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 destruction massive. (beverly&loevan)

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MessageSujet: destruction massive. (beverly&loevan)   Lun 12 Fév - 6:13

« j'y suis presque. » ses talons hauts s'enfoncent en dessous de tes reins, sa culotte pend lamentablement à l'un d'eux, d'une main elle tente de se soutenir à toi, de l'autre elle s'accroche au battant de la porte des toilettes. de l'autre côté, tu peux entendre les allées et venues des autres clients, les rires pas vraiment discrets, ceux qui s'interrompent carrément pour écouter, et les plus gênés qui déguerpissent presque en courant. « putain ! » elle gémit alors que ses ongles s'enfoncent dans ton dos, elle vient vite, mais son plaisir à elle, tu t'en fiches complètement, tu t'enfonces plus profondément, plus fort et tant pis si tu lui fais mal, parce qu'à ce moment précis, tu es incapable de penser rationnellement. et quand tu jouis sur son ventre à peine couvert, tu réfléchis même pas au fait que t'es en train de la salir, qu'il faudra qu'elle sorte des chiottes pour nettoyer le fruit de ton plaisir. qu’elle risque de vivre une petite humiliation publique, puis en remettant ton pantalon et en l’observant une seconde, tu te dis que ce genre de fille doit complètement s’en ficher, tu sais les choisir. juste prendre ton pied, puis te barrer sans qu’elle te fasse une scène parce que t’as pas filé un numéro ou une identité. tu sors de la cabine sans un mot, ni de merci, ni de c’était sympa, pas de dernier regard, parce que c’était qu’un objet dont tu te servais, parce que t’as aucun respect pour les filles qui se font tringler dans les bars après une conversation de deux minutes. t’as pas de respect pour grand monde en général faut l’avouer. tu sors de là soulagé, vidé. assez content de pas avoir eu à t’offrir les services d’une catin ce soir, parce que parfois une ou deux ne suffisent même pas. tu allumes une clope, les yeux dans le vide, tu finis par te rendre compte que le soleil est en train de se lever que t’as passé la nuit dehors à traîner dans les endroits les plus glauques que tu pouvais trouver. un bâillement s’échappe d’entre tes lippes et tu décides qu’il est temps de te pieuter, alors tu marches jusqu’à la maison, ça te prend presque une heure, quand t’arrives devant la porte de l’immeuble le soleil est presque déjà levé. tu montes trois étages avant de pouvoir pénétrer dans ton salon, tu jettes ta veste en cuir sur le canapé, balance tes chaussures dans l’entrée. le bordel c’est pas ton problème, il t’empêche pas de vivre, si ton frangin vient encore te saouler, il entendra une nouvelle fois ta façon de penser. dans la cuisine t’ouvre le robinet pour te passer un coup d’eau sur le visage et les mains quand soudain un truc chaud et moelleux se colle contre ton dos, il te faut deux minutes pour réaliser que c’est un corps. son corps elle murmure un bonjour endormi, et  t’as pas besoin de réfléchir pour comprendre qu’elle te prend pour ton jumeau parce que c’est fréquent que ça arrive, mais c’est bien la première fois que ça lui arrive consciemment à elle. elle est comme toutes les autres au final incapable de voir qui est l’un et qui est l’autre. ses doigts se frayent un chemin pour t'enlacer et  tu décides de jouer un peu avec ses nerfs, tu pivotes sur toi-même, son menton se retrouve à la hauteur de ta poitrine. elle est si petite que t’as peur de la regarder trop longtemps et de te choper un torticolis ou une connerie du genre. « salut bébé. » tu pousses le vice en t’abaissant pour lui faire un bisou esquimau. ensuite, vous vous regardez yeux dans les yeux et là ton sourire peut pas s’empêcher de ressurgir, ton vrai sourire, le carnassier. « envie de fricoter ? »
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MessageSujet: Re: destruction massive. (beverly&loevan)   Lun 12 Fév - 20:01

Un léger sourire étire ses traits dans son sommeil lorsque les lèvres de Camden se posent sur son épaule dénudée. Beverly remue légèrement mais n'ouvre pas les yeux et sombre à nouveau dans le sommeil quelques secondes plus tard, sereine. C'est le bruit de la porte d'entrée qu'on ouvre et referme sans ménagement qui la réveille finalement pour de bon. Les yeux mi-clos, aveuglée par l’obscurité épaisse qui l’entoure, elle s'étire longuement et cherche à tâtons la présence de son petit ami dans le lit. Sa place est déjà froide, un constat qui la pousse à s'extirper du cocon de ses draps pour partir à sa recherche. Couvrant son corps à demi-nu d'un t-shirt ramassé aux pieds du lit et d'une paire de chaussettes épaisses trouvées au même endroit, elle se faufile silencieusement hors de la chambre. Sa pudeur habituelle la pousserait normalement à se couvrir d'avantage, ne serait-ce que pour éviter de s'attirer les moqueries de Loevan -qui ne manquerait probablement pas de faire remarquer son manque de formes et de questionner les goûts de son frère en la matière-, mais claquer la porte en partant lui ressemble suffisamment pour qu'elle assume naturellement que le jumeau maléfique de Camden a déserté les lieux. Guidée par le bruit qui lui parvient de la cuisine, elle s'y dirige à pas menus. Debout dans l'encadrement de la porte, elle prend quelques secondes pour détailler la carrure du garçon penché au-dessus de l'évier, les incisives fermement plantées dans la chair