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 perdu&retrouvé xIna

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MessageSujet: perdu&retrouvé xIna   Lun 23 Juil - 16:29



La place est pleine de vides
Même le bonheur m'ennuie, me fatigue. J'me sens plus vieux qu'mon père. Quand je suis moins qu'à deux, j'me perds.
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Tu te réveilles comme tu t’es assoupis, Luca. En baillant, le corps encore trop lourd. Engourdis. La faute à l’alcool, belle sirène qui ondule toujours dans tes veines. Et si tu songes à tout simplement te retourner – te rendormir comme le malpropre que tu sais être – ta paresse de la veille t’en empêche. Parce que là, le soleil te nique les yeux. Eh merde, tu grondes. Tu remues. En somme, tu déranges ta partenaire, le petit corps chaud qui dors contre ton dos.
Ah?

Tu as de la compagnie et tu viens de le réaliser – en fait, en te retournant, c’est son haleine que tu cherchais à fuir. Ça te revient. Comme une claque sur la gueule – à l’arrière de la tête. Bon, tu ne blâme pas la fille, hein. Tu dois partager la même haleine qu’elle – tu as vaguement souvenir d’avoir échanger plus que de la salive avec elle. La veille. Cette nuit. Il y a peut-être même deux heures – pour ça, suffit de vérifier sous la couette. Si t’es encore couvert (ouaip) c’est que tu t’es endormis comme un gigolo de l’âge d’or – incpabale de retirer son caoutchouc avant de sombrer, le dude. Quel tombeur tu fais. Tu ricanes de ton côté du lit, sans même jeter un coup d’oeil à la fille – à ce stade, belle ou moche, on s’en fou. Il est trop tard, ce que le réveil matin te rappelle à son tour. Ton estomac se mêlant aussitôt de la partie.

C’est donc en grimaçant, une main contre ton estomac, que tu abandonnes les draps. Que tu titubes – un bref instant, mais quand même – avant de trouver un pantalon de jogging et de l’enfiler. Cette fois, tu t’éclates un coude contre un mur et tu jure tout bas – ouais, t’es un gentleman (hahahahaha) comme ça toi. T’essais de ne pas réveiller la fille – plutôt mignonne d’ailleurs, ce qui mérite que tu soulèves un poing victorieux vers le plafond. Et tant pis si personne ne voit! Et voilà, tu abandonnes ta chambre, en quête de nourriture, mais surtout de lait. Pour effacer les relents d’alcool de sur ta langue. Parce que le lait, c’est une passion. Alors t’avance en te grattant une fesse, là dans ton pantalon – eh oh, t’es chez toi d’abord – et tu cherches tes colocs du regard. Personne en vue – pour l’instant – mais dès que tu feras cuir un truc, ça va débouler dans la cuisine. T’es pas con – pas entièrement, du moins – aussi tu commences par ton lait. Mais t’as trop faim. Tant pis s’il est trop tôt.

T’as tout juste le temps de mettre de la musique – pas trop fort, sinon Ina te fera encore chier avec tes goûts musicaux « merdiques » - et de sortir les œufs du frigo, que ta belle au bois dormant te rejoint. C’était quoi son prénom déjà? Mina? Moira? Minnie? Aucune foutue idée, mais elle te sourit et c’est tout ce qui compte, parce que tu le lui rends sans plus d’inquiétude. Qui a besoin d’un prénom, quand elle vient planter un baiser sur ta bouche et que – oh miracle, parce que toi, tu n’as pas pris cette peine quoi – tu réalises qu’elle a pris la peine de se laver les dents. D’accord, faut que tu retrouves son prénom, elle vaut au moins ça. Peut-être un « encore »? Ouais, t’y songes de plus en plus, alors qu’elle promène ses paluches partout sur toi. Qu’elle fiche un bordel pas possible dans ta tignasse. Qu’elle t’érafle gentiment le torse, avant de tirer sur le jogging. Bon okay, toi aussi, t’as une main baladeuse et séduit par le sourire qui lui échappe, tu t’écartes de devant le carton d’oeuf et la poêlonne.

Autant, t’as rien contre un deuxième round, autant tu crèves de faim. « Bébé, j’ai plus de force. Je suis tout faible, faut que tu me laisses me nourrir... » que tu ronronnes presque contre son oreille. Elle glousse encore et tu souris. Encore. Plus fort. Avec de la chance, elle va offrir de prendre ta place et de cuisiner – si elle cuisine, promis, tu la rappelle celle-là.

Mais pas le temps de savoir, parce qu’un nouveau joueur s’ajoute à la partie – oui, la vie est un jeu, faut pas chercher. Ina fait son apparition et tu oublies, l’espace d’un instant (trop long, en fait), que tu voudrais savoir le nom de la nana. Que tu as faim. Tu te contentes de la fixer, elle. Trop belle. Trop sauvage. Trop différente de toi et de ton sourire facile. De la blonde qui te grignote le cou de baiser, avant de réaliser que tu ne réagis plus. Que t’es ailleurs – pardon madame. « Hey, Ina. Bien dormi? » Tu réponds pas davantage (soit autant qu’il faudrait, en fait) aux attentions de madame-j’ai-pas-compris-que-sans-bouffe-le-dude-il-saura-pas-lever-le-drapeau-a-nouveau, mais tu lui empoignes une fesse. Pour la forme. Pour avoir l’air « naturel » - bah ouais, quand même. Faudrait pas décevoir Ina, qu’elle croit que t’es un tendre. Que t’allais tenter d’emballer la blondu avec tes talents de cuisiniers – talents limités, d’ailleurs.
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MessageSujet: Re: perdu&retrouvé xIna   Mer 25 Juil - 10:12

perdu&retrouvé
@luca skjeggestad

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Y a les premiers rayons de soleil qui viennent l'extraire de sa torpeur et donner à la chambre ses premières couleurs. C'est un matin comme les autres, rien d'particulier à déclarer si c'n'est qu'Ina se lève du bon pied. C'est assez rare pour qu'elle puisse le faire remarquer, assez rare pour que ça puisse se fêter – et apparemment, Luca y a pensé. Elle comprend facilement qu'c'est lui le premier levé, rien qu'au son de la musique qui sort des enceintes de la cuisine. Elle pourrait crier pour lui ordonner d'arrêter, puis hurler pour qu'il veuille bien l'écouter, mais pour le moment, elle a vraiment la flemme de se donner cette peine. Parce qu'elle sait que c'est qu'une partie remise, qu'elle trouvera bien un autre moyen de le faire chier. Ou alors il viendra la défier en premier – après tout en ce qui les concerne on n'est jamais sûr de rien. Une guerre trop souvent déclarée et les trêves trop souvent repoussées – c'est même grâce à ça qu'on les reconnaît. Et rien que le fait d'y penser, de penser à Luca et tout ce qu'ils se font subir, la gamine esquisse un léger sourire et s'extirpe de ses draps d'une facilité déconcertante. Faut croire qu'ça lui donne de l'énergie, assez pour enfiler un t-shirt trop grand pour elle par dessus ses sous-vêtements et se diriger vers la cuisine pour voir c'qui l'attend.

