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 prisoner (kodi)

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MessageSujet: prisoner (kodi)   Dim 28 Jan - 14:01

des débris qui jonchent le coeur, alors que ce sont une myriade d’images qui se déhanchent sous ses paupières scellées. le sommeil se fait fuyard, tandis qu’elle est bien trop envoûtée par le bouillonnement de ses pensées qui ne semble pas vouloir s’apaiser. les contours de visages qui se mélangent, s’assemblent pour rouvrir toutes les plaies en trous béants. comme les miasmes qui ressurgissent à chaque temps pluvieux, c’est l’écho pénétrant du silence qui a cet effet ensorcelant pour elle. mila qui n’a plus que ses propres soupirs pour combler le néant, et que les quelques bouts de souvenirs à assembler l’un à l’autre pour tenter d’apaiser le creux qui perce la poitrine. les quelques lettres d’un prénom pourtant enterré sous une couche épaisse d’un pseudo-détachement, qui s’illuminent entre les parois de son crâne. et c’est l’agacement qui revient faire frissonner les tempes, agiter les veines de torrents écumants. de sombrer une nouvelle fois dans cette toute petite faille qu’il représente, qu’elle pensait suturée depuis bien longtemps. pourtant, ça la grignote de l’intérieur, le souvenir qui commence à se flouter dans sa mémoire, le timbre de voix qui s’écaille pour ne plus ressembler à grand chose. cette sensation insupportable d’oubli qui commence à l’effleurer, et dans son sillon celle de manque qui taillade d’autant plus. la main qui vient chercher son téléphone portable et avec un automatisme écoeurant qui s’égare jusqu’à la conversation bien trop ancienne, et ce message auquel elle ne lui avait jamais offert de réponse. l’univers qui revient pour la mordre au mollet, alors que c’est finalement elle qui brûle de le retrouver, pour redécouvrir sa présence et s’éclipser une nouvelle fois. mais le manège ne semble jamais parvenir à se stopper, elle en aurait presque le tourni dans l’obscurité dévorante de sa chambre. et comme de nombreuses fois, avec l’estomac creusé par le dégoût de succomber une nouvelle fois, elle s’extirpe de ses draps pour rapidement prendre la direction de l’extérieur en s’enroulant des premiers vêtements qu’elle trouve jonchant le parquet. et c’est instinctivement qu’elle prend la direction du bar où elle avait l’habitude de le voir, écartant sans seconde réflexion de venir jusqu’à sa porte. à l’extérieur, c’est cette brise légère qui lui flagelle la peau trop peu recouverte pour une telle heure, alors que la lune semble suspendue dans un océan asphalte de coton. le temps qui prend cette allure déroutante où tout semble être stoppé, à part les tambourinements souffreteux de son palpitant. jusqu’à ce qu’elle arrive à destination, sans savoir si elle avait marché depuis une poignée de minutes ou bien une éternité d’heures toutes plus étirées que les autres. finalement, alors que sa paume s’écrase contre la porte du bar, ses pupilles s’accrochent immédiatement à une silhouette. et elle la déteste, cette sensation de pseudo joie qui fait éruption dans les entrailles, celle qu’elle pensait avoir étée érodée par les jours passés à distance. ses pas réduisent les distances jusqu’à ce qu’elle se laisse tomber sur le siège juste en face du sien. j’vois que t’as toujours rien de mieux à faire de tes soirées que de venir ici. esquisse d’un sourire, alors que les paumes sont moites contre ses cuisses et qu’elle sent son coeur menacer de s’échapper de ses lèvres. mais elle joue le détachement, elle joue l’indifférence à la vue de ce visage qui se réimprime trop aisément dans son esprit. tu m’offres un verre? léger battement de cils, toujours la même comédie éreintante.