tendre de sa lèvre inférieure, avant de franchir la distance qui les sépare pour venir se lover contre lui. Les yeux fermés, le front posé contre sa colonne vertébrale, elle glisse ses mains tièdes sous son tee-shirt et l'enlace, un sourire satisfait aux lèvres. « Bonjour... »Souffle-t-elle d'une voix légèrement rauque. Salut bébé. Voilà un surnom qu'elle aurait détesté entendre de la bouche d'un autre et qui pourtant, enveloppé du velours de sa langue, lui donnerait presque des frissons. Les doigts de l'étudiante remontent sur son torse lorsqu'il se retourne et un nouveau sourire prend naissance sur ses lèvres lorsqu'il frotte son nez contre le sien. Un geste tendre, en totale contradiction avec le sourire qu'il arbore lui-même quelques secondes plus tard. Les yeux dans les siens, suffisamment proche pour le détailler malgré l’absence de lunettes sur son nez, elle l'observe avec tendresse tandis que ses doigts caressent sa peau nue sous son vêtement. Puis, l'espace d'un instant, le visage de Loevan se superpose à celui de Camden dans son esprit, ils se confondent et une fois encore, Beverly est frappée par la ressemblance entre les deux frères. Visage d’ange, diable au corps. Si Loevan n'était pas si enclin à lui témoigner toute l'aversion qu'elle lui inspire chaque fois que l'occasion se présente à lui, la jeune femme pourrait aisément croire que c'est tout droit dans la gueule du loup qu'elle est en train de se jeter. Poor unfortunate soul. Elle n’y voit que du feu pourtant et c’est avec un petit rire, mi- indigné, mi- amusé qu’elle accueille la suite de ses paroles, les joues légèrement rosies, pas encore habituée à parler avec autant de frivolité de sa sexualité. Fricoter, encore ? « T’es un véritable obsédé… » Glisse-t-elle néanmoins avec un sourire entendu sans s’éloigner de lui. Au contraire, elle se hisse sur la pointe des pieds appuyée sur son torse pour maintenir son équilibre et crispe légèrement ses doigts sur sa peau tandis que son nez vient à son tour à la rencontre du sien. Lèvres entre-ouvertes, elle lui donne à son tour un baiser esquimau puis relève les yeux vers lui, le corps déjà en alerte. Qu’est-ce que tu me fais ?

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MessageSujet: Re: destruction massive. (beverly&loevan)   Mar 13 Fév - 2:05

ses doigts rampent sous ton tee-shirt, elle s’agrippe dans une étreinte douce. le souffle coupé, il te faut une seconde pour t’habituer à cette présence loin d’être familière, jamais personne ne t’as prit dans ses bras comme ça et tu envies camden encore une fois d’y avoir le droit même si tu sais qu’il te faudrait une minute pour foirer une relation que lui réussit très bien à mener. tu serais pas capable de te sacrifier pour quelqu’un d’autre que toi-même, d’offrir de l’amour et toutes ces conneries qui vont avec, tu pensais même pas que lui en était capable à part avec toi, mais quand tu as vu beverly dans ses bras, comme elle te tient dans les siens maintenant, tu as su que c’était le cas. tourné vers elle, tu observes son visage souriant, elle ne se doute de rien. rien du tout. sans la monture des lunettes sur son nez, tu peux pas t’empêcher de te dire que ton frangin sait quand même comment les choisir, bien que celle-ci ne soit pas ni longiligne, ni blonde dénaturée. elle a un charme caché. un truc qu’on voit pas tout de suite, qui se remarque seulement si on prend la peine de regarder. et tu te dis que tu le fais peut-être trop. ses ongles éraflent ton torse et tu inspires bruyamment parce qu’il faut pas grand-chose pour te chauffer. tu avais réussi à te sentir bien, complètement vide, le manque avait disparu, mais cette salope égoïste le fait renaître. ses joues prennent une jolie teinte rouge alors que tes mots étaient à peine osés. c’est la première fois que tu vois ses réactions à la lumière du jour, la seule fois où tu l’as prise c’était dans le noir et complet et tu te souviens même pas avoir parlé. t’étais dans un état de manque profond, un truc qui t’étais pas arrivé depuis longtemps. «  t’es un véritable obsédé. » tu souris narquoisement, ton frangin, un obsédé ? mon dieu, cette gamine n’y connaît vraiment rien. camden c’est un peu le christ en personne comparaît à toi-même. et alors qu’elle se met sur la pointe des pieds pour t’embrasser comme tu l’as fait une minute avant, tu décides qu’il est temps de terminer le petit jeu que t’as commencé avant de pas pouvoir reculer. tu sais pas où est ton jumeau, mais celui-ci a trop le don de s’absenter quand il aurait du rester. sauf que ses yeux à elle supplient que tu continues, la bouche entre ouverte, c’est comme si elle te demander de l’embrasser, t’es sur le point de te pencher, de commettre un truc irréversible. parce que cette fois t’as pas la permission de ton frangin, quand une porte claque bruyamment. sous la surprise, elle recule et toi tu en profites pour ouvrir le frigo. « quoi de neuf cam ? » tu demandes alors qu’il franchit la porte. il jure. «  j’ai oublié mon putain de portable ! » il l’attrape sur le plan de travail, tu entends le bruit d’un baiser. « salut bébé, je dois passer au bar on se voit plus tard. loevan soit cool. » tu grognes et il doit prendre ça comme un oui parce qu’il déguerpit aussi vite qu’il est arrivé. tu jettes enfin un œil à beverly qui semble perturbée, cette fois quand vos yeux entrent en contact, tu lui fais un clin d’œil.
