l’impression qu’il peut lire tout. Absolument tout. « …arrete » Tu fronces un peu les sourcils, détournant le regard comme si ça pouvait l’empêcher de t’regarder. Comme si ça pouvait effacer toutes ces mauvaises choses. « me r’garde pas comme ça » c’est douloureux. Peut être encore plus que les blessures. Ouais. Ca fait mal de voir tout ce qui tourne pas rond chez toi. Comme si son regard faisait ressortir tout ce qui allait pas.

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Jeu 28 Déc - 3:36


tu sais pas vraiment quel mot peut le faire réagir comme ça. il grogne, il râle toujours. fidèle à lui le Sil, t'as toujours eut le droit à ça. des réponses par bruitages, des mots tirés à force de dextérité. t'étais doué Teddie pour le faire parler. t'étais doué Teddie, mais pas assez car il s'est barré. et ce soir il revient avec sa gueule de flash back, une odeur que tu connais trop bien entre alcool et un parfum que t'as essayé d'oublier. en vain. le temps à passé, t'as bien envie de le lui hurler, mais t'es pas comme ça Teddie. lui cracher à la gueule que t'as aussi tourné la page et que son parfum à juste des promesses de souvenirs entâchés... mais c'est pas toi. jamais. toi Teddie tu ne fais pas mal aux gens, toi tu ne craches rien de méchant, juste les vérités, juste des provocations mais tu t'intéresses jamais assez pour vraiment blesser. tu t'impliques pas Teddie, nul part. on le croit, on le pense et pourtant ça se voit. qu'à l'intérieur t'es vide de tout Teddie, que tu ne veux pas t'impliquer pour de vrai. suffit de voir comment ça finit. sur le sol d ta chambre après une absence de quatre ans. très peu pour toi. les vagues mots qui semblent être prononcé sur un ton d'insultes comme préambule à sa noblesse. Sil l'adorable tyran de ton coeur. au passé. t'y prêtes pas attention, les insultes font pas si mal et puis pour de vrai Teddie en quoi ce garçon de la rue pourrait vraiment te rabaisser. t'es bien mieux tombé nan ? tout le monde le dirait, toi enfant parfait, golden boy comment de simples petites insultes pourraient vraiment te toucher ? alors tu t'en fiches. alors tu t'enfuis dans un rôle que tu n'aimes pas. pas face à lui. tu ne veux ni lui parler ni même t'en inquiéter, il a ses amis pour ça. sans doute son éternelle Nora, elle peut s'en occuper. Jill aussi. t'en sais rien, toi t'es plus dans le bon carnet de contact pour ce genre d'acte. soupire. me suis battu… t'as beau lever les yeux au ciel Teddie, faire comme si t'étais pas surprit et que c'était assez évident... on l'voit bien ce muscle de ta machoire qui se crispe, cette silhouette trop parfaite qui se tend. Sil l'impossible contraire, Sil et ses poings que tu détestes. y'a sa voix qui déraille et tu sais pas bien s'il va continuer. mais y'a le reste qui reste bloqué. comme si tu devais encore et encore venir gratter pour choper la vérité. parce que Sil, tu le sais bien qu'il se bat comme il respire. sombre réalité, tu vois pas trop pourquoi ce soir c'est différent. une bagarre ne l'amène pas jusqu'à ici, sinon jamais tu n'aurais  eut à attendre si longtemps pour revoir ses yeux trop profondément bleu. merci suffit de voir ton visage pour ce genre d'info, et je suis assez au courant de comment un peu autant ravager un visage, le tient vit ça presque quotidiennement. Teddie froideur. Teddie respires. …arrete t'es pas bein sur de comprendre. arrêter d'être froid ? d'être toi ? des choses que tu devrais arrêter avec lui il y en a des dizaines et la première est juste d'arrêter de le laisser trainer ici. me r’garde pas comme ça tu perds un instant le contact avec ses yeux te rendant compte à quel point tu t'y étais accroché l'espace d'un instant. bordel. envie de frapper à ton tour mais pas envie de lui ressembler, alors tu dis rien. un jour ça explosera c'est certain. tu débarques dans ma chambre à quatre heure du matin, je te regarde comme bon me semble, Sil. et pourtant y'a trop de douceur. ici ce soir c'est les montagnes russes entre tes piques de rancoeur et ta personnalité trop bien lissée. tu te lèves, tu le tires vers le haut tes doigts autour de son poignt pour pas frôler ses doigts. lèves toi, je vais pas te laisser te vider de ton sang, je suis bien éduqué. grande blague. tu le tires, tu le laisss se poser sur ton lit, tu devrais le pousser par la fenêtre mais tu préfères t'éloigner avant de tes gestes dépassent tes pensées. tu vires ton sweat-shirt tirant sur ce tee-shirt qui fait de toi bien souvent un publicité ambulante, golden boy au style flamboyant. surfait. suffit d'un tiroir à ouvrir, pour trouver du désinfectant et de quoi l'essuyer, tu sais comment ça marche hein Teddie ? t'es que trop habitué. depuis quand t'es si mauvais à te battre ? il t'arrive quoi ? une peine de coeur ? ironie Teddie, laisse donc ce genre de trait de côté, abandonne de suite ce genre de gouffre qui ne te fera que sombrer. tu relèves son visage, essuyant vaguement le sang de son arcade. ça t'arrange vraiment pas ce genre de truc..pas que ça te déplaise, au moins c'est mieux que de voir sa gueule d'ange.


