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 we must be killers / han.

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team coeur chocolaté
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i've missed your calls for months it seems,
don't realize how mean i can be.


[heavy breathing]

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Identité : les draps bleus/val.
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Âge : vingt-quatre ans.
Occupation : doctorant en mathématiques, activiste libertaire, militant pour la cause lgbt.
Côté coeur : corps brisé.
Quartier : fair haven.

MessageSujet: we must be killers / han.   Mer 17 Jan - 6:19


- we must be killers -
gifs © tumblr / ft. @han buzot


La pluie, le gris.
Cliquetis et ronronnement.

La lumière bleutée des écrans.

Les fantômes de ses gémissements et de ses cris. Il avait ignoré leurs messages. Ceux qui voulaient son coeur, ceux qui voulaient son corps. Ceux qui voulaient son âme. Et il y avait ce vide. Ce trou dans sa cage thoracique. Cette brûlure au fond de ses tripes. Les lèvres tremblantes, devant le reflet du miroir de la salle de bain. Il restait des traces. Des nuances de mauve sous la surface de son épiderme. Des galaxies dessinées entre les grains de beauté. Et ses joues creuses. Et ses cernes sombres. La barbe mal rasée et la pâleur des hommes trop fatigués. Lente déglutition. Ça sentait la cigarette et le café de mauvaise qualité. Des arômes rassurantes, des repères olfactifs. Il savait très bien où tout se trouvait, ici. Dans le bazar minimal de la vingtaine de mètres carrés de son royaume. Prince déchu d’une terre mise à sac sans prévenir. Le parquet de l’entrée craquait toujours de la même manière. Pourtant, le bruit n’était plus le même. Il y avait aussi celui de son corps entravé par un autre, dans ces grincements. Et les insultes. Et son coeur à la dérive.

Jusqu’à la nausée.
Dans une fraction de seconde, un éclair du front à la nuque.

Un soupir.

La page demeurait blanche. Les statistiques restaient muettes. Rentrer des données, nuit après nuit. Faire la liste des dégâts du monde. Des signes, des prémisses. Des lueurs qui annonçaient l’horreur et l’aurore. En espérant simplement pouvoir les faire mentir. Se tromper, depuis le début. Lèvres mordues, sa silhouette était instable. Ses flancs à fleur de peau et des épaules trop minces pour porter autant de maux. Le dernier homme était reparti. Il n’avait rien dit. Ça n’était pas dans ses habitudes. Normalement, c’était lui. Qui s’invitait, qui se repaissait, et repartait avec le sourire des loups. Canines plantées dans la chair qui l’apaisait, au milieu des tempêtes. Il avait fait défiler les visages, sans éclat dans le regard. Appartement 9, sonne et je t’ouvre. Il lui avait dit de rester silencieux. Ne rien rajouter. Ne rien commenter. Il avait pris ses mains. Les avait fait glisser le long de sa colonne, se nicher dans le creux de ses reins. Il s’était caché dans celui de son cou, pour qu’il ne le voit pas. Il l’avait mis à genoux, il l’avait mis à l’amende. Il l’avait fait flancher, avec chaque muscle. Chaque respiration, chaque tremblement. Chaque frisson, chaque soubresaut. Il y avait encore la sueur, pour coller ses mèches rebelles. Il y avait encore le sel de cet autre au bout de ses lèvres. Il était reparti avec la nuit.

Le flou, et ses cils battants l’air. La vision trouble. Index et pouce doucement pressés contre ses paupières. Les draps défaits, l’odeur des fauves. Son t-shirt froissé, ses jambes nues et le caleçon renfilé sans y prêter attention. L’allure débraillée de ceux qui aiment de trop. Les lampadaires à l’extérieur. Et les gouttes s’écrasant contre la vitre. Son téléphone sonnait encore des rappels de messages laissés à l’abandon. Et presque tous, d’un seul homme. La gorge sèche. Un sursaut. Coup de poing dans son ventre, et contre sa porte.

Carcasse de marionnette se relevant en silence.
La chaînette de sécurité était toujours en place, depuis ce jour.

Il savait ce que cela voulait dire.

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