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MessageSujet: Re: destruction massive. (beverly&loevan)   Mar 13 Fév - 19:05

Le corps tendu, le coeur de Beverly bat déjà de façon irrégulière dans sa poitrine. Une chaleur diffuse rayonne depuis son bas ventre, s'intensifie lorsqu'il inspire profondémment pour se contenir. C'est l'effet Camden, ou ce qu'elle croit l'être. Le sourire amusé du garçon, mal interprété, lui tire également un sourire fugace qu'elle chasse de ses lèvres en y passant une langue humide, toute disposée à accueillir les siennes. Son regard coule sur le visage de son bourreau, passe de ses yeux sombres à ses lèvres pleines, comme s'il avait besoin d'un signe de plus, d'une invitation supplémentaire alors qu'elle se tient là, prête à s'offrir à son étreinte sans opposer la moindre résistance. La porte d'entrée claque de nouveau et elle sursaute en se détachant du garçon. Elle esquisse quelques pas en arrière et tire sur son tee-shirt pour tenter de dissimuler la naissance de ses fesses et la nudité de ses cuisses au nouvel arrivant. Elle n'a pas la moindre envie de s'exposer au regard inquisiteur de Loevan. Cette seule idée la fait frissonner tandis que celui qu'elle s'imagine être le démon surgit dans la cuisine.Quoi de neuf Cam? Cam?! Son regard effaré passe de la silhouette penchée sur le réfrigérateur à celle qui se dirige vers le comptoir puis vers elle, un sourire bien différent pendu aux lèvres.  Salut bébé…Camden, le vrai Camden, dépose un baiser rapide mais plein de tendresse sur ses lèvres sans qu'elle ne soit en mesure d'y répondre, encore sous le choc de sa découverte. Il caresse sa joue comme pour se faire pardonner son absence et son départ hâtif, geste auquel elle répond par un sourire sans émotion et un hochement de tête mécanique avant qu'il ne s'éclipse. Il claque une nouvelle fois la porte derrière lui, provoquant un nouveau sursaut à Beverly qui prend une longue inspiration. Elle a l’impression de manquer d’air, de suffoquer. Prise de panique, elle se tourne vers Loevan, croise son regard rieur, moqueur. Le salopard . Il lui adresse un clin d’œil et le rouge lui monte une nouvelle fois aux joues, mélange de gêne et d’indignation. Sourcils froncés, elle ouvre et ferme plusieurs fois la bouche, incapable de trouver les mots justes qu’elle voudrait lui balancer à la figure. Même si toutes les insultes de son vocabulaire lui passent par la tête, aucune ne lui parait suffisamment forte pour exprimer ce qu’elle ressent vraiment. Humiliée . « Tu… » n’es qu’un abjecte crétin, lui traverse l’esprit mais elle laisse échapper un léger grognement de colère et de frustration à la place. Dents serrées, elle détourne son regard furieux du frère de Camden. Ils se ressemblent tellement qu’elle a du mal à lui hurler dessus si elle le regarde droit dans les yeux et pourtant, elle n’a qu’une envie lui sauter à la gorge. Et pas pour quémander un baiser cette fois. Les deux mains sur les tempes, elle pivote sur elle-même pour se laisser le temps d’accuser le coup, inspirer profondément, réaliser pleinement ce qui vient de se passer avant de faire volte-face pour affronter le sourire satisfait de Loevan. C’était Loevan. Bon sang ! « J’étais sur le point de… Tu m’as laissé te toucher... ! Tu m’aurais laissé t’embrasser ! Qu’est ce qui ne tourne pas rond chez toi ? Pourquoi est-ce que t’avais besoin de te moquer de moi comme ça ? Qu’est-ce que je t’ai fait ? » Elle laisse retomber ses bras le long de son corps maigrelet et si la colère subsiste dans son regard, elle s’accompagne désormais d’un voile sombre, celui de la tristesse, de l’incompréhension. Parce qu’elle ne comprend pas pourquoi il s’évertue à se montrer désagréable avec elle quand tout ce à quoi elle aspire n’est qu’entente cordiale et bonne humeur.