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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Mer 3 Jan - 17:33

Il lève les yeux au ciel Teddie. Parce que tes révélations ont trop le gout d’habitude. Comme si tu pouvais avoir fait autre chose que te battre. T’es bon qu’à ça, c’est bien connu. Frapper. Mentir. Voler. Gamin égaré sacrément barré. T’as pas tellement changé. Depuis lui. Si. T’as grandi. Grandi en rage. Et les emmerdes grandissent avec toi. Il a l’air blasé Teddie. Et toi, tu hausses vaguement les épaules. Comme pour dire tant pis. Mais le geste se révèle douloureux. Comme chaque mouvement, chaque respiration. Alors tu la retient ta respiration. Ou alors c’est juste son regard plongé dans l’tient. Tu sais pas. Tu sais plus. Mais tu veux plus de ce regard qui te transperce. Alors tu grognes encore. Alors tu grognes toujours. Mais il a pas tord Teddie. T’es chez lui.

Gémissement de douleur tandis qu’il te force à te lever. Tu penses un instant qu’il va juste te foutre dehors. Là bas, dans l’froid. Qu’il te laissera crever comme un chien comme toi tu l’as laissé ici. Dans cette maison aux promesses de douleurs. Mais Teddie, il est pas comme toi. Pas de ceux à fermer les yeux pour ne pas avoir mal. Bien éduqué. Ca t’fait bien rire. Eduquer à coup de poings dans la gueule. Pas si loin de ton éducation à toi finalement. Tu laisses échapper un petit rire avant de grogner de douleur quand tu t’laisses aller sur le lit. Tu t’efforces à rester assis, l’observant fouiller dans un tiroir. Le tiroir. Les souvenirs viennent s’imprimer dans ton esprit. Ces souvenirs que tu t’étais efforcer d’effacer. Ses doigts qui pansent tes blessures. Puis les tiens qui pansent les siennes. Combien de fois tu as faire glisser tes doigts sur sa peau bleuie ? Combien de fois il a nettoyé le sang de ton arcade explosée ? Tu pensais jamais revivre ça. Son visage trop concentré à quelques centimètres à peine. Tu grimaces vaguement à cause du désinfectant et de ses mots. T’es pas d’venu mauvais. Juste con. A t’attaquer à plus fort que toi. Ou plutôt plus nombreux. Et parce que t’es con, tu te renfrognes en lâchant « j’ai pas d’coeur » un peu froidement. Bordel. Si seulement c’était vrai. Tout serait tellement plus simple. Tu te foutrais de Maya. De Nora. De lui. De tout. Tu regardes le vide en face de toi. Il t’a fait repenser à elle. A elle et tous les autres. Peine de coeur. Ouais. Peine d’amitié déchue. De toute façon, t’as jamais eu un coeur d’amour. Juste un coeur d’amitié. T’es pas fait pour tomber amoureux. Ca t’a déjà trop abimé la dernière fois. T’as trop peur pour ça. Pour risquer d’aimer d’amour. « tu devrais l’savoir » Tu risques un petit coup d’oeil vers lui. Tes mots sont presque trop cohérents pour le taux d’alcool que t’as dans l’sang. Comme s’il te permettait de réaliser toutes ces choses que tu gardes cacher. Parce qu’évidemment tu sais que tu l’as blessé. En t’barrant même sans lui. Mais il aurait du savoir. Il savait. Obligé. Il savait que tu pourrais pas continuer s’il restait à s’faire démonter. « Ailleuh ! » Tu t’éloignes brusquement lorsqu’il appuie un peu trop fort. T’as parlé fort. Assez fort pour qu’on t’entendre en dehors de la chambre. Tu penses un instant à la gueule bien dessinée du padré de Théo. Cette même gueule qui se déformait par une colère étrange lorsqu’il vous cognait. Surtout lui. Alors tu regrettes brusquement d’être venu. Tu réalises qu’une nouvelle fois, tu l’as mis en danger. Sale petit égoïste. Tu portes tes mains à ta bouche avant d’chuchoter « Pardon … » un peu comme un gamin prit en faute.