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MessageSujet: Re: prisoner (kodi)   Lun 5 Fév - 12:56


ce matin c'est un goût d'horreur qui se glissait dans ton esprit ravageur. ce matin c'était la tempête froid est silencieuse, le froid glaçant meurtrier qu'on ne sent pas venir. ce matin le silence et l'aigreur, et dans ton lit un corps où tu ne trouvais aucun échange ni même aucune envie. absence et erreur. ce matin Kodi c'était comme souvent quand le jour succède à la nuit. ce matin c'était froid, c'était morne, c'était comme tout le temps depuis que tu t'ennuies. depuis trop longtemps, et quand t'ouvres les yeux sur un paysage aussi ravagé, c'est dans ta tête que ça devient saccagé. pauvre Kodi et ses erreurs jamais évitées. pauvre Kodi, tu ne sais pas que tu devrais arrêter de t’apitoyer sur toi ? une peau aux couleurs d'un soleil d'été indien, une peau belle et douce à s'en damner, une peau qui refuse les couverture et qui se laisse désirer. c'est pas ce que tout être semble désirer ? mais Kodi ce matin il n'y avait rien de bon, rien de bien. il n'y avait ni souvenir de son regard, ni envie s'entendre son rire; il n'y avait rien. in-importance de la femme qui se veut désir. alors le soleil entre les tore à amener le noir dans ta tête, noir crevard, noir salopard. noir qui se glisse en acide dans l'esprit jamais au repos. t'aurais aimé la regarder encore, t'aurais aimer lui trouver quelque chose, de l'importance, ne serait-ce qu'un détail... mais rien, juste l'absence. absence d'envie, absence de souvenir. futile silhouette sous des draps froissés. nuit tourmentée, et toi ta journée n'a fait que continuer. quand c'est comme ça Kodi, quand la gueule de bois se mêle à tes tristes pensées, tu ne sais jamais trop comment avancer. te focaliser sur des projets publicitaires ne sert à rien, faire la tournée pour dealer ne t'apporte rien. alors tu tournes en rond et les aiguilles s'envolent. le temps vole, le temps s'envole. vole ton temps et ta journée pour n'en faire qu'un puits immense de pensées. pensées noircies par ta volonté, tu brûles à l'essence la moindre envie de repos, tu poignardes avec violence le moindre recoin de calme. et quand le matin commence comme ça, le soir n'est jamais très loin. le soir n'est jamais très beau. c'est pas souvent Kodi le solitaire, c'est pas souvent toi dans un tel repère seul face à un verre. et pourtant...
plus c'est éloigné, plus tu peux t'enfoncer, dans le liquide qui brûle tes doigts, à regarder dans le fond d'un verre ta vie que toi même tu noies. c'est pathétique, et tu te dis que ça pourrait être ça ta vie. chaque jour y venir, chaque jour devenir pire. ça te plairait ? tu t'en contenterais. tout plutôt que repenser à ces choses que tu fuies chaque jour. tout pour échapper à ce vide et cette colère qui continue encore et encore de crier. tu ne l'as comprend plus cette rage, frustration qui s'emmêle tu ne sais plus comment vaincre ou comment tomber. pathétique enfant qui se laisser s'apitoyer. mouvement sur la banquette face à toi, incapacité à vraiment t'y intéresser. jusqu'à. j’vois que t’as toujours rien de mieux à faire de tes soirées que de venir ici. boomrang d'un autre jour, rebond d'un autre temps qui vient fracasser le rythme lent d'une journée qui se crève. le liquide devient terne et insipide quand il y a mieux à s'intéresser. gueule toujours contrarié, pourtant derrière ce masque y'a un truc qui s'ébroue et se remet correctement. connasse d'un autre temps. apparition d'un rayon brûlant dans ce recoin de pénombre, soirée entièrement brulée, projet entièrement incendié. et le dilemme renait de plus belle, s'agacer, mais mieux respirer. connasse délaissée. y'a ces yeux qui reviennent s'imprimer avec violence sur tes rétines qui s'en étaient lavés. résurrection de la colère et de ce qui s’apprêtait enfin à disparaitre. j'vois que t'as de nouveau rien d'mieux à faire que t'incruster derrière moi. c'est désintéressé, c'est balancé avec un dédain et sans aucun intérêt. fausseté, ça pue le scénario trop bien joué. silence sur un écran éclairé, un message qui ne trouvait aucune réponse. la rage c'est abimée, embrasé puis t'as finis par faire le ménage. le ménage d'elle, parce que c'est mieux. parce que là tu sais plus si c'était mieux le silence ou sa foutue putain de présence. odieuse connasse qui revient. tu m’offres un verre? elle vent d'où ? ce fantôme sans nouvelle depuis des semaines, des mois peut-être. désintoxiqué de son acidité, de ses mots ravageurs, de ses regards et de vos échanges avec un seul vainqueur. le dernier ? tu sais plus qui à remporté les points. c'était elle; mais ce soir elle chute et te couronnerait presque vainqueur. parce que tu comptes t'éterniser ? Kodi sans méchanceté, Kodi sans froideur c'est le Kodi détaché. celui qui parle et qui vous laisse penser que rien ne l'amuse, rien ne le touche. qu'elle, tu t'en fous. mais ta main fait signe au serveur; parce que c'est Mila et que ses mains ne valent rien sans un verre entre les doigts, que vous deux ça ne marchent pas sans un temps pour s'écharper, sans les minutes pour rapidement s'entre tuer. il fallait qu'elle revienne ici, il fallait qu'elle revienne et que ton cerveau recommence à s'activer. preuve de ta normalité, haine contre ses jeux et votre incapacité. qu'est-ce que tu viens faire là? c'est ton coin, ton domaine, elle le sait. et si elle vient, elle savait qu'elle te trouverait. reine du jeu et chevalier du combat, ce soir tu devais juste te sentir mal, pas te sentir comme ça.