Visiblement, les autres gars sont pas encore levés, ou alors déjà partis. Ina elle sait pas trop quelle heure il est ni depuis combien de temps elle est réveillée mais ce dont elle est sûre c'est qu'il est trop tôt pour assister au spectacle qui se déroule sous son nez. Trop tôt pour voir Luca se faire bécoter le cou par une tignasse blonde qu'elle peine à distinguer et trop tôt pour voir la main au cul qu'il vient d'lui plaquer. « Hey, Ina. Bien dormi? » Y a ses cheveux ébouriffés et son air fatigué qui lui rappellent que visiblement, la nuit a été assez courte pour certains.  Ca l'amuse intérieurement mais elle prend pas la peine de répondre sur un ton aussi enjoué. « Oh. Si tu pouvais éviter ça s'teplaît, ça m'arrangerait. Pas envie de gerber dès le matin tu comprends… » C'est un reproche qu'elle ne tente pas de cacher alors qu'elle attrape la boîte de céréales d'un air las pour venir s'asseoir en face d'eux, les deux zigotos dans son champ de vision. Au fond elle est habituée de côtoyer les meufs qu'il ramène à l'appart comme des trophées, mais faut dire qu'en ce moment elles défilent un peu comme si c'était tous les jours le 4 juillet. Alors Ina elle est un peu blasée, puis ça commence sérieusement à la faire chier – et aujourd'hui, elle se sent d'humeur à répliquer. Luca, j'espère que t'es bien réveillé parce que va falloir s'accrocher.

« Faut qu'on parle Luca. Vraiment. Pas la peine de ramener tes pouffes à la maison pour prouver que notre couple va mal. » C'est le ton calme qui ne prévient pas de la tempête sur le point d'arriver – elle sait bien mentir généralement, et elle comprend que ça fonctionne quand elle voit qu'la blonde est directement stoppée dans son élan. « Ah, désolée, il t'avait p'têt pas dit qu'il avait une copine ? Faut pas t'sentir spéciale, tu sais, t'es pas la première à qui c'est arrivé. » Ina s'redresse, froide, impitoyable, et elle contourne la table pour se rapprocher de la blonde qui se tient maintenant à une distance plus raisonnable du garçon. « Bref, j'espère que t'as bien profité parce que maintenant le p'tit jeu est terminé. Tu peux aller gentiment récupérer tes affaires puis t'barrer. » Y a un air trop méprisant, trop arrogant pour qu'elle puisse douter de la véracité de ses arguments. Parce qu'à ce jeu-là, aux petits jeus avec Luca, Ina sait être douée pour mettre toutes les chances de son côté. « Ah si, y a une chose qu'tu pourrais faire avant de partir. T'as encore le droit de l'insulter ou de le claquer, ça j't'en prive pas... J'aurais pas à m'en charger comme ça. » Puis elle se retourne vers lui, la lueur du défi dans son regard et la fierté dans son sourire, pour avoir provoqué tout c'bazar qu'il sera difficile pour lui d'arriver à en sortir.


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MessageSujet: Re: perdu&retrouvé xIna   Mer 25 Juil - 22:25



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Tu devrais te concentrer, Luca. Sur le cul que tu malaxes, déjà ouais. Mais aussi sur les paroles qui s’échappent de la bouche d’Ina. Mais t’y peux rien, face à elle, t’es un peu faible. C’est la faute à ses cheveux, à la façon qu’ils ont d’être dans un bordel pas possible et de te filer l’envie d’y foutre les doigts. La faute à ses grands yeux, ceux qui te foudroie du regard avec un ennui trop forcé et un amusement à peine voilé. T’as envie de la faire sourire. De l’entendre rire – un son que tu rêves d’embouteiller. T’en foutrais partout. T’en ferais ta sonnerie de portable, merde. Sauf que non.

Alors tu pétris le cul de blondie et tu souris, un peu (beaucoup) con, à Ina. T’ose même imaginer que c’est sa fesse à elle, que tu tripote – putain, visiblement, y’a pas besoin de manger pour que le mat puisse être hissé. Suffit d’avoir la bonne motivation. T’as quoi, 12 ans? Faudrait te reprendre, dude. Ouaip. « Oh. Si tu pouvais éviter ça s'teplaît, ça m'arrangerait. Pas envie de gerber dès le matin tu comprends… » Évidemment, le samedi matin n’est pas de taille à combattre la mauvaise langue de la brune. Ça te rassure. À la limite, ça te fait durcir un peu plus. Là, contre le ventre de la blonde, qui ne remue plus trop. Elle a réalisé? Elle a compris? Surement. T’aimerais culpabiliser – sérieux, ça te soulagerait un maximum – mais c’est pas le cas. Tu ne sais pas. Ne sais plus. C’est con tout ça. Parce que tu penses surtout au fait qu’Ina serait encore plus confo dans un de tes t-shirts, plutôt que celui qu’elle a en ce moment. Elle veut pas que tu lui en prêtes un? Non. Tu ravales. Tu souris, tes doigts glissant sous la culotte de blondie, mais surtout, devant le regard ennuyé d’Ina. « Ça quoi, Ina? La bouffe ou le fait que j’ai une vie sexuelle ? » tu ricannes un peu. Tes lèvres trouvent la tempe de ta conquête du moment – ce serait pas Mandy? Y’a un M quelque part, t’en es certain!

La fille se détend un peu sous le bisou – suffit de peu, ça tu l’as compris depuis le temps. Suffit d’être gentil, un minimum attentionné et surtout, de ne rien promettre. D’avoir une tonne d’excuse, en tout temps, en cas de besoin. Mais va te falloir plus que ça, Luca, parce qu’Ina à décidé de sortir les crocs ce matin. « Faut qu'on parle Luca. Vraiment. Pas la peine de ramener tes pouffes à la maison pour prouver que notre couple va mal. »
Quoi?

T’as un moment de flottement, parce que tu ne comprends pas. Qu’elle joue avec toi. Qu’elle t’enfonce les dents dans le cul, en cherchant le sang. En cherchant à te faire tiquer. Non, toi tu retiens que certains trucs : Ina qui veut te parler, Ina qui est en couple avec toi. Depuis quand? Parce que déjà, vous ne vous parlez que rarement en privé – la faute à la coloc et à cette foutu tension qui vous suis partout. Qui s’épaissit – comme actuellement – dès que vous êtes seuls. Danger danger, bordel. Puis, cette histoire de couple, c’est un gros délire hein? Tu le saurais sinon! Putain, tu perdrais pas ton temps à peloter une autre meuf, tu la dégusterais, elle. T’es même pas certain que t’aurais encore faim d’autre chose que de sa personne. Okay, franchement t’as encore de l’énergie à revendre, mais pas sur que Blondie fasse l’affaire.