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Dim 7 Jan - 6:28


tu comprends pas trop les choses. pourquoi tu dois le soigner, lui qui ne t'a pas épargné ? pourquoi soigner ses plaies alors qu'il était absent pour épargner ta peine ? tu comprends pas Teddie, et en silence tu cherches ce qui cloche chez toi. pourquoi t'es comme ça à chaque fois ? pourquoi t'es incapable d'mettre tes affaires dehors, de filer, de te tirer, de vivre loin des coups qui pleuvent sans raisons ? pourquoi t'es obliger de rester ce soir, de le laisser s'asseoir, de le laisser rester ? pourquoi , pourquoi, pourquoi. ce mot qui frappe avec hargne depuis des semaines, des mois puis des années. depuis qu'il s'est tiré, il y a eut cette réalité que tu pouvais toi aussi te sauver. une pensées qui ronge les bords de ta réalité, qui se cogne avec ta culpabilité. t'as même pas pu mettre un pied devant pour essayer, avec lui. toi le fautif ? lui le fugitif. foutaises, conneries sur conneries Sil il a retourné ton monde, il t'a fait croire que ça pouvait aller mieux, il t'a duper en soignant tes bleus, en caressant tes côtes abimés; puis il a abandonné. mais tu restes là, les doigts qui viennent trop près de son visage reproduire à l'identique une vie passée de quatre années. j’ai pas d’coeur. toi aussi tu le sais Teddie que c'est vrai hein ? c'est ça qu'il crie Sil, a voix basse il hurle que tu es au courant, que tu es la personne bonne pour témoigner. pourtant tu le connais, tu le connaissais. tu devrais l’savoir Sil, tellement trop prévisible. opale bleues tempêtes qui se détournent du coton pour fixer celles trop transparentes. tu le devrais ? vraiment ? silence d'un bref instant, tu devrais finir le travail à l'instant, taper où il a mal, attraper sa gorge, serrer très fort. tu sais comment faire, t'apprends vite quand on te le fait. les doigts qui se serrent, les nerfs qui finissent le travail, encore et encore la peau qui rougie, blanchie puis bleuie. tu connais, et ça serait si facile, lui à ta merci. ici, il aurait aucune chance. vengeance.
et le coton qui continue de passer, et l'idée repart s'enterrer. silence. justement t'en as, seulement le tien il est construit à l'envers. parce que Sil, maintenant t'en es persuadé il sait pas vraiment aimer, juste s'enfuir et abandonné. parce que Sil il se cache et va blesser. douce réalité. Ailleuh ! recule brutal d'un instant, ça serait beau si ça ne pouvait être que tes mots. sourire dans ta tête, c'est faux. y'a ta main qui reste arrêtée, y'a tes sourcils qui se froncent et l'envie de t'enterrer. abandonner tout ça. Pardon … connard. tu le penses parce qu'un instant le lâche reprend sa place, reprend sa douceur d'avant, sa fraicheur d'antan. un instant il y a ce regard coupable, cette simplicité à s'exprimer. tu voudrais le voir rester, tu voudrais vous voir repartir en arrière. peut-être le suivre pour de bon, peut-être le délaisser plus tard; mais juste ne plus connaître les nuits seul, les soirs d'après son départ, les coups, les cris, la faute, les punitions.
Sil sais-tu seulement qu'en blessant ma tête, ta fuite a ravagé le corps ? mais c'est terminé tout ça. soupire, regard vers la porte. y'a pas de risque.. à deux vous savez ce qui pourrait arriver; mais ce soir c'est le no men's land de ta vie. ils sont pas là. tu le tires, un doigt qui attrape le col de son tee-shirt, le ramène vers toi. vers tes doigts au lieu de ta bouche, parce qu'avant c'était des jeux plus envieux; mais que tu n'en veux plus. de lui et ses conneries, de lui et ses ennuis. tu reprends, t'essuies le sang, tu gommes les traces salies tu laisses son visage amochés. les cotons qui se laissent abandonner sur le lit, tes doigts qui viennent poser maladroitement les stripes qui devraient retenir un peu cette arcade amochée. pourquoi t'es ici ? franc, direct, il doit te répondre Sil; il doit s'exprimer Sil quand tu le fixes, avec ce regard qui a grandit, avec ce regard qui s'est durcit.