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MessageSujet: Re: prisoner (kodi)   Sam 10 Fév - 11:09

imprimé sur sa rétine, ça n’est plus qu’un énième fantôme du passé au corps encore brûlant. plus que le vague souvenir des étreintes teintées d’aurore, et la morsure glaciale de la distance. sous la pulpe de ses doigts, elle n’était plus qu’une vulgaire gouffre où toutes ses émotions se faisaient vacarme assourdissant. trop vigoureuses, trop déchirantes et éprouvantes. et peut-être même qu’elle en garde encore quelques balafres le long du palpitant, menaçant de se réouvrir sous le joug dévastateur de ses pupilles. le simple fait d’en redécouvrir les pigments noyés par une ébriété prononcée l’y enchaîne, et elle abandonne progressivement toute envie prématurée de s’échapper. avec lui, la raison n’est plus qu’un vague écho dans les abysses de son esprit. non, c’est l’organe pulsant sous ses côtes qui joue la symphonie et lui susurre les paroles. qui s’emballe un peu trop pour une situation en apparence si désuète, qui continue de s’amuser de cette faiblesse qu’il semble avoir implantée en elle. et elle souhaiterait lui en vouloir, s’insurger contre cette docilité qu’il parvient parfois à lui faire régurgiter, mais la seule haine qu’elle s’autorise est contre elle-même. malgré ce regard imbibé d’indifférence qu’il lui offre avec une facilité affolante, ce sont ses propres cuisses qu’elle torture du bout de ses ongles, cherchant à exorciser cette douleur qui lui emprisonne la gorge. et c’est probablement le doute qui dépose ses poussières dans son esprit qui est d’autant plus dur à assimiler, à évaporer. est-ce qu’elle est venue trop tard? est-ce qu’elle n’est plus qu’un énième fragment de passé amer qu’il a abandonné derrière lui? la simple idée qu’elle ne soit plus que l’unique torturée par ce jeu qui écorche les coeurs la dépossède de sa fausse assurance. une poignée de seconde, un infime nombre de mots échangés et c’est déjà son masque qui commence à glisser de son visage. elle qui s’attendait à une allégresse pauvrement dissimulée, elle n’est accueillie que par la vision d’un désintérêt total. et ça saigne, quelque part entre le nombril et la trachée. inspiration pour chasser les ténèbres, et l’échine qui se redresse sensiblement. je m’ennuyais toute seule chez moi. désolée de t’interrompre dans ta séance de lamentations. tentative d’acidité à la fin de sa phrase, y’a cette envie égoïste de le blesser en retour qui s’immisce dans sa bouche, se mélange à sa salive. mais elle n’est pas très convaincante, avec l’oeil fuyant et le phrasé hésitant. prise au dépourvu par une situation qu’elle ne parvient pas à contrôler, elle l’observe simplement lui échapper d’entre les doigts avec impuissance. pour une fois, c’est lui qui a le dessus, et elle décide que plus jamais elle ne lui offrira de fêlure à nouveau. mensonge. c’est l’arrivée de la serveuse qui lui apporte un verre rempli d’un liquide aux même reflets que celui de kodi qui lui permet de reprendre un souffle. presque immédiatement, c’est le liquide qui noie le maelstrom de pensées et de mots qui menaçaient de s’échapper d’entre ses lèvres. brûlure aux allures de remède, l’alcool qui se mélange à son organisme semble lui redonner de l’aplomb. j’ai plus le droit de rendre visite à un ami? l’ironie qui suinte du dernier mot lui arrache un rictus, sourire fendu un peu plus profondément avec le désinhibant de l’alcool qui lui réchauffe la carcasse légèrement tremblotante de sa balade nocturne. parce que kodi, c’est probablement l’antipode d’un ami. ça n’est que confusion destructrice et pulsions fauves. ça n’est qu’un cimetière à regrets amers et un manque qui continue inlassablement de lui percer la poitrine alors qu’elle voudrait ne plus penser à lui. si elle est là, c’est uniquement pour s’assurer