De toute manière, la blonde n’est probablement plus intéressée. Parce que contrairement à toi, elle, elle comprend TRÈS bien ce que la brune insinue. Que t’es un enfoiré qui la trompe. Que t’as mentis hier. Et ça y est, tu grimaces maintenant. Parce que la blonde cesse de te regarder, recule même de deux pas – parce qu’elle ne te touche plus. Et ça, c’est encore plus parlant. Direct. C’est un rejet dans les règles de l’art. Elle fixe Ina avec un air horrifié, de la culpabilité oscillant sur ses sourcils – ce que tu rates. Parce que tu fronces les sourcils et hoche lentement la tête, en fixant ta colocataire (aka Satan.) « Ah, désolée, il t'avait p'têt pas dit qu'il avait une copine ? Faut pas t'sentir spéciale, tu sais, t'es pas la première à qui c'est arrivé. » « Tsk, c’pas cool, Ina... » tu devrais tout nier, mais à quoi bon hein? La fille recule déjà d’un pas. C’est foutu. T’es le salaud que la chieuse lui décrit. Le type qui la trompe encore et encore – un mensonge qui n’a rien de crédible d’ailleurs. Qui pourrais vouloir tromper Ina, hein? Faudrait être putain de con.

C’est pire quand elle se redresse, quand elle approche. Saloperie d’amazone moderne, prête à te castrer. Alors que t’as rien fait – sauf exister et tripoter un cul de bon matin. Pfeuh! C’est ton droit, en tant que maître des lieux. Sauf que non. « Bref, j'espère que t'as bien profité parce que maintenant le p'tit jeu est terminé. Tu peux aller gentiment récupérer tes affaires puis t'barrer. » Bordel, toi aussi, t’es captivé par le petit numéro d’Ina. Presque tenté de la croire, qu’elle est vraiment en train de virer une autre nana du studio, pour te pisser sur la jambe. Sexy as fuck.
Si seulement, ha ha! Aucun risque.

La fille se retourne enfin – Nancy, voilà! Pas de M, mais c’est tout comme hein – et tu lui offres un petit air navré. Parce que tu ne comptes pas te débattre. Non, tant pis. Elle ne cuisine même pas, alors bon… y’a pire, niveau perte. T’hausses même une épaule, signe ultime que t’es un con. Un enfoiré qui trompe sa copine, celle cent fois trop belle pour lui. Trop patiente. Trop chiante, aussi. Parce qu’elle met le feu, cette fois. « Ah si, y a une chose qu'tu pourrais faire avant de partir. T'as encore le droit de l'insulter ou de le claquer, ça j't'en prive pas... J'aurais pas à m'en charger comme ça. » Sérieusement? Tu hausses un sourcil en la fixant, parce que la petite garce te fixe dorénavant. Fière. Amusée. Toi aussi, d’ailleurs. Bordel. Qu’est-ce qu’elle te fait, cette saloperie. Ina, comme une foutue addiction, rien de bon peu en sortir.

La blonde hésite pourtant, preuve que t’es pas un si mauvais gars que ça Luca. Elle peine à croire tout ça. Elle ne veut pas vraiment. Elle te préférait célibataire et avec des mains baladeuses. Toi pas – c’est con. Alors, tu te lances, dans un soupire, une main s’enfonçant dans tes cheveux. Le cliché (mauvais goût) du gars coupable. Du menteur – que tu n’es pourtant pas, sauf pour Ina, visiblement. « Désolé, bambi. C’est pas contre toi, mais si j’ramène personne, elle m’regarde même plus. » Voilà, c’est toi la victime d’abord. Va. Chier. Ina.
T’es pas bien, Luca. Tout ça t’amuse un peu trop. Ça te branche davantage que l’idée de sauter blondie dans la cuisine. Y’a rien de réchauffé avec Ina. Rien. Tout brûle avec elle – crame.

La claque part alors. Aussi soudaine que douloureuse. Le claquement t’arrache une grimace, mais t’ose pas bouger. Si tu remues, elle va peut-être recommencer. Sauf que la blonde t’abandonnes déjà, une banderole de qualificatif peu gracieux, sur les lèvres. Tu te frottes alors la joue, tout en secouant la tête, le regard rivé sur Ina. La reine des emmerdeuses. L’épine t’as dans le pied – dans le ventre, si t’étais plus honnête avec ça. « T’es vraiment une plaie, toi… » mais tu peux pas t’empêcher de sourire. De presque rire. Parce que, voilà, c’était quand même foutrement drôle. Que tu tenais pas à revoir Nancy. Qu’au fond, tu t’en fou. Surtout si Ina te regarde. Si elle vire les autres meufs, pour que tu sois seul avec elle.

C’est à ton tour de jouer avec le feu, d’ailleurs. Alors t’avance de deux pas, que vos corps se frôlent. Que sa chaleur t’attire et te pique la peau. Et là, tu passes un bras sur le comptoir, tout près d’elle. Le bout de tes doigts effleurant sa hanche – prêt à t’en emparer. « Fallait le dire, que tu voulais déjeuner en tête à tête avec moi. Ça te va pas, de jouer la timide, bébé. » Mais voilà que la blonde est de retour et vu votre proximité, à Ina et toi, elle a de quoi sourciller. Tu pourrais bouger, te redresser, sauf que non. T’es un salaud, après tout. Alors tu souris plutôt à la fille, celle là même qui fronce les sourcils avec un air dégoûté. « Sérieusement? J’ai pas encore mis les voiles, que t’essaies de te réconcilier?! » Tu hausses encore l’épaule – pourquoi pas? Elle a regardé Ina, pour voir? N’importe quel mec serait en train de se trainer a genoux pour la récupérer – toi, tu le ferais. Puis, la blonde – dorénavant engoncé dans une robe trop courte, l’explication du pourquoi elle a terminé dans ton lit d’ailleurs – braque toute son attention sur Ina. À qui tu caresse une hanche, sans réfléchir. « Te laisse pas embobiner, ma pauvre. Tu peux faire BEAUCOUP mieux que ça. » Okay, ça c’est méchant et tu fronces les sourcils à ton tour. Mais! Tu ne mérites certainement pas le regard dédaigneux de la fille, ni le coup d’œil peu impressionné qu’elle vrille sur ton entre-jambe. Comme si elle n’en avait pas redemandé!