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Sam 20 Jan - 2:37

C’est étrange, t’as l’impression que l’alcool est un peu descendu. Comme si le monde voulait que tu comprennes cette conversation. T’esquisses un vague sourire à sa réponse. Construit à l’envers. Il a surement pas tord. T’as jamais été de ceux qui aiment comme dans les belles histoires. Les films à la con qui font rêver les filles. Tu sais pas faire ça toi. Etre bien. Marcher droit. Personne t’a dit comment on faisait. Personne t’a jamais montré. Alors tu sais que faire du mal. Parce que c’est plus facile. D’se barrer sans s’retourner. C’est plus facile que d’être blessé. T’hausses vaguement les épaules, laissant simplement la douleur se répandre. La vérité, c’est que t’as rien à répondre à ça. Il a pas tord. Mais t’as pas tellement envie d’lui donner raison non plus.

Ils sont pas là. Tu l’réalisais même pas, mais t’avais retenu ta respiration. Comme une vieille peur cachée au creux du coeur. Pourtant, t’as toujours cru être grand. De ceux qui gueule et qui frappe sans se préoccuper des conséquences. Mais les conséquences, c’était surtout Teddie qui les vivait. Tes colères marquaient sa peau de taches de la couleur du ciel. Et si c’était pas toi qui le frappait, finalement c’était tout comme. Parce que c’était un peu ta faute. Alors tu t’étais un peu apaisé. T’allais exprimer ta colère ailleurs. Frapper le monde pour qu’on le frappe moins. Ca marchait pas tellement. Mais quelque part, c’était rassurant. De voir les bleus sur ta peau refléter les siens. Un peu pour lui montrer qu’il était pas tout seul. « Ah … » Tu sais pas tellement quoi dire d’autre. Ouf ? T’avais aucune envie d’les voir. D’le voir. Sa sale gueule de gars parfait. Le gars parfait qui s’défoule sur son gosse. Tu l’as toujours méprisé. Comme jamais. Parce que tu peux comprendre qu’on veuille démonter un gars comme toi. Parce que tu trouves ton plaisir à foutre la merde autour de toi. Alors ouais, tu peux prendre. Mais Théo. Sérieusement ? Il a jamais eu une putain d’raison valable pour tous ces coups. N’importe quel parent se serait damné pour un gamin comme lui. Juste assez bien pour être génial sans être insupportable. Tu l’regardes un instant. T’as envie d’lui demander si lui ça va. Si il les as toujours, ses constellations de douleurs. Celles pour refléter les tiennes. T’as envie d’soulever son teeshirt pour savoir. Mais même alcoolisé, tu réalises bien que ça t’retombera sur la gueule. Parce que t’avais qu’à pas partir. T’avais qu’à pas le laisser là, se faire démonter tout seul. Bordel. T’es bien content qu’il soit pas là ce connard d’Holzenburg. T’aurais pas vraiment en état de l’accueillir comme il se doit et ça t’aurait franchement fait chier.