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MessageSujet: Re: destruction massive. (beverly&loevan)   Ven 16 Fév - 7:57

elle en meurt d’envie. cette pensée familière s’immisce dans ton esprit se fichant éperdument des conséquences sur ta vie, du consentement de la fille en face de toi, c’est à cause de cette pensée là que tu as fait des conneries plus d’une fois. à cause de cette envie qui te tord l’estomac. les psychologues que ton frangin te force à rencontrer parfois ne peuvent rien faire contre ça, ils te filent parfois des cachetons pour tenter de baisser la libido, ils te parlent pendant des heures de ton enfance, du manque d’affection et du sentiment de solitude qui a pu te conduire à devenir ça. un pantin de ton corps et de ses désirs, une marionnette qui a beau savoir que ce qu’elle fait n’est pas correcte ne pourra jamais s’en empêcher. heureusement pour toi, ton sauveur habituel débarque à l’improviste, camden attrape son portable et se penche pour embrasser sa petite amie, acte que tu étais sur le point de commettre toi aussi et que grâce à dieu il a réussit à éviter. tu observes sans expression le visage tourmenté de la gamine qui ne semble pas savoir où se mettre, elle esquisse à peine un geste tant dis ce que son copain l’étreint, puis quand il disparaît enfin, elle se reconnecte à la réalité. toi, ça te fait marrer qu’elle était sur le point de tomber dans le panneau, mais elle, elle est plus embrouillée que jamais. peut-être un peu énervée même qui sait ? tu ne l’as jamais vu dans un état comme celui-là, mais ça pourrait être amusant à regarder. « tu.. » elle commence une phrase qu’elle ne finit pas, ses yeux se posent sur toi avant qu’elle ne se tourne pour regarder ailleurs. ton égo en prend un coup, son dégout pour toi est aussi grand que ça ? après tout, t’en es le seul responsable c’est toi qui cherche à ce qu’elle te déteste, à ce qu’elle ne t’approche pas, dans l’espoir même qu’elle finisse par s’enfuir, laisser tomber ton jumeau parce qu’elle en aura marre de devoir aussi se coltiner son alter ego timbré. « j’étais sur le point de.. » tu hausses un sourcil attendant la suite de sa tirade, toi qui pensais qu’elle allait s’enfuir en courant, voilà qu’elle voulait discuter. ou du moins s’exprimer, elle était assez intelligente pour savoir qu’une discussion avec toi n’était certainement pas au programme de sa journée. « tu m’as laissé te toucher… ! tu m’aurais laissé t’embrasser ! » tu roules des yeux alors qu’elle te fait de nouveau face, ce sourire narquois qui ne te quitte pas même s’il n’a rien à faire là. « je te signale que c’est toi qui a glissé tes mains sous mon tee-shirt avant même que je n’ouvre la bouche. » ce n’était pas un mensonge et elle en était consciente, le problème c’était que tu aurais pu lui dire que c’était toi et tu as préféré omettre. « qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? pourquoi est-ce que tu as besoin de te moquer de moi comme ça ? qu’est-ce que je t’ai fait ?» rien ne tournait rond chez toi, tout était sans dessus-dessous, mais lui expliquer ne servirait à rien, quand à ce qui en était de ce qu’elle t’avais fait, la réponse était très certainement : rien du tout. mais tu ne pouvais décemment pas répondre ça. « et toi, pourquoi est-ce que tu joues les victimes perpétuellement ? tu n’es pas assez coriace pour le vrai monde bébé, regarde toi, tu me fais une scène pour une petite blague de rien du tout. tu penses vraiment que j’allais t’embrasser ? pire que j’en avais envie ? non, mais tu t’es regardée ? »
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MessageSujet: Re: destruction massive. (beverly&loevan)   Ven 16 Fév - 20:57

Il a ce sourire figé sur le visage qu'elle aimerait pouvoir effacer du revers de la main. Plus son regard s'attarde sur ses traits et plus Beverly se demande comment elle a été capable de le prendre pour Camden. L'enveloppe charnelle est identique jusque dans les moindres détails; seulement, le garçon qui lui fait face est lui, contrairement à son frère, pourri jusqu'à la moelle . Une pensée qu'elle  regrette aussitôt, parce que ça n'est dans sa nature de porter un jugement négatif sur les autres. Par réflexe, comme pour se punir de ce jugement trop hâtif qu'elle n'a pourtant pas exprimé à voix haute, l'étudiante se mord la lèvre inférieure, détourne le regard.  Elle ne connait pas réellement Loevan, -il ne lui a jamais réellement laissé l'occasion d'apprendre à le faire- et elle ne sait pas ce qui motive sa méchanceté, ni s'il se montre toujours aussi mauvais avec tout le monde. Elle espère que non, bêtement, et que, quelle qu’en soit la raison, la colère et la méchanceté du garçon ne s'adressent qu'à elle. Pas parce qu'il lui plait d'être son souffre-douleur, encore moins parce qu'elle souhaite accaparer toute son attention, avoir l’exclusivité de ses bassesses. Mais simplement parce que s'il se montre aussi désagréable avec tout le monde, elle imagine que sa vie doit être passablement solitaire et ça, elle ne le souhaite à personne. Pas même à lui. Elle ne décolère pas pour autant, au contraire, il joue avec ses nerfs et elle tombe naïvement dans le panneau. Je te signale que c'est toi qui a glissé tes mains sous mon tee-shirt avant même que je n'ouvre la bouche . Il ne ment pas. C'est elle qui est à l'initiative de cette étreinte. Ses joues rougissent violemment à la seule évocation de ces quelques minutes de complicité qu'ils ont partagée mais elle finit malgré tout par froncer les sourcils. Bien tenté . « Tu aurais pu me repousser! » Elle fait quelques pas vers lui, lève un doigt