Tu ouvres bien la bouche pour te défendre, mais la blonde redresse les mains. Elle ne veut pas entendre – et tu ne sais plus trop ce que tu allais balancer. Non, elle se contente de secouer la tête, comme navrée pour Ina – ce bordel oui! C’est toi la victime! Et dès que la blonde fait claquer la porte de l’appartement, tu attrapes un poignet à Ina. L’agacement gagnant sur l’amusement, cette fois. « Il est vachement trop tôt pour me faire insulter, surtout pour un truc que je n’ai pas fais. T’es vraiment une garce, tu l’sais ça? » que tu grognes, un sourire hésitant au coin de la bouche. « Comme tu m’as pisser sur la jambe, t’vas me cuisiner l’petit dej. » Ouais, tu exiges réparation!
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MessageSujet: Re: perdu&retrouvé xIna   Dim 29 Juil - 9:27

perdu&retrouvé
@luca skjeggestad

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Y a ce sourire béat qu'il lui adresse et dont elle comprend pas la signification. Elle comprend pas non, ce qu'il cherche à faire quand il s'amuse à tripoter la blonde à ses côtés, ce qu'il cherche à réveiller quand ses doigts deviennent trop baladeurs devant son regard inquisiteur. « Ça quoi, Ina ? La bouffe ou le fait que j’ai une vie sexuelle ?  » Et la gamine offre aucune réponse valable hormis un haussement de sourcils un peu dédaigneux – pare qu'en vrai, y a un peu tout qui la dérange à cette heure-ci. Mais surtout le trop plein d'assurance de Luca et le trop plein de confiance de celle qui se colle à lui sans même accorder un tant soit peu d'attention à sa présence. Alors elle se dit que c'est le bon moment pour leur apprendre la décence – mais à sa manière. Et cette méthode se veut offensive, attaquer pour ne pas leur laisser le loisir de continuer leurs caresses suggestives. C'est les crocs qui sont de sortie pour marquer un territoire qu'elle voudrait sien, un souhait bien ancré mais qu'elle s'évertue à cacher sous des couches de sarcasme bien placé. Un désir qu'elle se tue à dissimuler grâce à une histoire bien rôdée, mensonge inventé de toute pièces en quelques secondes. Ca n'a pas demandé un effort très important au niveau de son imagination parce qu'elle a vite trouvé l'inspiration – et ça elle le doit à Luca qui frise de trop près les limites de sa patience. Alors à mesure que la brune s'amuse à cracher son venin, la distance entre eux se fait plus respectable et le spectacle face à elle plus soutenable. Parce que ses petites attentions ne suffisent plus pour la garder près de lui et que la fille s'éloigne sans se faire prier plus longtemps. Faut croire que la scène de ménage a eu l'effet escompté – peut-être un peu trop parce qu'il essaie même pas de venir la contrer. « Tsk, c’pas cool, Ina… » Y a juste cette remarque qu'elle trouve trop faible et qui vient casser son monologue, mais ça ne la perturbe pas plus autant. Au contraire, ça vient même confirmer ce qu'elle veut faire croire à son invitée. Alors elle achève ce petit numéro en la congédiant sèchement, avec cette envie pressante qu'elle remballe ses affaires rapidement. Mais la blonde ne fait rien de sa proposition, elle décide plutôt de se tourner vers Luca dans l'attente d'explications qui tardent à arriver. « Désolé, bambi. C’est pas contre toi, mais si j’ramène personne, elle m’regarde même plus. » Mais visiblement, Bambi ça lui convient pas cette justification, en témoigne sa main qui vient fendre l'air et terminer sur la joue du garçon dans un bruit d'enfer. Et à voir ça, elle tente d'étouffer un rire mais elle y arrive pas alors elle décide de ne pas se retenir. Parce que faut avouer que sa réponse était absurde, voir même ridicule alors cette gifle il ne l'a pas volée, elle en est maintenant persuadée. Tout autant que les insultes qu'il récolte histoire de le terminer un peu plus. Et Ina ça l'amuse, y a pas une once de culpabilité dans ses yeux quand elle remarque la joue un peu trop rouge de Luca et que sa conquête l'abandonne en plein milieu de la cuisine. « T'es vraiment une plaie, toi… » Y a le sourire de la gamine qui fait écho au sien.  « Ah y a plus de doutes maintenant, tu sais comment faut parler aux femmes toi. » Mais ça non plus, elle l'avait pas volé. C'est vrai qu'après tout le pauvre n'avait rien demandé, mais il a réveillé un peu trop tôt son instinct de chienne enragée et en a fait les frais. Mais à crier victoire trop vite elle en oublie que Luca n'a pas encore répliqué – et à force de trop jouer avec le feu elle va finir par se brûler.

Parce que la partie n'est pas encore achevée tandis qu'elle a pratiquement joué tous les atouts dont elle disposait. Et à lui maintenant de dévoiler les siens à mesure que sa main vient frôler le creux de ses reins. Son souffle chaud qui s'échoue contre sa peau, s'infiltre sous le bout de tissu qu'elle porte pour venir faire s'embraser un à un ses organes jusqu'ici encore au repos. « Fallait le dire, que tu voulais déjeuner en tête à tête avec moi. Ça te va pas, de jouer la timide, bébé. » Des mots qui brûlent et sa tête qui hurle, parce qu'elle a l'impression que tous ses neurones sont en train de cramer, de carboniser l'un après l'autre jusqu'à annihiler tout geste sensé. Les tentatives de le repousser qui ne se concrétisent jamais, parce que jamais la distance entre eux ne s'était autant réduite. Et Ina elle est comme tétanisée paralysée face à ce petit jeu qui vient de lui échapper – elle qui d'habitude prend tellement de plaisir à le contrôler. Et contre toute attente c'est Blondie qui vient la sauver. « Sérieusement ? J’ai pas encore mis les voiles, que t’essaies de te réconcilier ?! » Elle avait même pas remarqué qu'elle était revenue, mais elle comprend que y a de quoi halluciner à voir comment les deux se sont rapprochés. Et elle pensait que sa présence allait la délivrer mais en vérité ça n'a que l'effet contraire de celui escompté. Parce que maintenant y a la caresse dans son dos qui l'électrise et qu'elle ne parvient définitivement pas à s'affranchir de son emprise. Elle tente quand même de garder un peu de consistance mais c'est dur parce que y a Luca tout près d'elle, même trop près d'elle, et que ça vient anesthésier tous ses sens. Mais heureusement que y a encore la blonde pour lui donner un temps de répit, histoire de lui accorder du temps pour retrouver ses esprits. « Te laisse pas embobiner, ma pauvre. Tu peux faire BEAUCOUP mieux que ça. » Réplique ultime balancée comme une bombe avant de faire claquer la porte de l'appartement. Ça a le mérite de la faire rire mais Luca a pas l'air du même avis et c'est quand il vient planter ses ongles dans la chair de son poignet qu'elle comprend que ça commence vraiment à l'irriter. « Il est vachement trop tôt pour me faire insulter, surtout pour un truc que je n’ai pas fais. T’es vraiment une garce, tu l’sais ça ? » Et la blonde a su apparemment viser juste parce qu'il ne tente même pas de cacher son égo piqué à vif. Ah, les hommes et ce sujet trop sensible. « Arrête ton cinéma, Luca. C'était juste pour te rappeler que y avait quand même des règles à respecter… et j'pense que ne pas sauter ta copine dans la cuisine devant tes colocataires en fait partie. » Maintenant qu'il a repris ses distances la gamine arrive mieux à respirer, arrive même à retrouver un semblant de répartie. Mais ce qu'elle a oublié de préciser c'est qu'elle tient vraiment à ce que cette règle soit respectée quand c'est elle qui est avec lui. Après tout les autres ça la concernent pas. « Comme tu m’as pissé sur la jambe, t’vas me cuisiner l’petit déj.  » Et cette fois ça ne la dérange pas d'abdiquer, après tout elle crève la dalle elle aussi et que ça serait vraiment inhumain de vouloir en priver quelqu'un. Alors elle s'approche de la cuisinière, attrape le carton d'œufs qui était déjà sorti pour venir lui mettre sous le nez. « J'veux bien faire cuire ça. Mais tu penses pas qu'ça serait plus safe de le désinfecter avant ? J'ai pas envie d'attraper vos cochonneries après tout. » Elle ricane un peu mais n'attend pas pour s'atteler à la tâche. Et alors qu'elle s'affaire à fouiller un peu les armoires, elle ne se déclare pas encore vaincue, refusant de rester sur cette défaite. « Et puis ça va… au fond j'suis sûre qu'elle baisait mal, tu peux le dire si je t'ai rendu un service. Ça te va pas de jouer les timides, bébé. » Réplique qui s'inspire de la sienne alors qu'elle vient de finir de faire cuire les œufs, dont ils se contenteront pour le petit-déj. Elle sépare le tout dans deux assiettes différentes et lui tend la sienne. « Ou alors… qui sait, c'est peut-être toi qui la baisait mal. Après tout elle s'est tirée hyper vite, limite elle m'a remercié. » Y a l'amusement qui se lit dans sa rétine alors qu'elle garde son air pensif. « C'est donc pour ça, Luca ? » (coup d'œil en désignant son entrejambe) « C'est à cause de ça que t'arrive pas à les garder toutes plus d'une semaine ? » C'est les braises qu'elle décide d'attiser, la flamme qu'elle veut raviver. Réussir à le déconcerter, le désemparer comme lui l'a fait quelques minutes plus tôt.