Teddie, il t’fait grimacer. Là, à réparer ton arcade explosée. Tu grognes même un peu, comme une vieille habitude. Mais cette fois ci, tu détournes pas le regard lorsque ses lèvres s’ouvrent. Sans trop savoir pourquoi. Pourtant, t’aimes pas sa question. Puis tu sais même pas quoi répondre. « j’sais pas … chui arrivé là … j’sais pas pourquoi » C’est même pas des mensonges. T’en sais rien. T’étais pas assez bien pour réfléchir. Tu devais déjà penser à mettre un pas devant l’autre, c’était déjà beaucoup. C’est p’tète pire en fait. D’être venue là sans réfléchir. Comme si ton inconscient voulait parler. Connard d’inconscient. Mais finalement, il est pas si mal. Cet inconscient. Parce que t’es étrangement bien ici. Avec lui. Même s’il a grandi. Même si t’es parti. Même si tout le monde sait que tout ça, c’est que des conneries. Des conneries égarées dans un espace temps inexistant. Tu fermes les yeux un instant quand il se lève pour jeter les cotons de sang. Et ton cerveau s’évade encore vers le sommeil. Doucement. Tu te forces à rester éveillé, ouvrant vaguement les yeux lorsqu’il revient. Et tes lèvres expriment ces pensées qui auraient du restées silencieuses. Là. Tout doucement. « … tu vas m’jeter dehors…? ». Ils pourraient presque faire mal ces mots. S’ils venaient pas de toi. Cette question sortie droit du coeur.

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Sam 27 Jan - 7:44


libre pour un temps, loin des sermons et loin des coups qui se font jamais absent. libre Teddie tu l'es à chaque fois que tes pieds passent la porte; mais comme un parfait prisonnier docile, tu reviens toujours sous son autorité et sa force établir domicile. Teddie avec tes souries et ton rire d'adolescent, avec tes belles paroles et ton air trop galant, t'es rien plus qu'une faible victime, l'enfant sans force qui n'y arrive pas. et ce soir, Sil il revient faire mal, dans sa présence et encore plus en faisant briller sa longue absence. Sil c'est la rayure sur le tableau, c'est le rayon de soleil qui est devenu assassin, c'est le fait même de ton incompétence. toi incapable de te tirer, de prendre ta liberté. t'es pas comme lui Teddie. dans les faits t'es tellement plus parfait, et pourtant, y'a jamais eut plus grosses envie de lui ressembler. mais tu fais semblant, comme tout dans ta vie. Ah.. oui, Ah. c'est tout ce qu'il y a à dire, rien de plus. c'est juste une absence, pas un départ. dans cette maison faut pas trop se faire à beaucoup d'espoir. il revient jamais changé, et elle... Sil il le sait, que cette mère trop silencieuse préfère se taire et se défaire, pour ne pas regarder, pour ne pas se déchirer. réalité d'une famille trop parfaite, Sil en est le détenteur de ce sale secret. tu souries pas tellement, y'a juste le geste machinal, comme un "ouais Ah", ça signifie juste ça. parce que Teddie c'est bien juste ça. alors tu sautes sur un autre point, comme toujours tu t'attardes pas. sur toi, sur ça, c'est juste qu'un fâcheux détail auquel t'as jamais prêté attention. ta peau elle est habitué, alors tu t'en détournes pour t'arrêter sur le moins habituel. lui, ici. j’sais pas … chui arrivé là … j’sais pas pourquoi soupire. oui Sil, il sait jamais vraiment pourquoi. même avant c'était toujours comme ça... pourquoi tu t'es battu Sil ? "je sais pas." Pourquoi tu m'embrasses Sil ? "j'sais pas... pourquoi pas" Pourquoi tu t'en vas ? ... ça il n'y a jamais répondu, l'enflure. tu soupires, tu t'arrêtes. comme tout le temps non ? ... tu sais jamais vraiment pourquoi de toute façon Sil. c'est distant, mais c'est putain de véridique, hein Teddie ? tu abandonnes les cotons dans ta poubelle, y'a plus de sang que quand c'est toi. parce que toi ça se voit jamais autant, et quand tu regardes à nouveau son visage tu le hais de faire ça. de se faire ça. d'être comme ça. ombre d'un gars que t'aimais, au passé. il n'est plus rien depuis qu'il s'est tiré. il n'est de que des promesses et de fâcheux souvenir. … tu vas m’jeter dehors…? silence.