accusateur dans sa direction. « Tu aurais me repousser! » Sa petite taille est loin de lui donner l'avantage sur Loevan qui ne se dépare pas de son petit sourire moqueur mais elle ne se laisse pas intimider. Ses iris clairs sont assombris par la colère lorsqu’elle les plante dans ceux du brun qu’elle tente de percer à jour. Elle aimerait comprendre, apprendre de ses erreurs, savoir ce qu’elle a fait de mal pour qu’il prenne tant de plaisir à lui faire de la peine, mais les explications ne viennent pas. Pourquoi est-ce que tu joues les victimes ? Elle ouvre la bouche pour répondre mais rien ne sort, il ne lui en laisse pas le temps. Bébé. « Ne m’appelle pas comme ça… » Souffle-t-elle froidement tandis qu’il continue sa tirade. Ce mot même mot qui l’aurait facilement faite frissonner quelques minutes plus tôt n’a plus la même saveur dans sa bouche. Il n’y a plus aucun velours sur sa langue lorsqu’il prononce ces deux syllabes, simplement du poison. Serpent. « Tes blagues ne font rire que toi Loev… » Elle enchaine par-dessus les paroles du garçon mais ne termine pas sa phrase, blessée malgré elle. Non, mais tu t’es regardée ? Stoppée dans son élan, elle serre les dents, se mord la langue et déglutit douloureusement. Elle ne sait même pas pourquoi les paroles de Loevan l’atteignent. Après tout, il n’est rien pour elle. Et pourtant il fait mouche sans avoir à se donner beaucoup de mal. Incapable de soutenir plus longtemps le regard du garçon, elle détourne ses yeux brillants de lui. « Qui voudrait que tu l’embrasses de toute façon ? » Elle prend soin de ne pas le regarder, les dents fermement plantées dans l’intérieur de sa joue. « Plutôt mourir… » Ajoute-t-elle profondément vexée.
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MessageSujet: Re: destruction massive. (beverly&loevan)   Hier à 7:23

« qui voudrait que tu l’embrasses de toute façon ? » elle te lance à la volée suite à ta pique plus mesquine qu’autre chose à propos de son physique. tu voudrais lui raconter à ce moment-là, tu voudrais lui prouver avec des mots qu’elle, elle voudrait que tu l’embrasses encore, parce que tu l’as déjà fait dans le passé. tu voudrais qu’elle se souvienne de cette après-midi là, parce que c’est sûre qu’elle s’en souvient un peu déjà, de cette journée de folie où tu l’as prit et où elle t’a supplié, s u p p l i é, de ne pas t’arrêter, sous aucun prétexte. t’en mettrais ta main à couper que c’était la meilleure baise de sa vie, tu te rappelles de la conversation que t’as eu avec ton frère quelques jours après ça. « pourquoi est-ce que tu me regardes comme si je t’avais piqué ton jouet ? » tu lances à ton jumeau par-dessus ton bol de céréales. il te fixe depuis cinq bonnes minutes et ça commence sérieusement à t’agacer, tu n’es vraiment pas du matin. tu n’es pas du soir d’ailleurs non plus, ni bien même de l’après-midi. « c’est le cas, non ? » cette fois, tu prends la peine de lever la tête pour le regarder. « qu’est-ce que tu me chantes ? » il boit une longue gorgée de café avant de te répondre. « beverly. » tu clignes des yeux cherchant où est-ce qu’il compte en venir, comme il ne semble pas vouloir continuer le dialogue lui-même, tu t’y attaques, bien que la corvée te fasse chier au possible. « c’est toi, qui m’a proposé de me servir de ta meuf. alors quoi ? tu t’attendais à ce que je ne le fasse pas ? explique-moi j’ai du mal à comprendre là. » il secoue la tête. « je savais que tu le ferais. » tu souffles exaspéré. « alors quoi ? » tu répètes sur le point de t’énerver pour de bon, et puis c’est quoi ce bordel comment est-il au courant qu’il s’est vraiment glissé dans ses draps ? s’est-elle rendue compte de quelque chose, ou son frangin a vraiment un foutu bon instinct. « c’est juste que… » il rigole et ça te met encore plus en rogne. « putain, cam je te jure que je vais te refaire le portrait dans une minute. » il roule des yeux habitué à tes menaces. « c’est juste qu’elle m’a demandé de refaire ce truc, tu sais avec ma langue… et je ne savais absolument pas de quoi elle parlait. » vous vous observez en silence, ton cerveau assimile doucement ce qu’il est en train de te raconter, les commissures des lèvres de ton jumeau se soulèvent légèrement et tous les deux vous éclatez de rire. « merde, tu déconnes ? » tu finis par demander à bout de souffle, il fait une grimace qui semble signifier que malheureusement non et tu hausses un sourcil amusé. « tu veux que je te montre ? » il te balance sa cuillère à la figure. « crétin ! » elle lui en avait redemandé à lui, alors que c’était toi qu’elle voulait, mais elle ne le savait pas et ne le saurait probablement jamais. tu es sur le point de l’achever avec une autre remarque, mais elle te devance d’une seconde à peine. « plutôt mourir. » sa voix tremblante n’est plus qu’un chuchotement. terrible pour ton égo. ses mots se plantent fermement dans ton esprit. plutôt mourir. que de consciemment t’embrasser, que de consciemment te toucher, plutôt crever que d’être avec quelqu’un comme toi. et d’une personne comme elle, et d’une sainte nitouche, d’une pute catholique, d’une âme pure, putain ça te scie l’estomac en deux. tu pensais jamais qu’elle oserait te défier, te blesser, t’égratiner et pourtant une fois à bout, le chaton sort ses griffes et il fait mal, la plaie est béante jusqu’au sang. tu recules d’un pas, puis deux. « c’est ça. » tu dis. «  plutôt mourir. » avant de t’écarter pour t’échapper dans ton antre, avant de lui exploser à la figure. parce que toi aussi plutôt mourir que d’avoir l’air vexé, mais peut-être que c’est un peu tard pour faire encore bonne figure.