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MessageSujet: Re: perdu&retrouvé xIna   Dim 29 Juil - 14:43



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Même le bonheur m'ennuie, me fatigue. J'me sens plus vieux qu'mon père. Quand je suis moins qu'à deux, j'me perds.
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Tu l’as presque sentit, Luca. Le reflet identique, du désir qui tourbillonne dans ton ventre, mais chez elle. Ina. Une hallucination? T’en doutes. Mais vaut mieux pas s’en approcher. Sauf que t’es un casse cou toi. Plutôt que de foutre la paix à l’ours, tu lui enfonces un baton dans les flancs – pour voir. Pour savoir. Pour vérifier. Jusqu’à ce que blondie revienne et s’emballe, qu’elle te réduise à n’être qu’une mauvaise idée, une sale expérience. Pfeuh. Elle était plus que satisfaite, avant qu’Ina ne vienne foutre la merde. Tu devrais lui en vouloir – tu pourrais, avec un petit effort. Sauf que tu sais pas comment, pas avec elle. Tu joues toujours, quand ça la concerne. Tu fais semblant de t’ennuyer, de la trouver chiante, d’en avoir marre ou encore, de la trouver foutrement agaçante. Mais au fond, c’est pas vrai. Enfin, ouais, ça t’agace qu’elle ait mentit comme ça. L’honnêteté, c’est un principe que t’apprécie – même si parfois, faut le dire, t’es sacrément hypocrite et que tu brodes à mort. Ça t’arrange. Et là, ça ne t’arrange pas.

Seulement, t’es pas réellement faché. Un chouia irrité. Parce que tu vis mal le rejet – qu’il vienne d’une inconnue, ne rend pas l’exercice plus agréable. Mais ça, Ina ne peut pas le comprendre. T’es monsieur sourire, monsieur le tombeur. Ton égo, il est dur entre tes cuisses et surement pas dans ta poitrine, entre quelques côtes. T’es censé avoir peur qu’on se foute de la taille de ta bite, pas de ne pas être assez « bien » pour être apprécié. « Arrête ton cinéma, Luca. C'était juste pour te rappeler que y avait quand même des règles à respecter… et j'pense que ne pas sauter ta copine dans la cuisine devant tes colocataires en fait partie. » Voilà, elle ne pige pas, mais ça aussi, ça te va. Quant à parler de règle, cette fois, t’as un sourire en coin et tu renifles avec amusement. Bon, elle va commencer par te faire à déjeuner hein, mais vous allez y revenir. T’as aucun souvenir d’avoir parler de ça – bon, c’est vrai que normalement, vous évitez quand même de baiser dans les pièces communes, par respect pour les autres. Mais surtout parce que Presnel n’a aucune intention de partagé la vision du cul d’Honey – ça tout le monde l’a compris. Parce que franchement, toi tu vois AUCUN souci à reluquer tes colocs s’envoyer en l’air. De temps en temps, pourquoi pas.
Puis, tu regardes Ina droit dans les yeux – une erreur de ta part – et déjà tu détournes le regard. En fait, non, tu comprends pourquoi vous ne baisez pas les uns devant les autres. T’as aucune envie de la regarder faire ça avec un autre. Pas si t’es pas inclus. C’est con.

« J'veux bien faire cuire ça. Mais tu penses pas qu'ça serait plus safe de le désinfecter avant ? J'ai pas envie d'attraper vos cochonneries après tout. » Ça y est, t’abandonne ton petit jeu de rôle et tu ris – tu sais pas t’en empêcher. « Ouais ouais, fait la cuisine, Ina » que tu grognes avec amusement. Tu pousses même le beurre près d’elle, non pas secouer la tête. Vos cochonneries hein? Tsk. C’est ça qu’elle imagine, quand elle pense à toi nu? Parce qu’elle doit y penser, parfois. Que t’es contaminé? Tu sais pas trop – refuse d’y penser davantage. Parce que ça t’arrange pas. De toute manière, elle s’attèle à la tâche et tu te concentres sur ça. Sur ses gestes. Toi, tu te perches plutôt le cul sur un bout de comptoir. Pour ne rien raté. Pour mieux la reluquer.

Mieux encore, elle reprend la parole – visiblement décidé à te faire la conversation. « Et puis ça va… au fond j'suis sûre qu'elle baisait mal, tu peux le dire si je t'ai rendu un service. Ça te va pas de jouer les timides, bébé. » Elle? Ça, tu ne l’avais pas vu venir et t’hausse un sourcil. Impressionné. Normalement, elle t’enfonce. Elle est contente d’avoir gagné, à ce point? D’avoir viré l’intruse? Ça te fait plaisir, évidemment – à mort même. T’as un sourire fier, là au coin de la bouche. Tu bombes presque le torse – suffit de peu, faut le dire. Puis, elle répète ta ligne et tu ris. Encore. C’est là que tu réalises qu’elle a terminé de faire cuir les œufs – y’a pas de toasts pour aller avec. Pas de bacon. Fuck all. Tu fronces d’ailleurs les sourcils, bien décidé à râler – elle va pas commencer à bâcler le boulot, en plus hein! Seulement, elle te devance en redevant elle-même (aka elle t’enfonce le nez dans la merde, as usual.) « Ou alors… qui sait, c'est peut-être toi qui la baisait mal. Après tout elle s'est tirée hyper vite, limite elle m'a remercié. » C’est sérieux? Tu hausses à nouveau les sourcils – sauf que là, tu ris plus, Luca. Elle joue, bien entendu, le regard pétillant, mais elle t’indique quand même ta marchandise, d’un coup de menton. « C'est donc pour ça, Luca ? C'est à cause de ça que t'arrive pas à les garder toutes plus d'une semaine ? » Eh. Bah. Merde. Elle n’y va pas a moitié, hein.