regarde qui se glace, cerveau qui s'en agace. envie de sang, envie de rage, points qui se serrent. il se glisse avec perfidie en toi, ce géniteur et cette haine, il s'empreigne en toi alors que tu vois noir. alors que tu vois rouge Teddie et que tes gestes se veulent violents. c'est le pas en avant, menaçant qui arrête ton élan. la peur de se que tu vois, la peur d'être que l'ombre de ce père que tu ne veux pas. et comme à chaque fois t'as peur, t'as mal, de toute cette colère dont tu ne veux pas. tu trembles Teddie, parce qu'il est con ton Sil. non faux, ce n'est plus le tien, et jamais il ne l'a été, entre vous c'était que du rien. mâchoire qui se crispe, haine qui se dissipe. c'est pas moi qui fout les gens dehors... c'est toi qui te tires tout seul Silvester. c'est lent, et il est saoule alors qu'importe tes mots, ça ne prend pas. connard Sil. soupire, t'es qu'un gosse qui s'énerve lui même. tu rejoins le lit, t'attrapes un oreille que tu lances au sol. c'est la porte ou le sol... mais je te fous pas dehors ne te fais pas d'idée. serait-ce sarcastique Teddie ? ça sonne ainsi mais tu n'es pas ainsi, trop enfant parfait ? et pourtant en toi c'est le duel, l vouloir loin et le vouloir là. tu l'pousses du lit, tu prends la couverture du dessus pour lui filer dans les bras. sans le toucher, ne surtout jamais l'effleurer... alors il s'en contente, tu sais pas trop pourquoi toi non plus mais avec Sil t'as appris à ne plus vraiment y songer... alors tu dégages tes baskets, tu dégages ton jean avec ce perfide souvenir de ce "vous" qui regnait avant dans cette chambre. enfer.

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Ven 2 Fév - 16:00

Qu’est ce que tu hais ce prénom. Tu l’as toujours trouvé moche. Et puis, il te rappelle ta conne de mère qui était même pas foutu de donner un vrai prénom à son gamin. T’aimes pas non plus qu’il le sache. Comme une porte ouverte vers le vrai toi. Et peu de gens ont la clé. T’aimes pas tellement qu’il sache encore où la trouver. Trop effrayé qu’il sache aussi ouvrir la porte. Celle qui mène au gamin pas si sur de lui. « m’appelle pas comme ça … » C’est tout ce que tu retiens de ses mots. Parce que c’est plus facile comme ça. Parce que t’as pas envie de repenser au reste. A son refus de partir avec toi. A ce sentiment d’abandon qui t’avait fait si mal. Au besoin d’te barrer de là. Même s’il ne venait pas avec toi. Ton cerveau s’arrête à la futilité pour éviter de trop penser. Comme souvent finalement.

Tu grognes un peu lorsqu’il te pousse pour que tu descendes du lit. Tu grognes parce que t’as ni la force, ni l’envie de bouger. Et pourtant. Tu finis debout à coté d’lui, une couette dans les mains et le monde qui tourne autour de toi. Tu restes un instant comme ça, à chercher à rendre le sol moins mou, plus stable. Mais tu finis par abandonner et t’laisser tomber par terre dans un grognement de douleur. La fraicheur du sol t’arrache un vague grognement mais t’es trop épuisé pour réellement t’en formaliser. Tu attrapes ton oreiller, glissant ton bras dessous avant d’y poser ta tête et de t’endormir presque immédiatement. Et tu dors pendant près d’une heure. Presque tranquillement. Trop assommé par l’alcool et le manque de sommeil. Mais rapidement, le sommeil se fait chaotique. Là, rythmés par des rêves étranges et une douleur trop présente. Tu bouges. Trop. Et la couette bouge au même rythme que ton corps. Jusqu’à ce qu’elle ne suive plus. Et t’es là, tremblant de froid inconsciemment. Les lèvres un peu trop bleue. Le corps un peu trop frais. Et c’est le froid qui fini par t’éveiller. Ça et la douleur dans tout ton corps. L’impression qu’un camion t’es passé dessus. Tu grognes doucement. Ton cerveau ne remet par bien les choses à leur place. Il se contente de se demander pourquoi dormir par terre alors qu’il y a un lit juste là. Alors, instinctivement, tu finis par te lever pour te glisser dans le lit de cet ancien amant. Ton corps reprend ses marques lorsque tu te blotti derrière lui, respirant son odeur rassurante. La chaleur de son corps vient doucement réchauffer le tient. Et tu te rendors sans peine, vers des rêves plus apaisés.