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MessageSujet: Re: destruction massive. (beverly&loevan)   Hier à 13:30

Une légère moue gonfle ses lèvres pleines tandis qu’elle s’acharne à regarder ailleurs, ses iris azurées sautent d’un endroit à un autre, se posent partout. Partout sauf sur Loevan dont elle est incapable de soutenir le regard. Elle n’ose plus poser les yeux sur lui. Il l’intimide, l’effraye peut-être un peu aussi, parce qu’il ressemble bien trop à Camden tout en étant à la fois si différent. Difficile de faire la part des choses quand celui qui vous blesse ressemble trait pour trait à celui en qui vous avez placé votre confiance, vos espérances. C’est probablement pour cette raison aussi que les paroles du jumeau maléfique lui font si mal, parce que si ce sont ses mots à lui, c’est le visage de Camden qui parle. Alors elle ment, effrontément, pour les protéger, elle et sa santé mentale. Qui voudrait que tu l’embrasses de toute façon ? Idiote. Bien sûr qu’elle aurait voulu qu’il l’embrasse, qu’il laisse ses lèvres courir sur sa peau avec la même tendresse avec laquelle il avait frotté son nez contre le sien. Ou avec plus d’empressement, qu’importe, pourvu qu’il l’ait l’embrassée. Non pas lui, Camden ! Elle ferme les yeux quelques secondes, fronce légèrement les sourcils, tente de s’y retrouver dans l’amas de sentiments confus qui se bousculent en elle. Colère, désir, culpabilité, honte, vexation, frustration… La suite lui échappe naturellement sans même qu’elle ne prenne le temps d’y réfléchir : Plutôt mourir. Deux mots qu’elle regrette immédiatement lorsqu’elle trouve enfin le courage de relever les yeux vers Loevan qui titube en arrière avant de finalement s’éloigner pour de bon. Tu me fais du mal, je te fais du mal. Le jeu est malsain, stupide, ne lui ressemble pas. Ce garçon a le don de faire ressortir tout ce qu’il y a de plus mauvais en elle, elle déteste ça. Il traverse la cuisine et Beverly se retourne vivement, tend une main dans sa direction prête à s’excuser avant qu’il ne disparaisse mais aucun son ne s’échappe d’entre ses lèvres et ses doigts restent suspendus dans les airs jusqu’à ce que la porte de la chambre du garçon ne claque au loin, lui provoquant un nouveau sursaut. Seule avec elle-même, Beverly se laisse choir contre le plan de travail et laisse échapper un long soupir. Elle passe une main lasse sur son visage et rejette la tête en arrière, paupières closes. Elle se sent encore plus coupable désormais, persuadée d’avoir blessé Loevan quand bien même elle le sait beaucoup trop fier pour l’admettre. Dans l’espoir vain de s’occuper l’esprit, elle se détache finalement du plan de travail et ouvre un placard pour en sortir un verre qu’elle remplit d’eau froide au robinet et en avale le contenu d’une traite. L’eau glacée la réveille mais n’apaise pas son tourment. Au contraire, elle pèse sur son estomac vide et la fait sentir encore plus mal. Foutue conscience ! Elle renifle, amère et se décide finalement à quitter la cuisine d’un pas pressé dans l’unique but de rejoindre la chambre de Camden et de s’y enfermer à son tour pour mieux ignorer Loevan mais est stoppée dans son élan par son reflet qu’elle croise dans le miroir du couloir. Debout devant la glace, elle s’observe en silence quelques minutes. Elle détaille du regard ses boucles brouillonnes, la petite cicatrice sous sa lèvre inférieure, ses clavicules saillantes sous sa peau fine. Ses yeux brillent légèrement tandis que les paroles du démon résonnent dans son esprit. Non, mais tu t’es regardée ? Lentement, elle soulève légèrement le tee-shirt de Camden et observe ses hanches osseuses, ses côtes apparentes, coule un regard sur ses cuisses maigrelettes et ses genoux calleux, tâte sa poitrine minuscule. Elle déglutit douloureusement tandis qu’elle s’observe avec les yeux du garçon et une pensée perverse s’immisce dans son esprit. Elle a la voix de Loevan, la même intonation, mi-moqueuse mi-dégoutée. Qu’est ce qu’il peut bien te trouver ? Elle laisse retomber le tissus et tourne la tête en direction de la chambre de Loevan. Elle aimerait pouvoir lui hurler dessus mais l’expression sur son visage lorsqu’il a quitté la cuisine lui revient en mémoire et réveille sa compassion. Il a raison, elle n’est pas taillée pour ce monde et n’est pas faite pour lui faire face, à lui. Bien trop faible. Elle franchit en silence les quelques mètres qui la séparent de la chambre de Loevan et pose son front contre la surface lisse de sa porte. Elle tend l’oreille mais ne l’entend pas alors elle se contente de gratter doucement la surface du bout des ongles pour se manifester. « Loevan… ? Je… Je suis désolée, je voulais pas dire ça… »