Suffit.
Tu descend de ton perchoir et repose l’assiette derrière toi – la sienne aussi. T’es toujours pas fâché, Luca. Mais tu sais reconnaître un défi, quand on te le balance à la figure. Et puis, faut pas te mentir, t’as envie qu’elle te force la main. Qu’elle soit coupable. Qu’elle te fournisse des raisons de faire ce que tu crèves d’envie de faire. Ce que tu fais : parce que t’avances jusqu’à elle, la force à reculer contre les armoires. Contre le plan de travail, pres de l’évier. Elle veut jouer avec le feu, la belle pyromane, hein? Alors reste plus qu’à la brûler. « T’insinue quoi, Ina? Que j’sais pas utiliser ma queue? Qu’elle est pas assez grosse, peut-être? » T’as un sourire en coin, mais il est presque inquiétant. Parce que tu la mets au défi. De continuer. De goûter le feu. D’y enfoncer sa jolie main. « Tu sais, si tu voulais la voir autant qu’ça, suffisait d’le demander. J’suis pas prude, ni gêné par la taille d’mon matos. » Et parce que parler, ça ne prouve rien, tu t’écrases doucement à elle. Tu comprimes tes reins aux siens, ose à peine remuer. Parce que ça te brûle déjà le ventre, parce que tu es de roc contre elle. Désir et frustration. Et ta main glisse contre sa taille, tire même sur son t-shirt. Pour lui dénuder les cuisses. Parce que t’es assez gourmand – masochiste que dirais Junior – pour vouloir goûter la chaleur de sa peau contre la tienne. Ton jogging te protège les jambes, mais y’a son ventre. Contre le tien. Un bout. Une lapée de chaleur. Un fer à blanc, qui te marque.

Tu respires plus fort. Plus vite. Elle aussi, tu vois sa poitrine qui s’emballe un peu. Et ça n’aide en rien la situation, tu durcis un peu plus – fait qui t’impressionnes, tien. Comment elle fait ça? Tu la dévisages dans un mélange d’incrédulité, de défi et de désir. Puis, ton pouce lui effleure la hanche et tu déglutis. C’est le moment décisif, faut pas reculer Luca. Alors tu recules – à peine – d’un pas, pour tirer sur le haut de ton pantalon. Pour le faire bailler. Pour lui exposer ce qui vit dessous, ce à quoi, elle insuffle la vie. Dans son foutu t-shirt. Avec son parfum qui t’enivre, qui te saoule davantage que tout l’alcool de la veille. Là, elle voit tout, n’est-ce pas? T’as la voix rauque quand tu l’utilises à nouveau, te penchant légèrement à son oreille, alors qu’elle peut prendre tout son temps à reluquer le contenu de ton pantalon. « J’suis un gentleman, Ina, alors je n’ai aucune intention d’te raconter si elle était bonne au lit ou pas mais… je te rappelle, qu’avant que tu te joignes à nous » et tu le susurres comme si vous étiez sur le point de faire autre chose que de petit déjeuner, évidemment, « elle en réclamait encore. » Tu souris, là, contre son lobe d’oreille. Ta main glisse de sa hanche au creux de son dos et tu refermes la boite de pandore (aka ton froc) de la gauche, pour plutôt tirer sur le haut de sa culotte. Ton index s’enroulant contre l’élastique, là, contre le haut de sa cuisse droite. « Et toi, tu me laisse voir? … Ou t’as peur que je saches que t’es toute mouillée, bébé? » Tu bluffes, t’en as aucune idée, Luca. Mais t’espère.
Tu fantasmes, dans ta cuisine. Sans t’inquiéter des autres. De ton bro ou du couple avec qui vous partagez les lieux. T’as presque oublié que t’es en train de foutre le feu. Qu’Ina est visiblement pas la seule pyromane ici.

Fuck it.
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MessageSujet: Re: perdu&retrouvé xIna   Ven 10 Aoû - 18:43

perdu&retrouvé
@luca skjeggestad

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« Ouais ouais, fais la cuisine, Ina. » C'est une instruction qu'il a pris trop de plaisir à donner, ça se voit au petit sourire niais qu'il ne tente même pas de cacher. Et à un autre moment, une autre heure de la journée ou même le jour précédent, ça se serait passé autrement. Elle se serait pas contentée de juste le réprimander du regard, elle aurait plutôt préféré lui éclater la boite d'œufs à ses pieds puis l'engueuler en balançant tous les arguments féministes à la con qu'elle connaissait. Par simple esprit de contradiction, juste par principe – celui de s'opposer à lui. Et inversement. Une ligne de conduite qu'ils ont tracée au fur et à mesure du temps et qu'ils s'appliquent à suivre en temps normal – même qu'ils y arrivent parfaitement. Mais ce matin déroge un peu à la règle et la gamine ne réplique pas, y a juste ses prunelles noires qui le préviennent de pas trop insister mais elle arrive à se raisonner. Déjà satisfaite d'avoir réussi à virer la meuf de l'appart sans trop de difficulté, y a quand même un sentiment d'échec qui se profile quand elle voit l'effet qu'ça a eu sur Luca, quand elle le voit bomber le torse alors qu'elle aurait voulu qu'il s'en morde les doigts. Faux semblant ou vraie réalité, elle sait pas parce que c'est toujours comme ça. Toujours ces illusions qui permettent de mieux dissimuler la vérité, celle qu'ils s'appliquent à cacher comme pour éviter les dégâts que ça causerait si jamais elle en venait à éclater. Jeu dangereux dont ils préfèrent taire les enjeux, ceux qu'ils ne veulent surtout pas dévoiler à l'autre, question de fierté. Jeu qu'ils ne cessent de relancer, comme si rien de tout ça n'était assez,
comme s'ils en étaient jamais vraiment rassasiés.