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Je m’excuse pour t’avoir frappé Papa, je préférais mourir plutôt que de te ressembler... Et c’est ce que je suis en train de faire. Mais j’ai tant de colère en moi, et elle vient de toi. Je te déteste de m’avoir fait grandir en pensant que l’amour ça ce méritait et que moi je le méritais presque jamais.





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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Jeu 8 Fév - 15:26


tu le vois bien son air renfrogner, son air qui n'aime pas ce qu'il entend, son air de gamin paumé. il a pas changé, malgré les années, et ça fait mal de voir s'imprimer les mêmes traits qui ont juste murit. c'est comme si rien avait changé, comme si c'était naturel, de prononcer son nom entier comme pour le sermonner. ce nom qu'il déteste, ce nom que tu soufflais pour l'emmerder, quand il merdait. m’appelle pas comme ça … tu l'écoutes pas Teddie, tu n'en as rien à faire. pourquoi lui aurait le droit de souffler ce surnom qui fait si mal et pas toi ? toi c'était pas si profond, toi ce prénom tu l'utilisais pas le soir si tard, quand la nuit vous enfermait dans le lit, et que juste tout les deux il y avait ce truc impossible à décrire. Théo, c'est terminé. y'en a si peu après ces années qui savent vraiment quel prénom tu peux cacher. Teddie, c'est commun, ça pose pas de question. tu préfères pas répondre. parce que t'en as déjà marre de tout ça, parce que ça t'épuises de te battre avec ces souvenirs. et que lui aussi dans ses yeux c'est comme un gouffre de sommeil qui appelle. alors tu lui balances un coussin la couverture, tu le laisses faire. tu vas te glisser sous les draps abandonnant ton jean et disparaissant dessous en essayant d'ignorer sa présence.
et c'est dur.
d'ignorer sa respiration, d'ignorer que plus bas il y a son corps. qu'il y a ce gars avec qui t'as tout partagé durant un an. jusqu'à ce plus sombre secret. t'as les nerfs à vifs, l'esprit qui s'active, qui repensent à tout ça. et des scénarios pleins la tête qui n'arriveront jamais. bordel. tu tires sur les draps couvrant stupidement ton corps dans l'obscurité. il ne lui appartient plus de rien. tu croises tes bras comme un enfant sur ton torse dénudé comme si ça pouvait te protéger. de lui, te protéger de lui Teddie. parce que maintenant c'est ça la vie. il n'est plus le rempart contre le reste du monde et c'est sur ce genre de pensées que tu sombres. tu sombres trop loin pour sentir l'intrusion, pour venir hurler avec indignation. il devrait s'en aller, dégager, ne pas te toucher, s'éloigner. mais t'es pas habitué à être chez toi avec quelqu'un, ça n'arrive jamais et son odeur inchangée ne vient donc pas perturbé ce qui reste de ce fantôme.

c'est le matin que ça change. c'est quand le soleil vient percer entre les rideaux. que les cils s'écartent lentement, que l'esprit reprend possession du corps. tu restes comateux dans cette chaleur bienveillante. sans l'intention de te tirer du lit et de t'enfuir de ce cocon, jusqu'à l'odeur apaisante, jusqu'à l'impression d'avant. puis le contact, qui revient. il suffit que tu te tournes un peu pour le sentir, lui. là. erreur. tiraillé entre le besoin de hurler, ou te taire et retourner dans le sommeil, profiter de l'instant et faire semblant que les quatre années n'arriveront pas. foutaises. de toute manière tu le sens un peu bouger, réveillé ? Sil qu'est-ce que tu fais dans mon lit ?! tu bouges, tu le pousses avec ton coude vers le bord du lit, le faire quitter la chaleur des draps sans priver ton corps de la couverture. ne pas vouloir bouger mais être obligé de le virer.