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MessageSujet: Re: destruction massive. (beverly&loevan)   Hier à 15:00

un bruit discret cogne contre la porte de ta chambre peu de temps après, tes yeux se fixent sur celle-ci en attendant de savoir si elle est assez idiote pour venir jusqu’ici pour continuer les hostilités. un petit raclement de gorge se fait entendre à travers le bois, tu inspires profondément, tente de calmer tes tremblements, les nerfs, la rage, ce n’est pas simplement parce que ses mots étaient durs que tu as fait demi-tour, non, des trucs comme ça tu en encaisses tous les jours à longueur de temps parce que tu n’es qu’un abruti finit, mais si tu ne fuyais pas de la cuisine tout de suite, elle aurait été le dommage collatéral de ta haine, et tu as tout de suite imaginé le regard de camden sur toi, sa déception et c’est la seule chose qui t’a permise de te reprendre, d’avoir la patience de t’en aller parce que quand ton frère te regarde comme ça, tu sais à quel point t’a merdé, à quel point même s’il t’aime, il a envie de te tuer. « loevan… ? » ton nom s’échappe d’entre ses lèvres et tu te lèves d’un bond animé par l’envie d’en découdre. elle s’éclaircit la voix comme pour se donner du courage et ce sourire, ce fameux sourire naquit une nouvelle fois sur ton faciès. pendant une seconde la haine s’envole, même si elle revient au galop quelques secondes plus tard. oh bébé, tu n’est vraiment pas taillée pour le vrai monde. peu de gens le sont, mais elle? avec son innocence à la con? ses espoirs d’un monde meilleur? ses envies de planète saine? elle est pire que tous les autres, elle est plus naïve et plus idiote qu’aucune des personnes que tu n’as jamais rencontré. sa manière d’être stupide en devient presque mignonne parfois quand elle s’égosille pour la cause animale ou les droits des femmes. plus stupide encore que camden qui boit ses paroles comme du petit lait, qui essaie de faire attention, de manger moins de viande alors que son plat préféré est à base de sac d’os. son air amoureux quand il discute tous les deux dans la cuisine, son petit sourire, ses mains qui se baladent partout sur elle, c’est ça qui est stupide, c’est ça qui le fatigue. elle l’a embobinée avec ses airs de princesse. avec son regard tendre et ses paumes douces. cette salope s’est immiscer dans l’esprit de son frangin et s’est emparée du peu de couille que loevan lui permettait encore d’avoir et voilà qu’elle faisait pareil avec lui, qu’elle le hantait. partout, ici et là-bas, présente ou pas. quand il pensait à son frangin, quand il pensait au sexe et ça aurait pu ne pas être gênant si ce n’était pas les deux paliers capitaux de son existence. elle était partout, elle était chez eux, elle était au bar, elle était aux bras de son jumeau. elle commençait sérieusement à t’horripiler, elle te tapait sur le système. « je... je suis désolée. » tu t’approches de la porte, pose ton front et tes deux mains à plat sur le dessus. rare que les gens s’excusent avant que tu ne te sois servit de tes poings et ça te met encore plus en rogne qu’elle fasse. trop bonne, trop conne. « je voulais pas dire ça. » elle aurait du la fermer, elle aurait du faire demi-tour après son désolée, mais elle l’a ouverte encore et c’est ça qui a causé sa perte. tu as ouvert la porte à la volée, elle était désemparée, ton mètre quatre vingt dix ne c’était jamais autant remarqué. tu t’es avancé l’air mauvais, vite, avant même qu’elle ne comprenne ce qui lui arrive. elle a reculé parce que c’est ton corps qui le lui a ordonné, son dos s’est plaqué contre le mur, tes mains au dessus d’elle pour l’enfermer. tu as baissé les yeux pour être en face des siens, ton visage tout près d’elle. « menteuse. » tu souffles. « c’est exactement les mots que tu as envie de prononcer depuis que tu me connais hein bébé? dommage que tu ne les pensais pas vraiment. » ton nez frôle le sien mime le début d’un baiser esquimau avant de se figer parce que cette fois, elle sait que c’est toi et si elle ne bouge pas c’est parce que c’est la peur qui la paralyse. la colère anime ton désir, son corps aussi presque emboîté avec le tien, tu inspires profondément, une de tes mains tombent pour jouer avec le bas de son tee-shirt. ton frère ne lui a sûrement pas parler de ça, que ferait-elle encore là sinon? tu fermes les yeux pour te reprendre, ta main remonte frôle sa joue, instinctivement tu remets en place une mèche de ses cheveux qui s’est échappé, derrière son oreille, puis ta paume retrouve la surface glaciale du mur. tu peux le faire, tu peux te contrôler, pour camden. pour toi-même.