Mais visiblement Luca n'a plus très faim quand il repose l'assiette sur le comptoir, celle qu'elle avait pourtant accepté de lui préparer – pour une fois. Elle hausse un sourcil, déjà prête à l'ouvrir pour lui demander de se justifier sur la raison d'un tel refus mais y a le garçon qui la laisse pas parler, ça la déconcentre quand il s'approche de trop près et qu'il la force à reculer. « T’insinues quoi, Ina? Que j’sais pas utiliser ma queue? Qu’elle est pas assez grosse, peut-être?  » Y a le bord du meuble qui s'enfonce au niveau du bas de son dos, c'est aussi brutal que désagréable mais y a pire – c'est la sensation qu'elle a quand les bras de Luca viennent l'encercler de sorte à rendre toute issue inaccessible, tout échappatoire impossible. « Tu sais, si tu voulais la voir autant qu’ça, suffisait d’le demander. J’suis pas prude, ni gêné par la taille d’mon matos. » Y aussi ses mots qui la dérangent, ça la trouble sans qu'elle ne sache trop comment l'expliquer, ça réveille des trucs qu'elle avait jusque-là réussi à étouffer, des tentations qu'elle avait su comment contourner. Et pour ça, suffisait juste d'attirer son attention sur ce qu'elle faisait plutôt que sur ce qu'elle ressentait – c'était elle qui semait les tempêtes d'habitude, pas Luca. Alors forcément, elle apprécie pas la nouvelle distribution des rôles et à sa colonne vertébrale de se raidir quand il la frôle. Mais pourtant, elle bouge pas, Ina, elle se laisse faire quand il parcourt ses hanches de sa main, elle se laisse faire quand il appuie son bassin contre le sien. Elle se laisse faire parce que déjà elle a pas vraiment le choix puis que même si elle l'avait eu en vérité elle bougerait pas. Elle a le feu aux joues, des frissons dans le cou. Y a même un volcan sous son épiderme quand elle sent sa peau contre la sienne, une chaleur qui vient brûler toutes ses artères et réchauffer ce qui s'y cache derrière. Ça crame toutes ses cellules une à une et elle voudrait répliquer
mais elle n'y arrive plus.  

Le silence d'Ina face à l'assurance de Luca. Dès le début, cette assurance tenace, coriace, cette même assurance qu'il conserve alors que ça commence à dérailler. Alors que pour la gamine, c'est une situation qui continue toujours un peu plus de lui échapper. Ouais, ça finit même carrément par dégénérer quand elle peut remarquer que c'est un caleçon qu'il manque au garçon et quand il semble prendre plaisir à lui dévoiler toute son intimité. Alors immédiatement y a sa tête qui se redresse et ses prunelles qui s'accrochent aux siennes pour ne pas lui laisser l'opportunité de croire que son petit jeu ait pu marcher, que sa stratégie ait pu fonctionner.  « J'suis un gentleman, Ina. » Un murmure rauque qui l'électrise quand il vient le souffler près de son oreille, même si elle y croit définitivement pas. Quel genre de gentleman pourrait faire c'que t'as fait, hein Luca ? « Alors je n’ai aucune intention d’te raconter si elle était bonne au lit ou pas mais… je te rappelle, qu’avant que tu te joignes à nous… » C'est à cet instant qu'elle décide de fermer fort fort fort les yeux, dans sa tête y a cette phrase qui résonne et tout ce qu'elle espère c'est que la suite il décide de la taire, parce qu'elle veut pas la connaître, parce que même si elle refuse de l'admettre elle imagine bien bien bien comment ça aurait pu être. « … elle en réclamait encore. Et toi, tu me laisses voir? … ou t’as peur que je saches que t’es toute mouillée, bébé? » Des mots incendiaires et ses lèvres contre son oreille dont elle peut ressentir la chaleur qui s'y infiltre à travers ; des gestes lascifs quand il fait courir sa main le long de son échine et que l'autre glisse doucement sous l'élastique de sa lingerie. Y a son cœur qui loupe un battement quand ses doigts viennent narguer de trop près une zone encore ignorée, c'est un contact rapide mais déjà y a les mains de la gamine qui se crispent autour de ses avant-bras, ongles plantés dans la chair de ses poignets juste pour l'en dissuader. Elle avait décidé de jouer avec le feu mais maintenant la seule chose qu'elle veut c'est fuir le brasier qu'elle avait eu tant de plaisir à faire s'enflammer. Les éclairs dans son regard, elle fait claquer ses mains sur son torse et se retourne afin de se libérer de son emprise. Et la brutalité avec laquelle elle le repousse se veut blessante, elle veut blesser comme lui l'a fait, en témoigne sa fierté écorchée. « T'as cru que tu pouvais me parler comme à une pute que t'as l'habitude de baiser ? » Y a un truc un peu brisé dans sa voix à mesure qu'elle prononce ces mots, tonalité qu'elle n'a pas pourtant pas l'habitude de laisser s'échapper. « T'as vraiment pensé que si j'ai viré la meuf c'était parce que j'voulais la remplacer ? Être la prochaine sur la liste ? Celle qui va bientôt finir par être plus longue que ta queue, si elle l'est pas déjà. » Elle aborde de nouveau le sujet, pente glissante sur laquelle elle vient pourtant de trébucher. Mais c'est parce que dans ces rhétoriques défiantes y a une part amère de vérité, parce que ouais, la dernière chose qu'elle veut c'est bien ça. Être une conquête de plus à afficher, un trophée en plus à exhiber, parce qu'elle comprend pas ce qu'il cherche Luca mais elle est en est persuadée qu'au fond y a un peu d'tout ça. Et ça lui noue l'estomac, y a la colère qui la remue un peu trop de l'intérieur – mais surtout la rancœur. Elle lui en veut d'avoir été trop aventureux, elle lui en veut d'avoir changé les règles du jeu en piétinant un terrain trop périlleux, celui qu'elle ne se contentait que d'évoquer sans jamais l'approcher de trop près. Ça la laisse amère, défaite au gout âpre qui reste bloquée au niveau de sa gorge. Alors elle cherche vite à l'effacer, fouillant frénétiquement les armoires à la recherche d'un verre qu'elle s'empresse de remplir à l'eau du robinet. Et elle s'apprête à le boire mais y a une autre idée qui vient lui traverser l'esprit – et elle ne sait pas dire si c'est juste débile ou un éclair de génie, c'est un constat qui se fera plus tard, qu'elle se dit. Parce que c'est le moment, y a Luca qui se trouve encore à une distance de bras, alors d'un geste rapide elle attrape le haut de son jogging pour le tirer vers elle et venir renverser le contenu du verre dans l'espace qui vient de se faire. « Tiens, en espérant que ce soit une réponse qui te conviendra. J'suis obligée d'aller mettre un pantalon moi aussi ou ça suffira pour te remettre les idées en place ? »

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MessageSujet: Re: perdu&retrouvé xIna   Ven 31 Aoû - 23:40



La place est pleine de vides
Même le bonheur m'ennuie, me fatigue. J'me sens plus vieux qu'mon père. Quand je suis moins qu'à deux, j'me perds.
⋅ ⟐ ⋅ ⟐ ⋅ ⟐ ⋅
Tu déconnes à mort Luca. Franchement, tu devrais avoir honte – un peu du moins – de t’imposer comme ça. De pousser Ina, trop loin, contre les armoires. Contre toi. Mais merde, tu sais pas comment t’en empêcher. Comment combattre l’envie – le foutu désir, qu’elle enflamme dans tes veines. Normalement, c’est pas comme ça. Vous préférez vous balancer des conneries à la gueule. Provoquer l’autre, mais derrière une limite globalement claire. Un trait de craie, un peu brouillé par la pluie et le vent, les pas que vous faites – avant, arrière – mais pas cette fois. T’as dépassé la limite. Tu viens d’y renversé tout une piscine. Il ne reste rien.
T’as peut-être eu tort? Dur à dire, quand elle est contre toi. Quand y’a son parfum qui te fait tourner la tête et sa peau, qui t’appelle. Qui te donne faim.