qu’elle est toujours présente dans son esprit, dans ses nuits sans sommeil. que parfois, il a toujours le fantôme son souffle qui lui caresse l’épiderme. uniquement pour ça, par pur égoïsme et manipulation. absolument pas parce que c’est son propre être qui souffre de son absence. nouveau mensonge. mais j’peux me casser si c’est ce que tu veux vraiment. et elle regrette presque instantanément, réalisant le risque qu’elle vient de prendre. un pas de plus vers la pulvérisation de ce qui reste d’eux. un pas de plus vers une fin trop prématurée, alors qu’au fond son corps brûle toujours d’effleurer le sien, juste une dernière fois. mais elle n’en a plus le droit, elle y abandonnerait probablement un morceau de son âme.

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MessageSujet: Re: prisoner (kodi)   Dim 11 Fév - 11:17


il suffit de peu pour se rendre compte de la rapidité d'une addiction. et comme un passant qu'est incapable de détourner le regard, tu assistes au crash dégueulasse de tes propres convictions. certitudes qu'elle ne vaut rien, qu'elle se conjugue au passé, que sa silhouette addictive et ses sales mots n'étaient qu'un mirage dans tes pensées. dans un sombre bruit d'ossement qui se fracasse contre un mur, c'est le même sentiment de voir à quel point il suffit qu'elle se pose face à toi pour venir mettre à feu et à sang la tranquillité de ton esprit. il te reste plus qu'à en parler au passé, de ça et de ton sang qui maintenant semble bouillir dans tes veines et ta tête tourner à l'envers. tu le sens ton palpitant qui perd le nord, alors tu te drapes derrière ton acidité et ton calme détaché. tu te caches derrière ces masques qui laissent au monde l'idée que t'es juste qu'un gars éloigné. foutaises, pourtant ça semble fonctionner. parce qu'elle est resté aussi intacte que dans tes souvenirs les plus grisé, qu'elle est resté pareil malgré le temps qui a passé. c'est grave comme tu aimerais ne pas remarquer ses yeux qui essayent de se voiler derrière de sales mots, ne pas voir son visage douter, chercher la faille, puis comme une actrice de renom maquiller le reste d'une idée pour passer dans une seconde peau. elle est douée pour encore te faire douter, était-ce un mirage Kodi que tu as cru discerner ? l'idée qu'elle puisse être touchée ? Mila l'impossible poupée que l'on peut posséder. c'était avant. quand ton cœur s'emballait encore et ne saignait pas de rage à la savoir possédée par un autre. toi qui n'as pas été capable de l'avoir pour de vrai. seulement entre des rires mesquin, des regards noir, des baisers sans début ni fin, des passions qui étaient trop brutal pour promettre quoi que ce soit. t'y penses avec horreur à ces souvenir qu'elle ramène d'un claquement de doigt trop bien vernis. je m’ennuyais toute seule chez moi. désolée de t’interrompre dans ta séance de lamentations. le sourcil qui se fronce comme si ça t'intriguait, le sourcil qui se fronce comme si tu t'interrogeais. agir, agir pour masquer. faire comme si pour pas faire comme ça. dissimuler la plaie vulgaire qu'elle impose à tes tripes avec son simple dédain, avec ce simple mot d'ennui et appuyer sur ce qu'elle semble connaître de ta personne. elle te réduit à du sale Kodi, elle sait appuyer pour être victorieuse sans même s'en douter. pas si sur de son innocence tu le sais. ne t'en fais pas, disons que tu viendras seulement comblé mon ennui. tu te redresses, tu croises les bras, tu toises Kodi. tu toises l'allure face à toi, comme si c'était rien, comme si elle n'était qu'une simple passante. rebondir sur ses propres mots, t'as rien trouver de mieux face au bains de sang violent qui découle dans tes pensées. elle vient encore mettre le feu aux poudres, et la raison te fait trop cogiter. j’ai plus le droit de rendre visite à un ami? et le coup qui revient