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MessageSujet: Re: destruction massive. (beverly&loevan)   Hier à 23:24

Les yeux fermés, les deux mains et le front posés sur la porte, Beverly écoute, attentive au moindre son provenant de la chambre de Leovan. Elle l’entend s’agiter lorsqu’elle prononce son prénom mais il ne dit rien, lui impose son silence pour toute réponse et la boule de culpabilité dans sa gorge gonfle sensiblement, l’empêche de respirer. Elle ne sait même pas s’il l’écoute. Après tout, elle n’a pas la moindre idée du genre d’activités auxquelles il s’adonne dans sa chambre dans laquelle, même en son absence, elle n’a jamais osé mettre les pieds. Peut-être est-il installé sur son lit avec la musique à fond dans les oreilles, peut-être l’ignore-t-il consciemment, son éternel sourire amusé aux lèvres, trop heureux de la punir pour ses paroles irréfléchies. Chacune de ces solutions est parfaitement plausible et ressemble à Loevan. Au Loevan qu’elle connait tout du moins. Ou croit connaître. Elle ne sait plus réellement. Quelques secondes s’écoulent sans qu’aucune réponse ne lui parvienne, quelques secondes au terme desquelles elle reprend la parole après avoir chassé le plus discrètement possible le chat qui s’est installé dans sa gorge. Je suis désolée. La gorge nouée, elle attend la réaction du garçon, n’importe quoi, même un petit rire cynique pourvu qu’il réagisse, mais rien ne vient. Les gorge nouée, Beverly déglutit douloureusement et serre le poing contre la porte, loin d’imaginer qu’il se tient désormais là, à quelques centimètres d’elle de l’autre côté de la cloison, dans l’attente lui aussi. Je voulais pas dire ça. La porte s’ouvre sur la silhouette imposante du garçon et elle sursaute lorsqu’elle perd l’équilibre, prise sur le fait. Son regard affolé se pose sur Loevan qui avance droit vers elle. Elle tente de balbutier quelques mots, mais il l’impressionne beaucoup trop et rien d’autre ne sort de sa bouche que quelques voyelles décousues tandis qu’elle recule prestement dans l’espoir de lui échapper. Elle se retrouve pourtant acculée contre le mur que son dos heurte dans un petit bruit sourd. Le choc lui coupe la respiration. Ou peut-être est-ce la peur qui l’empêche de respirer, ou la proximité du corps de Loevan. Il se tient là, le visage à quelques centimètres tout au plus du sien. Elle sent son souffle chaud qui s’écrase sur sa peau et ses lèvres lorsqu’il la traite de menteuse, le visage déformé par la rage. Elle secoue la tête pour toute réponse, ses yeux apeurés rivés dans les siens. Elle se recroqueville les mains posées contre la paroi derrière elle et il lui semble qu’elle ne fait plus qu’un avec le mur, prisonnière de ses bras. Il s’approche pour frotter son nez contre le sien et elle ferme les yeux tandis qu’un gémissement à peine audible s’échappe d’entre ses lèvres lorsqu’il l’appelle à nouveau bébé. Un son étouffé qui la surprend elle-même et qu’elle préfère mettre sur le compte de la peur plutôt que sur l’effet que ce seul mot sortit de la bouche de son bourreau est capable de produire sur elle. Ne m’appelle pas comme ça… Supplie-t-elle silencieusement.  Elle n’ose pas rouvrir les yeux lorsqu’elle sent la main de Loevan qui chahute le bas de son tee-shirt mais son rythme cardiaque prend des allures chaotiques, une réaction qu’elle ne contrôle pas. Pas plus que la chaleur qui se répand dans son bas ventre lorsqu’elle rouvre les yeux au contact de sa main sur sa joue et qu’elle croise son regard fiévreux tandis qu’il replace une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Elle fait tous les efforts du monde pour ne pas laisser son corps réagir aux gestes du garçon, se répète inlassablement, comme une litanie qu’il n’est pas Camden, mais rien à faire, son palpitant bat à tout rompre, se jette contre ses côtes comme un forcené en cage tandis qu’elle l’observe se débattre contre ses propres démons. Il semble lutter contre elle, contre lui-même, en proie à une souffrance qui la dépasse totalement et dont elle pense être responsable. « Je suis désolée… » Murmure-t-elle les yeux brillants. Elle décolle une main du mur et esquisse un geste dans sa direction, sans savoir si elle souhaite le repousser ou le consoler, mais le suspend à mi-chemin. Elle a peur de le toucher, peur d’attiser sa colère, la haine qu’il semble nourrir envers elle et qui le pousse à agir si bizarrement avec elle. Beverly ne le comprend pas. Pas plus qu’elle ne s’explique les réactions de son corps à son contact. L’explication est pourtant toute trouvée, ou peut-être l’excuse : Il lui ressemble tellement… Il n’est pourtant pas Camden, elle le sait, il le sait. « Loevan… S’il te plait… ». Arrête de me torturer.
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