Ça ne peut, évidemment, pas durer. Alors elle t’enfonces les ongles dans la peau et tu grimaces un peu – mais en fait, t’es pas sur que ça te déplaise. Elle veut pas te griffer le dos et le torse aussi? Les épaules? Eh voilà, en fait, ça te branche à mort tout ça. T’as toujours su que c’était une lionne, Ina.
Mais t’as tort, Luca. Elle a pas envie de jouer, elle veut seulement t’enfoncer les dents dans la gorge et t’arracher la tête. Avec raison, cependant. T’as été trop loin. T’en as vaguement conscience – un peu plus, quand ses paumes claquent contre ton torse, que ton corps recule sous le choc. Sous le rejet, clair. Blessant.

C’est pourtant de ta faute, tu le sais. T’es le principal coupable. Parce que t’as dérangé votre routine, vos règles. Le jeu à changé et elle t’en veut – tu t’en veux, un peu, toi aussi. Pas de l’avoir touché, ça tu peux pas le regretter, ne peux pas l’oublier non plus, mais d’avoir été déplacé. À trop vouloir la provoquer, tu t’es tiré dans le pied, petit con. Ouais.
Tu la dégoûtes presque – oui, t’as encore espoir que c’est dans le jeu et pas la pleine réalité – maintenant qu’elle te regarde. « T'as cru que tu pouvais me parler comme à une pute que t'as l'habitude de baiser ? » Elle a tout faux, pourtant. T’as beau être con, t’es plutôt sympa, après et avant la baise. Pute ou fille sage. C’est con, parce qu’avec elle, tu sais pas comment faire. Comment t’y prendre. Avec elle, tu parles mal et tu lui montres ta bite sans même essayer de rendre ça fun ou coquin. T’es vraiment un con, Luca. Parce que ça te fait mal au ventre, quand sa voix se fêle. Quand y’a cette hésitation dans l’inflexion. Tu t’en veux. « T'as vraiment pensé que si j'ai viré la meuf c'était parce que j'voulais la remplacer ? Être la prochaine sur la liste ? Celle qui va bientôt finir par être plus longue que ta queue, si elle l'est pas déjà. »
T’as vraiment merdé, ducon. C’est pour ça, qu’on ne montre pas sa bite sans une invitation de la part de l’autre…

Bon, faut que tu te sortes de ce merdier et tu secoues un peu la tête, une expression troublée au visage. Y’a un peu de regret dans l’angle de ta mâchoire. Une pincée de douleur dans ton regard. Y’a même un soupçon de culpabilité dans le froncement de tes sourcils. Tu voulais pas mal faire – pas vraiment. Tu ne veux pas qu’elle te déteste – pas réellement, pas entièrement. Elle se détourne déjà de toi et tu sens la panique s’emparer de ton ventre. Y’a ton coeur qui cogne trop fort entre tes côtes. Qui cherche la sortie – ta gorge.
Eh merde.

« C’pas ça, arrête Ina. C’est jamais qu’une queue, j’voulais pas t’foutre mal- » ouais bon, tu devrais fermer ta gueule. Parce qu’elle prend maintenant ta bite pour une plante verte. Qu’elle arrosse sans plus d’hésitation. Ça te surprend, foutrement même que, et tu ouvres la bouche, sans savoir quoi dire. Comment réagir. De un, parce que l’eau est froide. De deux, parce que c’est terriblement inconfortable. De trois, wtf? « Tiens, en espérant que ce soit une réponse qui te conviendra. J'suis obligée d'aller mettre un pantalon moi aussi ou ça suffira pour te remettre les idées en place ? »
Tu cilles, cherchant encore ton souffle – l’eau froide contre un entre-jambe, ça fait parfois ça. Tu respires fort, encore sous le choc. Mais tu refuses de disparaître. Refuse de plier bagage. Pas quand elle te regarde comme ça.

À la place, tu enfonces une main dans ton pantalon. Pour réchauffer ton matos, pour consoler tes burnes, qui cherchent à remonter en toi. « Merde… je… fuck, c’est froid! » Bon, niveau réplique, c’est pas grandiose, mais c’est l’effet secondaire de l’eau froide. Tu grimaces même, un peu. « Ok, ok. J’aurais pas du t’montrer ma queue, j’suis désolé! Mais c’pas une raison pour essayer d’me faire eunuque, tu sais?! Merde... » Tu recules maintenant de quelques pas, question de survie. Parce qu’il fait maintenant froid, près d’elle. La princesse des glaces est de retour, la pyromane oubliée quelque part derrière. Elle a du se tirer avec blondie. « Juré, j’te la montre plus jamais. Soit rassurée et pis, garde ton verre loin de moi… tsk. » Tu pourrais râler, t’en as envie. Par habitude. T’aimerais la menacer de lui rendre la pareille. Lui rappeler que c’est elle, qui a commencé. Que t’avais rien demandé, que tu comptais seulement déjeuner avec la blonde. Que t’as toujours été adorable avec tes conquêtes, peu importe leur sexe ou le temps alloué en leur compagnie. Tu songes à pleurer sur l’injustice de la situation – t’avais rien demandé, Luca! Sauf que tu fermes ta gueule. Parce que t’es bel et bien le con qui lui a exposé son entre-jambe. Parce qu’elle a commencé, mais que t’as boussillé votre jeu. La ligne.
T’es coupable, Luca. Tu mérites qu’on t’arrosse. Qu’on t’insulte. Qu’on ne t’aime pas – mais ça, c’est un peu l’histoire de ta vie. Tu pourrais être triste et tout, mais franchement, c’est pas sexy. T’as pas le temps non plus. Ina, encore moins – elle a assez entendu de connerie.

Tu retires donc ta main de ton froc – il était temps, un peu plus et tu commençais à jouer avec ta flute quoi – et tu récupères plutôt ton assiette. Pour gagner la table. Pour aller bouder, assis sur ton cul. Toujours mouillé – tant pis hein. Elle a fait le petit déjeuner, tu vas pas gaspiller la nourriture. Faut voir si elle, elle a encore envie de manger ici. Dans la même pièce que toi. Mais en attendant, toi tu manges sans la regarder. Tu te concentres sur ton assiette. Et tu boudes, comme un gamin. En fait, tu marmonnes même contre ta fourchette : « bordel, ça commence à chercher la merde, mais ça braille dès que ça commence à coller aux doigts… » Une image fort charmante, quand on essai de manger.
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