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MessageSujet: Re: larmes de sang - tedil    Sam 10 Fév - 10:19

T’as pas envie d’ouvrir les yeux. Pas envie d’retourner à la réalité. T’es bien là. Dans cette chaleur rassurante. Dans ce doux cocon loin de la vraie vie. Mais quelque chose d’attire hors de cette bulle. Et tu râles doucement, te contentant d’essayer de récupérer le drap pour le remettre sur toi. Tu comprends pas vraiment pourquoi la couverture résiste. T’as pas encore intégré que t’es pas seul. Encore moins où t’es. Non. T’es encore trop perdu dans ce sommeil réparateur. Pourtant,  la fraicheur qui glisse sur ta peau t’attire doucement vers la réalité. Vers ton corps ankylosé. Vers ta tête explosée. Vers ton esprit encore paumé. Alors tu enfouis ton visage dans l’oreiller. Comme pour éloigner l’instant où tu devras te réveiller.

Quand finalement tu ouvres les yeux, il te faut de longues secondes pour remettre les choses en place. Pour comprendre que ce n’est pas ta chambre. Qu’il y a quelqu’un à coté depuis. Puis surtout, que ce n’est pas n’importe qui. Tu reconnais la chambre et ça t’revient comme un coup de poing en pleine gueule. Bordel. Tu t’retournes pour vérifier. Pour être sur que c’est ce que tu crois. Et y’a sa gueule. Putain de merde. Qu’est ce que tu fous là ? T’arrives pas à remettre les pensées dans l’ordre. T’as aucune putain d’idée de comment t’as atterri ici. « Pourquoi t’es là ?! » La question ça serait plutôt, pourquoi j’suis là, mais elle sort comme ça. Foutrement ironique considérant que c’est toi qui est dans son lit. Et non l’inverse. T’as l’impression que tu t’es fait écrasé par un camion. Tu te redresses en grognant. « Ptain … » Tu passes ta main sur ton visage avant de réaliser que cela n’aide en rien. Tu sors du lit avec difficulté avant d’le regarder. Ce fantôme du passé. Est-ce que vous avez baisé ? Non … T’aurais pas fait ça. T’aurais pas plongé volontairement dans cette autoflagélation. Bordel, mais qu’est ce que tu fous là, hein ? Tu fronces les sourcils, t’apprêtant à poser une question mais t’en as trop et rien ne sort. Tu sais même plus quoi demander. T’as l’cerveau trop dans l’vague. Tu restes un instant bloqué là. Sans rien dire. Sans rien faire. Avec cette gueule d’incompréhension. « Je … » Tu finis par te ressaisir, secouant vaguement la tête. Tu sors ton paquet de clope de ta poche de jean pour en glisser une entre tes lèvres. « … J’vais y’aller j’crois… » Tu sais pas tellement quoi dire. Quoi lui dire. Tu sais même pas ce qui s’est passé. Et pour être franche, t’as pas tellement envie de savoir. Tu flippes trop de ce que tu aurais pu avoir dit. Tu flippes trop de toutes ces choses à l’intérieur que t’as toujours enfouis plus profondément. Ces trucs qui, parfois, se réveillent et hurlent. « Hum … » Tu montres la fenêtre en l’interrogeant du regard. Tu sais pas tellement par où sortir. Ni par où t’es rentré d’ailleurs. Tu veux juste éviter de les croiser. Eux plus que n’importe qui d’autre. Tu ouvres la fenêtre avant de t’arrêter pour allumer la clope, rangeant le briquet dans ta poche avant de passer la jambe dehors. Tu grimaces vaguement. Ça fait clairement pas du bien. Mais mieux vaut ça que de rester dans cette pièce plus longtemps. T’as l’coeur trop serré. Et cette sensation là est bien pire que n’importe quelle douleur. 

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