rapide. c'est pire que le ping-pong avec elle c'est jouer face à Neagan et sa batte. c'est violent, et c'est tout le temps. déglutition lourde alors que tu fais face au rictus et à sa phrase qui tourne avec lourdeur. le simple mot qui te vient est rapide, connasse. tes doigts se referment sur ton verre avec lenteur, et y'a ce sourire si rare qui étire pourtant vaguement tes lèvres. si hypocrite, vous êtes deux façade de cynisme à vous seuls dans ce bar merdique où t'as décidé de venir ce soir. tu aurais du rester chez toi, loin d'elle, loin de son sadisme à raviver encore une fois la plaie, venir verser une nouvelle fois du sel dessus, être sur que ça ne finisse jamais. vous et vos conneries. et pourtant dans toute cette histoire t'arrives juste pas à penser à autre chose que; enfin putain. enfin elle se pointe. bien sur, ça fait toujours plaisir de revoir un visage.. amical. et tu vides ton verre, le reposant avec simplicité alors que l'autre gars apporte la suite. t'en auras besoin, t'en auras vraiment besoin si tu veux pouvoir te contenir. noyer ton cerveau dans l'alcool. mais j’peux me casser si c’est ce que tu veux vraiment. non ! tes yeux sur elle, tu les laisses lentement glisser vers le fond de la salle, vers ce chemin qui pourrait être si simple. sortie sans dommage collatéraux ? ça serait glorieux, mais c'est déjà trop tard Kodi. et un peu plus un peu moins...  t'es juste incapable de vraiment décidé si oui ou non tu veux la jeter hors d'ici. elle et ses yeux trop sérieux, elle revient au galop écorcher encore un peu ce qui reste à torturer. et pourtant. et pourtant c'est dans ces moments là qu'elle est aussi bien, aussi belle, dans toute sa splendeur elle te montre à quel point elle peut réussir à s'inscrire dans tes tripes. te faire sentir si normal. c'est quand tu souffres que tu vas le mieux Kodi, c'est un fait. t'hausses les épaules, t'es gerbant. maintenant que t'es là, restes donc... ça m'emmerderais de te renvoyer à ton ennui mortel de ta vie. sourire hypocrite. mais elle est douée Mila, trop douée, elle te fait sourire même pour de faux. et dans le fond tu donnerais beaucoup pour tout envoyer valser et reprendre comme avant. mais avant, c'est du passé.
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MessageSujet: Re: prisoner (kodi)   Lun 12 Fév - 12:57

à mesure que les secondes s’effritent, c’est le temps qui semble s’être suspendu au fin fond de ses prunelles. coincée dans cette infinité si délicate qui happe chaque recoin de son âme à mesure qu’elle se perd dans leur contemplation. ça n’est plus un regard qui s’imprime sur sa rétine, mais le défilé monstrueux des souvenirs et leur ballet envoûtant. noyé d’un brun tellement profond qu’on n’en distingue presque pas les légers remous, ce sont leurs deux silhouettes qui se déchirent, s’embrasent au rythme délicat de sa propre respiration proche de l’asphyxie. sous l’emprise incendiaire de ses opales, elle se sent suffoquer. chaque inspiration qui vient flirter avec le bout de ses pulpeuses prend la couleur d’une délivrance jouissive, jusqu’à ce que les poumons saignent à nouveau. et bien rapidement, elle en vient à regretter les vents glacés qui s’engouffraient sous les couches dérisoires de ses vêtements à l’extérieur, maintenant qu’elle est écrasée sous les braises. c’est le genre de chaleur insupportable, pas de celles qui enveloppent les coeurs, ni tamisent les douleur. pas non plus de celles qui déchirent le bassin et font suffoquer l’épiderme d’une volupté délicieuse. non, c’est les paumes moites qui s’essuient frénétiquement contre le jean, c’est le tissu qui vient s’échouer au creux des reins et y adhérer désagréablement. comme les flammes de l’enfer qui suintent de son être à lui, s’enrouler autour de ses chevilles pour la ramener dans cette damnation avec lui, alors qu’elle était presque parvenue à en sceller définitivement les portes. et en une seule nuitée étranglée par une solitude insupportable, elle l’avait enfoncée d’un simple coup de pied. elle en avait presque oublié la sensation, mélange de régal et de culpabilité qui la ronge. d’être ici, avec celui qui ne devrait plus que faire figuration dans les limbes de son esprit, l’ancien amant enterré sous les souvenirs heureux du nouveau compagnon. mais pas à un seul instant c’est le regard d’adrian qui s’éveille sous ses pupilles qui se lient l’une à l’autre pour la réveiller. pour lui intimer de s’échapper, avant de salir un peu plus son honneur et écorcher l’illusion qui commence à se détruire. non, la seule chose qui lui remplit le crâne, c’est les réminiscences de ses sentiments consumés par les années qui ressurgissent des caniveaux. elle pourrait presque les sentir se déverser dans ses veines, venir gonfler son coeur. nouvelle gorgée, pour noyer tout ça, tenter de cicatriser les plaies qui menacent de s’ouvrir à nouveau. dans ce cas dis-moi, comment ça se fait que kodi le tombeur se retrouve tout seul à déprimer dans un bar? t’as pas réussi à conclure? mila devient la pyromane, joue avec les flammes sans avoir vérifié qu’elles ne lui fondent pas ses propres doigts. peut-être qu’elle se laisserait même consumer consciemment, juste pour ressentir une nouvelle fois. question faussement rhétorique. l’est-elle réellement? au fond elle sent cette curiosité malsaine lui ronger les entrailles, l’envie envahissante et égoïste de savoir s’il est seul. s’il n’a pas trouvé de moyen de combler le néant qu’elle espère silencieusement avoir creusé en lui. savoir qu’elle est parvenue à échapper à ce manège où les coeurs finissent anéantis et les corps hurlants, tandis que lui y est toujours enchaîné. mais l’indifférence qu’elle continue à distinguer dans ses mots et dans ses prunelles lui hurle l’inverse. amertume qui flirte avec les papilles, engourdit la langue. alors elle s’engouffre définitivement dans les flammes, cherchant à le faire perdre pied en espérant qu’il soit le premier à chuter. c’est vrai, ça arrive à tout le monde de baiser amicalement, n’est-ce pas? léger dérapage alors qu’elle perd le contrôle de sa voix, lui offrant une phrase regorgeante d’acidité, trahissant cette légère douleur qui lui comprime le plexus en soulevant le sujet interdit. et c’est probablement une atroce erreur qu’elle fait, en se jetant à corps perdu dans cette joute verbale sans réel gagnant. elle a déjà plié le genou en se rendant jusqu’ici, une nouvelle fois, et en lui offrant le pitoyable spectacle de sa reddition. finalement, le bruit des verres qui s’écrasent contre leur table lui offre un court cessez-le-feu, alors que l’imitant elle en vide presque immédiatement le contenu. la brûlure qui se matérialise dans sa trachée semble dérisoire, ridicule même à côté de celle qui lui déchire les viscères. et finalement, au milieu des vapeurs éthyliques qui s'enfoncent dans son crâne, c’est cette brèche qu’elle entrevoit. la direction qui pourrait peut-être offrir des réponses à ces espérances assassinées dans le silence. désolée de te décevoir ma vie est tout sauf ennuyante, adrian avait juste des trucs à faire ce soir. regard appuyé dans le sien, et le rictus qui reste mortellement figé. pas de tentative de fausse gaieté, ni même d’une réjouissance niaise à la pensée de celui qui partage maintenant ses jours. parce qu’elle est trop absorbée par la contemplation de kodi, pour ne rater aucune fissure dans son jeu, aucune fenêtre sur ce qui se dessine réellement dans ses pensées à lui. elle cherche, titille, tente de lui arracher cette sérénité si blessante. cherche à savoir si elle a encore toujours le pouvoir de réveiller la tempête.

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